Domaine des englués. Suivi de Six réponses à Jean-Baptiste Para
Sanguinetti Hélène
LETTRE VOLEE
20,00 €
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EAN :9782873174897
Cela ressemble à la lettre-journal d'un être enfermé et libre, parcourant des espaces divers à la fois réels et imaginés, un temps qui s'écoule fatalement rythmé comme nos vies. Qu'est-ce que vivre, qu'est-ce que vieillir ? Dans cette voix narrative d'un masculin usé s'immisce par trois fois la voix du poème, trois « chants ». Comme dans toute l??uvre d'Hélène Sanguinetti, il s'agit toujours d'affirmer qu'au milieu du désastre ? et le désastre désigne autant notre difficulté à nous tenir parmi les autres qu'à nous porter nous-mêmes ? un chant est possible. Chant cassé, aussi lucide que têtu. Englués, mortels et vivants, nous sommes : à nous de chanter jusqu'à la fin. La poésie d'Hélène Sanguinetti suit une trajectoire où s'affirment des ?uvres polymorphes, habitées par toute les expériences littéraires (depuis les contes et les légendes jusqu'aux proses et aux poésies les plus contemporaines), témoin des expériences de vie comme des expériences du corps. L'entretien mené par Jean-Baptiste Para en clôture du livre permet de découvrir comme de l'intérieur le travail qui est mené ici sur ce qu'elle appelle « du » poème, une langue visuelle et sonore, chargée de tout un peuple et de ses voix, « une sorte de matière faite de tout, où on taille, qui sonne, veut danser ».Hélène Sanguinetti, qui écrit de la poésie depuis l'enfance, est née à Marseille en 1951, et vit à Arles. Elle passe sa jeunesse dans la fréquentation continue de la mer, de la poésie et de la peinture. Dit ses poèmes en public et en musique. Fait ses études à l'Université d'Aix, devient professeur de Lettres. Chargée de mission pour la poésie au rectorat de Nancy-Metz en 1983, elle anime de nombreux stages pour les enseignants, ateliers et rencontres, jusqu'en1989. En 1999, Yves di Manno publie, dans sa collection « Poésie/Flammarion », son premier livre. Elle est traduite et publiée en plusieurs langues, notamment en anglais, aux États-Unis, par Ann Cefola. Ses principaux livres sont : De la main gauche, exploratrice (Flammarion,1999) ; D'ici, de ce berceau (Flammarion, 2003) ; Hence this cradle (Seimicity Ed., 2007) ; Alparegho, pareil-à-rien (Comp?Act, 2005, rééd. L'Amandier, 2015) ; Le Héros (Flammarion, 2008) ; Et voici la chanson (L'Amandier, 2012). Vient également de paraître : Le Grand Huit/ Die Achterbahn, « Huit poètes d'Allemagne et de France », en édition bilingue, coédité par le Castor astral et Wallstein Verlag, avec plusieurs extraits de Domaine des englués.
Nombre de pages
170
Date de parution
13/10/2017
Poids
250g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782873174897
Titre
Domaine des englués. Suivi de Six réponses à Jean-Baptiste Para
ISBN
2873174897
Auteur
Sanguinetti Hélène
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
140
Poids
250
Date de parution
20171013
Nombre de pages
170,00 €
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Née à Marseille en 1951, Hélène Sanguinetti vit et travaille à Arles. Elle écrit depuis toujours, mais n'a publié ses textes que très récemment. Son premier ouvrage : De la main gauche, exploratrice est paru en 1999 dans la collection Poésie/Flammarion. Une naissance peut-être aurait eu lieu, dans un pays sans nom : sur ce berceau des fées se seraient penchées, à l'ouverture, et des voix se seraient élevées, vagabondes magiciennes, archaïques intemporelles -voix de s'urs, de passantes, de marmots, d'amants, d'ancêtres... Tour à tour aérienne et scandée, chuchotante ou criée - à l'image de ses strophes qui s'élancent et refluent à l'assaut de la page - la partition d'Hélène Sanguinetti fait alterner une série d'adresses dont la parole monte on ne sait d'où, apostrophant des êtres lumineux et sombres, les yeux tournés sur une mer ou vers un ciel seuls susceptibles de les absoudre, à défaut de les sauver.
