L'atelier invisible de Jean-Marie Gleize. Conversation
Sans Cécile ; Gleize Jean-Marie
HERMANN
19,10 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9791037049179
Souvent on ne peut pas savoir pourquoi et comment on écrit.Il semble précisément que c’est parce qu’on ne sait pas qu’on écrit.L’œuvre de l’écrivain Jean-Marie Gleize procède ainsi : elle est comme un atelier de création en espaces multiples, reliés par des fils invisibles.Jean-Marie Gleize élabore depuis les années 1990 et la publication de Léman une œuvre poétique, ou « post poétique », de « prose en proses », littérale, tendue vers le réel, le politique. Ce travail de l’écriture, fort aujourd’hui de plus de cinquante livres, a toujours été mené conjointement à la création critique (de Poésie et figuration, en 1983, à Sorties, en 2014). Professeur à l’École normale supérieure de Lyon, J.-M. Gleize y a fondé le Centre d’études poétiques (1999-2009). Son œuvre est également indissociable de l’écosystème des revues : il a créé la revue Nioques, lieu collectif d’expérimentations, qu’il dirige depuis 1990. Cécile Sans, maîtresse de conférences de l’université d’Aix-Marseille, travaille sur les liens entre édition et création. Son travail poétique est publié par les éditions Série discrète (Le geste d’après, Visible par légende) et en revues. Elle collabore avec Jean-Marie Gleize depuis 2015 au sein du comité de rédaction de Nioques, dont elle assure la coordination éditoriale. Dans ce livre d’entretiens, ils tentent ensemble de traverser le miroir-écriture gleizien, en partie aveugle, allant à la rencontre de cet acharnement à écrire, de cette nécessité absolue de poursuivre.
Nombre de pages
128
Date de parution
27/05/2026
Poids
160g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791037049179
Auteur
Sans Cécile ; Gleize Jean-Marie
Editeur
HERMANN
Largeur
140
Date de parution
20260527
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Depuis Le Geste d'après, la caméra n'a pas cessé d'enregistrer.Elle s'avance dans les friches, là où l'eau est sous les sables (ou dans l'éclatement du récit).Les restes d'une chapelle, deux enfances nouées : invisibles, présentes, définitives.Les prés communaux.1857. [ou : « articulée par leurs gosiers de lèpre. »]Enfance n'est pas un mot, ni un temps, ni des images. Enfance est un vide, un creusement et, surtout, la chance possible d'une grenade à incendie (d'une puissance de déflagration).Légende est une formule chimique, un révélateur photographique, elle troue le papier, elle attaque à l'acide et en silence.Car le silence, plus que jamais, fait partie de la partition.Mais le film reprend et confirme (insiste) : oui, ainsi, »Cécile Sans
Dès ses débuts, la revue L'Ours Blanc a accueilli des textes accompagnés d'interventions graphiques de leurs autrices, lesquelles étaient également des artistes plasticiennes : Joana Blanc (no 5), Chloé Berthet (no 7), Nelly Maurel (no 8). Puis elle a renoué avec cette habitude grâce à Benoît Caudoux (no 40). Le numéro 44 poursuit cette pratique en publiant la partie graphique et textuelle du travail expérimental poursuivi par Cécile Sans et Natacha Muslera à l'occasion d'une résidence qui les a réunies à la villa Daroze, près du port de La Ciotat. Tandis que se déploie dans de brefs textes la réflexion poétique de Cécile Sans, Natacha Muslera compose de la musique et « dessine » des partitions qui font penser à des reliefs montagneux. Dans l'intimité de l'atelier partagé, langage et musique s'échangent ; le poème rencontre la (géo) graphie précise des partitions-paysages. A notre époque où il est devenu courant d'accompagner les lectures d'un habillage musical, le travail conjoint de Natacha Muslera et Cécile Sans affiche d'autres ambitions : interroger la genèse de l'image poétique et, dans un même mouvement, le rapport entre la musicalité et le sens des mots.
Nioques 20 Danser/Écrire. Ce numéro de Nioques n'est pas un numéro sur la danse. Il rassemble des interventions travaillées par la danse, ainsi ou autrement, présence nommée ou présence agissant invisiblement. Comme une danse interne. Le volume s'ouvre et se ferme avec des photographies, de Justin Delareux et Patrick Sainton. Il abrite des textes (dont ceux de Pierre Guéry, Patrick Gaïaudo, Vincent Lafaille, Stéphane Nowak, Dorothée Volut, Jean-Marie Gleize et Cécile Sans, etc.) mais aussi des dessins : poèmes-dessins en notation Laban de Lina Schlageter, carnets de travail, mots et dessins de la chorégraphe Yasmine Hugonnet. Ces déplis singuliers d'un danser/écrire sont également issus de lieux multiples : auteurs (face à la danse ou avec elle, ou contre elle, ou encore en lisière, ?), auteur avec danseur (Emmanuelle Jawad et Laurence Pagès), auteur-danseur (Sacha Steurer, Pauline Le Boulba), danseur écrivant (Jean-Jacques Sanchez)...
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.