
L'acte esthétique. Cinq réels, cinq risques de se perdre
Distinct de l'acte artistique, scientifique et discursif, l'acte esthétique joue un rôle essentiel dans la création mais aussi dans la connaissance et le dialogue. Il poétise le monde, le musicalise, le jardine, le chorégraphie... bref, le façonne, en créant des universels d'imagination. Nous sommes tous, à des degrés divers, des acteurs esthétiques qui prenons le risque de nous perdre dans l'altérité à laquelle nous nous exposons et à partir de laquelle nous construisons de nouveaux types de "réels" imprégnés de sensibilité et de savoir. D'un même mouvement, l'acte esthétique sauvegarde le monde, crée un lien substantiel entre les hommes et eprmet d'échapper au double piège du narcissisme et de la mélancolie. Biographie de l'auteur Baldine Saint Girons, professeur de Philosophie dés XVIIe et XVIIIe siècles à l'université Paris X-Nanterre, a récemment publié Les Monstres du sublime. Hugo, le génie et la montagne (2005), Le Sublime de l'Antiquité à nos jours (2005), Les Marges de la nuit. Pour une autre histoire de la peinture (2006).
| Nombre de pages | 210 |
|---|---|
| Date de parution | 18/01/2008 |
| Poids | 256g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782252036624 |
|---|---|
| Titre | L'acte esthétique. Cinq réels, cinq risques de se perdre |
| Auteur | Saint Girons Baldine |
| Editeur | KLINCKSIECK |
| Largeur | 135 |
| Poids | 256 |
| Date de parution | 20080118 |
| Nombre de pages | 210,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les Monstres du sublime. Victor Hugo, le génie et la montagne
Saint Girons BaldineEn septembre 1839, Victor Hugo envoya à sa femme, Adèle, deux longues lettres dans lesquelles il décrivit, de façon particulièrement inspirée, ce qu'il appelait " ma grande ascension du Rigi ", une montagne dont l'escalade était pourtant, de son propre aveu, " la prouesse de tout le monde ". Pourquoi n'inséra-t-il pas ce récit dans Le Rhin publié en 1842, à l'instar d'autres lettres écrites dans les mêmes conditions ? Et pourquoi la montagne se montre-t-elle omniprésente dans son œuvre non seulement littéraire, mais graphique et picturale ? L'enquête s'oriente dans quatre directions : elle vise à découvrir les raisons qui incitent Victor Hugo à changer d'aiguillage mental, en alternant écriture et dessin ; elle examine dans quelle mesure il est un des précurseurs de la peinture moderne ; elle étudie les sept métamorphoses qu'il s'impose pour s'identifier à la montagne et elle recherche le rôle que joua la présence possible de Juliette Drouet, sa maîtresse. De la sorte apparaît l'originalité de la conception que Victor Hugo se forme du génie : celui-ci a la facticité d'une montagne. Nous pouvons, certes, le contourner, mais il s'impose dans le paysage et nous domine. C'est un monstre du sublime, au sens où il " monstre " le sublime, le reflète et le chosifie.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER45,64 € -

Le pouvoir esthétique
Saint Girons BaldineMettre en évidence «le pouvoir esthétique», c"est souligner l" intrication des questions de l"esthétique à celles de l" éthique et du politique. Le pouvoir naît d"un vouloir et se heurte à d autres pouvoirs. Sous la diversité des apparences, il concerne la force de l'apparaître, compris en ses trois temps: projet, stratégie, effets. Faut-il plaire, inspirer ou charmer? Rechercher la dignité du beau, la gravité du sublime ou la suavité de la grâce? Parmi les trois figures de la laideur ou du mal, notre adversaire est-il d" abord la difformité qui dissone, la médiocrité qui enlise, ou la violence qui révulse? Le beau peut être médiocre et violent: il ne saurait manquer d"harmonie. De même, le sublime peut être compatible avec la difformité et la violence: il disparaît avec la médiocrité. Et la grâce peut être dépourvue de beauté et d" originalité: la douceur ne saurait lui faire défaut. À chaque combat sa technique: l"imitation des meilleurs, l" invention du nouveau, l"appropriation de traits gracieux. De là des résultats divergents: l" admiration va à ce qui plaît, l"étonnement à ce qui inspire, la gratitude à ce qui charme. Rompre les trois cercles maudits du mépris niveleur, de la médiocrité agressive et de l" envie négatrice, tel est l"enjeu. Dans quelle mesure ces trois grands types de pouvoir esthétique sont-ils exclusifs, chacun des deux autres? Si Burke dégagea, au milieu du XVIIIe siècle, ce qu on peut appeler le dilemme esthétique entre beau et sublime, est-on aujourd hui fondé à parler d" un trilemme esthétique entre beau, sublime et grâce?Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,20 € -