Tous les livres sont morts sur les étagères et d'être morts ils tombent, sur le gravier, la Petite S'ur elle avale la poussière venue de là ce jour, elle arrache le flacon, la colline, la pioche tout à côté comme on les garde dans les yeux. La main râpeuse, on les garde des pierres et des pierres. Ce fut leur territoire avec raison, (et de tout laisser grande joie avec des danses), la montagne la mer sont sans tristesse elles sont, sans dents un sourire qui arrondit la bouche le vieux baiser passe sur leurs joues en pleurs le cercle pleure, du soleil revient du soleil s'en va.
Après plusieurs années de silence - ou de retrait - Hélène Sanguinetti nous revient avec Jadis, Poïena (une poème), qui laisse à nouveau place à la lumière après la douleur et le deuil : les voix et les enfants s'éparpillent, les décors et les rues resurgissent, ceux de la vie ordinaire - présente ou passée - mais aussi d'un monde moins tangible, éclairé par l'écriture, que le chant d'Hélène Sanguinetti convoque en une série d'adresses poignantes. A ce poème splendide, polyphonique et brillant comme un sou neuf, vient s'ajouter en miroir le plus ancien texte de l'auteure, cette Fille de Jeanne-Félicie saluée en son temps par René Char et qui compose aujourd'hui avec Jadis, Poïena une sorte de diptyque - ou de pont suspendu d'un bout à l'autre d'une vie.
Comment occupons-nous nos espaces de vie, comment occupons-nous notre temps, que faisons-nous de nos corps ? Liées par l'amitié, et un intérêt partagé pour les utopies féministes, Sally Bonn, Lise Lerichomme et Julia Ramirez-Blanco ont imaginé ensemble à partir de ces questions une exposition, un symposium, un workshop et cet ouvrage collectif. 'Le Foyer de la révolte' s'appuie sur l'imaginaire utopique et féministe lié à nos conditions de travail domestique, de vie "privée" et d'expérimentations sociales. Dans les années 1980, l'historienne de l'architecture Dolores Hayden avait réfléchi à certaines de ces questions dans son ouvrage novateur 'The Grand Domestic Revolution'. Reprenant cette impulsion et l'actualisant, les artistes, chercheur·euses et auteur·ices du 'Foyer de la révolte' inventent des pistes et des formes dessinant des présences possibles et des futurs désirables. Depuis les pensées radicales du XIXe siècle jusqu'aux interrogations contemporaines sur nos manières de vivre, des nourriceries du Familistère de Guise aux squats anarcho-féministes berlinois, des bidonvilles de Nanterre aux habitats collectifs des ZAD contemporaines, nous suivons une ligne sinueuse mais décisive parmi des manières d'être et de faire monde. Par touches successives, les modèles familiaux y sont recomposés, le rapport au travail éclaté, la pensée de l'espace ouverte. L'enjeu de cet ouvrage est de faire apparaître la création artistique dans sa dimension engagée et d'entretenir le feu de ces révoltes. Sous la direction de Sally Bonn, chercheuses en esthétique, Lise Lerichomme, chercheuses en arts plastiques, et Julia Ramirez-Blanco, chercheuses en histoire de l'art, avec les contributions d'Anne Creissels, Keren Detton, Marcelo Expósito, Anaïs Feyeux, Edith Gaillard, Jacopo Galimberti, Anne-Valérie Gasc, Noémie Goddard, Monique Hervo, Clovis Maillet & Louise Hervé, Alex Martinis Roe, Morgane Merteuil, Cynthia Montier, Daniela Ortiz, Frederic Panni, Juan Pro, Ghislaine Vappereau.
Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d'ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d'échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C'est à éclairer cette dimension que s'attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d'aujourd'hui tentent d'en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l'art et études migratoires, cet ouvrage constitue l'une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines. Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d'art. Docteur en esthétique de l'EHESS, il est également diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux, de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l'Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l'auteur d'"Une histoire de l'art d'après Auschwitz" en trois volumes parus à L'Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.