Homo Bellator. Pourquoi nous faisons-nous la guerre, partout, tout le temps ?
Tinoco Carlos
HERMANN
22,10 €
Prévente
Sortie prévue le 21 octobre 2026
EAN :9791037049117
À l’heure où nos armes nous donnent les moyens d’éradiquer notre propre espèce, où nos sociétés vacillent, où toutes les institutions (à commencer par l’institution familiale) implosent et apparaissent comme autant de champs de bataille, il est plus que jamais nécessaire de penser l’origine et la fonction de cette violence. Les explications qui renvoient à l’instinct ne sont absolument pas satisfaisantes. Pourtant, même dans les sociétés préagricoles, lorsqu’aucune logique de pillage n’est à l’œuvre, la guerre reste un horizon permanent. Guerre entre les tribus ou les clans, mais aussi guerre entre hommes et femmes. Cette dernière est présente dans un très grand nombre de mythes, comme si l’ordre du monde ne pouvait s’établir que sur la victoire d’un sexe et la reddition de l’autre. Cependant, notre espèce se caractérise aussi par son incroyable capacité à inventer des modes de vie différents, et il existe des sociétés plus pacifiques que d’autres, des champs sociaux plus apaisés. Il est donc difficile d’abandonner l’espoir d’un monde moins violent. L’effondrement que nous vivons donne de nouvelles clés pour approcher une énigme sur laquelle les sciences humaines ont jusqu’ici buté. Le conflit ne défend pas nos identités : il les fabrique, de manière étanche, péremptoire et figée. C’est le procédé le moins coûteux que nous ayons trouvé pour nous définir et coexister, aussi bien entre peuples qu'au sein d'un couple. Savoir comment construire autrement les sociétés comme les relations : voilà la vraie question.
Nombre de pages
470
Date de parution
21/10/2026
Poids
580g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9791037049117
Auteur
Tinoco Carlos
Editeur
HERMANN
Largeur
141
Date de parution
20261021
Nombre de pages
470,00 €
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Prenons un morceau de cire. Il a une couleur, une apparence et une taille distinctes, il est dur et froid. Approchons-le du feu : "sa couleur se change, sa figure se perd, sa grandeur augmente", il devient liquide et chaud. Est-ce bien la même cire qui demeure, alors que tous ses caractères ont été altérés ? Cette expérience fameuse, menée par Descartes dans ses Méditations métaphysiques, met en évidence la duplicité inhérente à la sensation : elle semble être le moyen le plus direct par lequel nous entrons en contact avec le monde extérieur, et pourtant on ne peut nier le caractère changeant des informations qu'elle nous livre. Nos impressions sensibles n'ont de valeur que pour un instant et un individu donnés ; elles ne sont ni universelles ni éternelles. La sensation est l'un des thèmes les plus anciens dans l'histoire de la philosophie. C'est que, malgré ses défaillances, c'est elle qui atteste l'existence d'objets extérieurs et qui, par la richesse des expériences qu'elle procure, me fait véritablement être au monde.
Savoir si l'on est - ou si l'on a un enfant "surdoué", est devenue une préoccupation au coeur de l'éducation, de la société, comme du monde professionnel. Cet essai s'interroge sur la différence entre la pensée "surdouée" et la pensée "normale" : que signifie "être intelligent" ? Pourquoi est-on "surdoué" et ce mot a-t-il vraiment un sens ? Une enquête au coeur de l'intelligence humaine qui offre un nouveau regard sur nous-mêmes, l'école et la société. Un essai au croisement des sciences cognitives et des sciences humaines, qui bouleverse notre vision de l'intelligence. "Une nouvelle lecture d'un phénomène qui fascine." Esther Attias, Le Monde Des Livres.
Biographie de l'auteur Carlos Tinoco est normalien, agrégé de philosophie, enseignant et psychanalyste. À l âge de dix ans, il a intégré l un des premiers centres en France dédiés aux enfants dits « précoces » : Jeunes Vocations artistiques, scientifiques et littéraires. Père de deux enfants, il vit à Paris.
La sensibilité, comprise comme faculté d'un être à accueillir des sensations ou à produire des sentiments, a constitué le c?ur de nombreux débats dans l'histoire de la philosophie. D'importants enjeux épistémologiques, éthiques, anthropologiques, esthétiques, s'y sont articulés au fil de discussions dont les protagonistes portaient les plus grands noms de la tradition : Platon, Aristote, Descartes, Spinoza, Kant ou Hegel, pour ne citer qu'eux. Plutôt qu'un résumé illusoire de ce débat, cette étude constitue une tentative pour comprendre le lien entre l'ensemble des thèmes qui y ont surgi. Quelle est la structure logique commune qui préside aux emplois divers de cette notion et qui en fonde les apories ? Telle est la question que nous avons tenté de résoudre ici.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.