L'histoire du sublime, presque aussi ancienne que la philosophie, concerne, de nos jours, la plupart des disciplines qui la constituent esthétique, politique, éthique, anthropologie. Les philosophes ont d'abord pensé le sublime dans la sphère du discours. Ils ont étendu ensuite son domaine aux différents arts et aux grands phénomènes de la nature,- pour étudier, enfin, son apparition dans diverses formes d'activité humaine, comme les sciences et les techniques. Le sublime confronte la philosophie aux limites de son pouvoir, en vue de la mettre en échec ou de lui permettre d'aller plus loin. Il opère à la fois comme principe de connaissance et comme principe de métamorphose. D'une part, il subvertit les valeurs du beau, du vrai et du bon, d'autre part, il me transcende ou me sublime, au sens très général où la sublimation est dépassement de soi. Le présent livre vise à redonner au sublime la place qu'il mérite dans notre système éducatif et dans nos vies : celle d'une épreuve initiatrice, susceptible d'insuffler la vie à des connaissances qui resteraient sinon formelles et tronquées. Il cherche également à nous orienter vers une science possible du sujet qui prenne en compte la vocation de l'homme à se transcender lui-même.
Nombre de pages
247
Date de parution
28/10/2005
Poids
347g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782843210792
Titre
LE SUBLIME, DE L'ANTIQUITE A NOS JOURS
Auteur
Saint Girons Baldine
Editeur
DESJONQUERES
Largeur
140
Poids
347
Date de parution
20051028
Nombre de pages
247,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Distinct de l'acte artistique, scientifique et discursif, l'acte esthétique joue un rôle essentiel dans la création mais aussi dans la connaissance et le dialogue. Il poétise le monde, le musicalise, le jardine, le chorégraphie... bref, le façonne, en créant des universels d'imagination. Nous sommes tous, à des degrés divers, des acteurs esthétiques qui prenons le risque de nous perdre dans l'altérité à laquelle nous nous exposons et à partir de laquelle nous construisons de nouveaux types de "réels" imprégnés de sensibilité et de savoir. D'un même mouvement, l'acte esthétique sauvegarde le monde, crée un lien substantiel entre les hommes et eprmet d'échapper au double piège du narcissisme et de la mélancolie. Biographie de l'auteur Baldine Saint Girons, professeur de Philosophie dés XVIIe et XVIIIe siècles à l'université Paris X-Nanterre, a récemment publié Les Monstres du sublime. Hugo, le génie et la montagne (2005), Le Sublime de l'Antiquité à nos jours (2005), Les Marges de la nuit. Pour une autre histoire de la peinture (2006).
Mettre en évidence «le pouvoir esthétique», c"est souligner l" intrication des questions de l"esthétique à celles de l" éthique et du politique. Le pouvoir naît d"un vouloir et se heurte à d autres pouvoirs. Sous la diversité des apparences, il concerne la force de l'apparaître, compris en ses trois temps: projet, stratégie, effets. Faut-il plaire, inspirer ou charmer? Rechercher la dignité du beau, la gravité du sublime ou la suavité de la grâce? Parmi les trois figures de la laideur ou du mal, notre adversaire est-il d" abord la difformité qui dissone, la médiocrité qui enlise, ou la violence qui révulse? Le beau peut être médiocre et violent: il ne saurait manquer d"harmonie. De même, le sublime peut être compatible avec la difformité et la violence: il disparaît avec la médiocrité. Et la grâce peut être dépourvue de beauté et d" originalité: la douceur ne saurait lui faire défaut. À chaque combat sa technique: l"imitation des meilleurs, l" invention du nouveau, l"appropriation de traits gracieux. De là des résultats divergents: l" admiration va à ce qui plaît, l"étonnement à ce qui inspire, la gratitude à ce qui charme. Rompre les trois cercles maudits du mépris niveleur, de la médiocrité agressive et de l" envie négatrice, tel est l"enjeu. Dans quelle mesure ces trois grands types de pouvoir esthétique sont-ils exclusifs, chacun des deux autres? Si Burke dégagea, au milieu du XVIIIe siècle, ce qu on peut appeler le dilemme esthétique entre beau et sublime, est-on aujourd hui fondé à parler d" un trilemme esthétique entre beau, sublime et grâce?
