Less Chants de l'avant-songe, ce sont les paroles, les images capturées entre deux eaux dans le clair-obscur demi-sommeil, quand l'esprit se fait metteur en scène de ses propres visions. Le temps, la mort, l'amour, la Terre, constituent les quatre saisons de flexion de ce recueil où le lyrisme le plus frémissant propage une expérience humaine tour à tour douloureuse et comblée. voix brûlante de Nohad Salameh, reconnaissable entre toutes, nous vient du Liban "où les morts marchent au bras des ombres des platanes". Elle exprime la passion, la déchirure du pays, l'exil, la séparition d'êtres chers et le dialogue avec invisible grâce à une écriture à la fois dépouillée et charnelle, nourrie d'images-trouvailles qui ne quittent plus la mémoire du lecteur.
Nombre de pages
96
Date de parution
03/05/2000
Poids
128g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738421876
Titre
Chants de l'avant-songe
ISBN
2738421873
Auteur
Salameh Nohad
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
128
Date de parution
20000503
Nombre de pages
96,00 €
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Nohad Salameh, l'Orientale écartelée entre deux rives, deux niveaux de vision et de langage, accède ici aux rites du passage, du partage ; elle devient la Promise, c'est-à-dire une autre terre, insituable et d'autant plus convoitée. Le souvenir d'un jardin d'Eden dévasté par la guerre hante ces pages riches en couleurs, en parfums, qu'assiège en vain le Couple de l'origine mis à la porte de l'éternité et projeté dans le malaise et la volupté du présent. Ivre des Portes, La Promise est aussi celui des fruits immédiats savourés entre désert et désir par la grâce d'une imagerie mémorable.
Emily Dickinson, Else Lasker-Schüller, Renée Vivien, Nelly Sachs, Marina Ttsvetaïeva, Edith Södergran, Milena Jesenskà, Annemarie Schwarzenbach, Unica Zürn, Ingeborg Bachmann, Sylvia Plath : onze femmes de génie qui payèrent de leur vie leur parcours intrépide à travers le siècle. Ces insoumises des lettres donnèrent le jour, au plus noir de leur nuit, à des ?uvres destinées à bouleverser le visage de la modernité. Certaines, accablées d'outrages ou d'indifférence, firent le choix de mourir en pleine jeunesse ; d'autres se livrèrent à la drogue, l'alcool, le sexe comme on se jette d'un pont dans la rivière. Toutes eurent en commun le refus, la révolte, la volonté d'exister à l'envers des conventions.Nohad Salameh, née à Baalbek (Liban), est l'une des voix marquantes de la francophonie. De son père, poète de langue arabe, elle a hérité du goût des mots et d'une approche vivante des symboles. Établie à Paris depuis son mariage avec l'écrivain français Marc Alyn en 1989, elle a fait paraître une douzaine de recueils couronnés par le Prix Louise-Labé en 1988 pour L'Autre Écriture, le Grand Prix de Poésie d'automne de la société des gens de lettres en 2007 et le Prix Paul Verlaine de l'Académie française en 2013 pour D'Autres annonciations qui regroupe un choix de ses poèmes (1980-2012). Quant au Livre de Lilith (2016), dédié à Nadja, Camille Claudel et aux « captives d'Alzheimer », il constitue une approche neuve de la condition féminine. En 2014, un Fonds Nohad Salameh a été créé au Liban, au centre patrimonial Phénix de l'université Saint-Esprit de Kaslik. Officier dans l'ordre des Palmes académiques (2002), elle est membre du jury du Prix Louise Labé depuis 1990. Ses poèmes ont été traduits en arabe, espagnol, roumain et serbe.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...