Selon un mythe universel, Lilith serait la première femme, épouse d'Adam avant Eve. Insoumise, rejetant le joug masculin, elle fera l'objet d'une malédiction et devra s'enfuir pour mener une vie errante dans les régions obscures du monde. La tradition antiféministe la transformera en démone assoiffée de sang et de sorcellerie. Dans Le Livre de Lilith, Nohad Salameh s'évertue à dénouer le maléfice lié à ce personnage fabuleux afin de lui restituer sa pureté originelle de guerrière visionnaire. Le chant profond qui émane de ces textes donne la parole à Lilith puis progresse, de femme en femme, à travers douleurs et volupté, à la rencontre des Dames blanches de l'oubli qui sombrèrent dans la folie ou les ténèbres d'Alzheimer. Le Livre de Lilith est celui de toutes les femmes, dédié à Nadja, Camille Claudel et tant d'autres qui dissimulent "une blessure de neige/un balbutiement/entre deux sanglots."
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Nombre de pages
80
Date de parution
19/07/2016
Poids
130g
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EAN
9782375310038
Titre
Le livre de Lilith
Auteur
Salameh Nohad ; Deblé Colette
Editeur
GRAND TETRAS
Largeur
0
Poids
130
Date de parution
20160719
Nombre de pages
80,00 €
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Less Chants de l'avant-songe, ce sont les paroles, les images capturées entre deux eaux dans le clair-obscur demi-sommeil, quand l'esprit se fait metteur en scène de ses propres visions. Le temps, la mort, l'amour, la Terre, constituent les quatre saisons de flexion de ce recueil où le lyrisme le plus frémissant propage une expérience humaine tour à tour douloureuse et comblée. voix brûlante de Nohad Salameh, reconnaissable entre toutes, nous vient du Liban "où les morts marchent au bras des ombres des platanes". Elle exprime la passion, la déchirure du pays, l'exil, la séparition d'êtres chers et le dialogue avec invisible grâce à une écriture à la fois dépouillée et charnelle, nourrie d'images-trouvailles qui ne quittent plus la mémoire du lecteur.
Dans Les Lieux visiteurs, son précédent recueil, Nohad Salameh s'interrogeait sur la nature de l'exil qui condamne l'être à errer sans fin sur les routes du réel ou du songe, impuissant à s'enraciner. L'Orientale écartelée entre deux rives, deux niveaux de vision et de langage, accède ici aux rites du passage, du partage ; elle deviens la Promise, c'est-à-dire une autre terre, insituable et d'autant plus convoitée : la Femme "surgie d'une cité de phares, d'obélisques et de veaux d'or où les roses possèdent leur dynastie". Le souvenir d'un jardin d'Eden dévasté par la guerre hante ces pages riches en couleurs, en parfums, qu'assiège en vain le Couple de l'origine mis à la porte de l'éternité et projeté dans le malaise et la volupté du présent. Livre des portes (dont le drame est peut-être de n'ouvrir que sur la mort), La Promise est aussi celui des fruits immédiats savourés entre désert et désir par la grâce d'une imagerie mémorable : "Presque deux figures éclatées au centre du Désert, nourries du sable rouge des crépuscules, multipliées par les étincelles. - Ainsi nous dévorons-nous jusqu'à l'usure, avec la candeur des loups et la voracité des comètes.
Barreto Ramos Simon ; Migeot François ; Oropeza Jo
Superbe traduction que ce Matarile n'est pas un jeu de Simon Barreto Ramos. Quel texte surprenant, d'une violence inouïe dans l'évocation des scènes, des lieux et des personnages des bidonvilles de Caracas. Quelle plongée dans la misère, la déchéance, la déréliction ! La vision du monde enregistrée dans le cerveau et dans toute la sensibilité d'un enfant fou - fou de douleur, fou de désir et d'abandon - est habitée d'une terreur implacable réellement contagieuse pour le lecteur. L'empathie qui s'exerce dans la lecture vous serre la gorge et vous saisit l'estomac. On est presque par-delà la littérature - dans la transmission immédiate d'une expérience émotionnelle de base. C'est d'une beauté aigüe et déchirante. Claude Louis-Combet.