Que sont devenus nos champs de bataille ? L'histoire peut-elle s'inscrire dans le paysage et la photographie prise sur le site actuel à date anniversaire, est-elle susceptible d'accéder à un passé révolu ? Andoche Praudel nous le fait croire grâce à un protocole rigoureux qui respecte les données de la géographie et de la chronologie, ces "deux yeux de l'histoire". Valmy, 20 septembre 1792. Mettre en résonance le lieu-dit et la date conduit à incorporer dans le passé un présent hypothétique. "Cela aura été" : le temps choisi n'est pas le passé simple, mais le futur antérieur et sa nécessité présomptive. La photographie n'établit pas de certificats d'existence. Elle fabrique des "trophées": des objets qui mettent en fuite et donnent la victoire (du grec tropaios) et, avant tout, des objets paradoxaux, puisqu'ils sont les emblèmes du vainqueur et du vaincu, du mort et du vif, de l'apparent et de l'inapparent. Armes et drapeaux, cadavres et prisonniers, idoles visibles et invisibles, les trophées attestent la puissance de l'ennemi abattu, tout en renforçant la gloire des conquérants. Ainsi les trophées de guerre font-ils la grandeur ambiguë des cérémonies de triomphe; et les trophées de chasse ne célèbrent pas seulement l'habileté des chasseurs, mais la beauté des victimes. En somme, l'objet de la photographie est moins d'exhumer des restes ou de fixer des traces que d'élever ce qui disparaît au rang de "trophée" et de lui conférer un pouvoir inédit. Son génie propre est d'imposer une attitude nouvelle à l'égard des indices et de faire triompher une forme de témoignage original, dont la nécessité, proprement esthétique, passe par des yeux de chair. Sans fournir de preuves matérielles, la photographie réussit à rendre l'histoire vivante: elle nous force à réfléchir sur l'événement et sur les nouveaux partages qu'il instaure.
La découverte du rhum a suivi celle de l'Amérique. Dès le XVIe siècle, les Espagnols, les Portugais puis les Français et les Anglais découvrent la possibilité d'obtenir à partir du jus de canne une boisson fortement alcoolisée. D'abord réservé à l'usage des Nègres, des boucaniers et de tous les rustres qui écument le Nouveau Monde, le rhum va connaître un succès grandissant, surtout en Europe et en Amérique. L'évolution de la production reste très liée aux bouleversements coloniaux.
Tel un prisme réfractant sa pensée et sa production ultérieures, les ?uvres de jeunesse de madame de Staël présentent à la fois des essais théoriques et de brefs romans. Parmi les premiers, les lettres sur les ouvrages et le caractère de Jean-Jacques Rousseau révèlent ses opinions philosophiques. Admiratrice du penseur genevois, elle établit avec lui un dialogue critique d'un genre nouveau, soumettant une à une les ?uvres du romancier-philosophe, et au premier chef les confessions, à une analyse pénétrante. L'essai sur les fictions résume quant à lui ses conceptions esthétiques en matière littéraire : elle privilégie " la seule peinture des mouvements du c'ur ", à l'instar de Rousseau, Fielding et Richardson. Loin de s'en tenir à ses théories, la fille de Necker les applique : elle n'avait pas vingt ans qu'elle avait déjà écrit ses nouvelles. Les principales se déroulent dans le cadre pré-romantique de lointains exotiques. Partout, dans ces récits tragiques d'aventure, de passion et de sacrifice, les héroïnes tombent, innocentes victimes d'un monde d'hommes qu'elles surmontent cependant grâce à leur grandeur d'âme. Dans ces premières ?uvres, c'est tout l'art et la pensée de l'inspiratrice de romantisme français qui déjà se révèle.