Les champs de bataille d'Andoche Praudel. De la photographie comme art des trophées
Saint Girons BaldineRésumé : Que sont devenus nos champs de bataille ? L'histoire peut-elle s'inscrire dans le paysage et la photographie prise sur le site actuel à date anniversaire, est-elle susceptible d'accéder à un passé révolu ? Andoche Praudel nous le fait croire grâce à un protocole rigoureux qui respecte les données de la géographie et de la chronologie, ces "deux yeux de l'histoire". Valmy, 20 septembre 1792. Mettre en résonance le lieu-dit et la date conduit à incorporer dans le passé un présent hypothétique. "Cela aura été" : le temps choisi n'est pas le passé simple, mais le futur antérieur et sa nécessité présomptive. La photographie n'établit pas de certificats d'existence. Elle fabrique des "trophées": des objets qui mettent en fuite et donnent la victoire (du grec tropaios) et, avant tout, des objets paradoxaux, puisqu'ils sont les emblèmes du vainqueur et du vaincu, du mort et du vif, de l'apparent et de l'inapparent. Armes et drapeaux, cadavres et prisonniers, idoles visibles et invisibles, les trophées attestent la puissance de l'ennemi abattu, tout en renforçant la gloire des conquérants. Ainsi les trophées de guerre font-ils la grandeur ambiguë des cérémonies de triomphe; et les trophées de chasse ne célèbrent pas seulement l'habileté des chasseurs, mais la beauté des victimes. En somme, l'objet de la photographie est moins d'exhumer des restes ou de fixer des traces que d'élever ce qui disparaît au rang de "trophée" et de lui conférer un pouvoir inédit. Son génie propre est d'imposer une attitude nouvelle à l'égard des indices et de faire triompher une forme de témoignage original, dont la nécessité, proprement esthétique, passe par des yeux de chair. Sans fournir de preuves matérielles, la photographie réussit à rendre l'histoire vivante: elle nous force à réfléchir sur l'événement et sur les nouveaux partages qu'il instaure.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER24,99 € -

Les Marges de la nuit. Pour une autre histoire de la peinture
Saint Girons BaldineContrairement à certaines idées reçues, la nuit ne fait pas de nous des aveugles, n'est pas la simple absence du jour et n'occupe pas une position anecdotique dans la peinture. Elle ouvre d'abord une vision marginale, invente un chromatisme inédit et favorise, par les rêves et les fantasmes, une véritable " voyance " intérieure et imaginative. C'est ensuite une véritable puissance qui ne se contente pas de modifier les conditions d'exercice de notre vision, mais nous fait tressaillir et vibrer de concert avec elle. La nuit renverse, enfin, l'idée du " tableau " et rapatrie ce qui est localement vu dans l'immensité qui l'englobe. Une autre histoire de la peinture est possible à partir d'elle : une histoire délivrée du souci premier de la figurativité et de la perspective. Mais s'interroger sur ce que fait la peinture est inévitablement s'interroger sur ce que fait la pensée. La nuit nous rend spontanément métaphysiciens en s'imposant paradoxalement à la fois comme principe de réalité et comme principe de fiction : présence tactile qui nous pénètre et présence fantastique qui déploie songes et illusions. Pourvoyeuse d'espaces, la nuit se déplace entre les extrêmes du ciel et des Enfers, du perceptible et de l'imperceptible. Accepter alors de nous y perdre et d'aller à sa rencontre, c'est aussi tenter d'assumer notre destinée, individuelle et collective.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER46,00 €
Du même éditeur
-

L'oubli du labeur. Arendt et les théories féministes du travail
Genel KatiaSoin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.EN STOCKCOMMANDER29,00 € -

Le passage de Jan van Eyck. Le portrait des Arnolfini et quelques réflexions sur l'histoire de l'art
Lecoq Anne-MarieAcquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.EN STOCKCOMMANDER25,90 € -

Chroniques de la vie rurale. Journal d'une naturaliste américaine
Fenimore Cooper Susan ; Audubon Jean-Jacques ; WilPrécédant Thoreau de quelques années, Chroniques de la vie rurale s'impose comme l'un des jalons fondateurs du naturalisme littéraire américain. Dans ce journal publié en 1851, jusqu'alors inédit en français, Susan Fenimore Cooper raconte la vie d'un village de l'Etat de New York au fil des saisons. Entre carnet de terrain et journal intime, sa prose lumineuse, jamais naïve, dit la beauté du détail et la fragilité des équilibres naturels. Fille du romancier James Fenimore Cooper, dont elle accompagna l'oeuvre et assura la postérité, Susan écrit avec la discrétion d'une sentinelle ou d'une veilleuse. Elle tisse une langue limpide et habitée, attentive à chaque nuance du paysage, à chaque oiseau, à chaque usage d'un monde rural aujourd'hui disparu. A la rigueur scientifique de ses observations répond une sensibilité poétique, qui fait de ce texte un manifeste d'écoute et de lenteur, à rebours de l'accélération contemporaine. Cette première traduction française, réalisée par Faustine Galicia, est illustrée de planches issues des Oiseaux d'Amérique de Jean-Jacques Audubon et préfacée par l'écrivaine Audrée Wilhelmy, qui, nichée dans la forêt québécoise, l'évoque en soeur : "Chroniques de la vie rurale est une leçon d'écoute : une conversation muette entre le monde extérieur et le monde intérieur. C'est dans cette correspondance subtile entre les saisons du paysage et celles de l'esprit que se forge, je crois, l'acte d'écrire".EN STOCKCOMMANDER25,50 € -

La fantaisie dans les récits pour la jeunesse en Grande-Bretagne de 1918 à 1968
Chassagnol MoniqueSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER20,00 €
