Histoire, Monde et Cultures religieuses N° 28, Décembre 2013 : D'une croyance à l'autre, le cas de l
Saaïdia Oissila
KARTHALA
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EAN :9782811111052
Le Dossier D'une croyance à l'autre, le cas de l'islam Dirigé par Oissila Saaïdia aves les contributions de Mohamed-Chérif Ferjani, Katia Boissevain, Macoumba Diop, Frédérique Louveau, Lionel Obadia, Mustapha Oukacha, Bernard Botiveau. Les bouleversements qui ont touché une partie du monde arabe incitent à dépasser des discours qui insistent sur une exception musulmane caractérisée par l'immobilisme des croyants et des adhésions religieuses. De cette exigence est issu le projet de constituer un dossier initialement intitulé « Sortir d'une religion : le cas de l'islam ». Mais une rencontre scientifique, organisée à Tunis en avril 2013 avec l'Institut de recherche sur le Maghreb contemporain de Tunis, a conduit à une approche plus équilibrée dont témoigne le titre finalement retenu. La qualification de « sortie » de l'islam ne rendait pas compte d'expériences où les intéressés continuent à se vouloir solidaires de leur communauté croyante d'origine. La focalisation exclusive sur les cas de conversion hors de l'islam, généralement au profit du protestantisme évangélique, risque par ailleurs de faire passer au second plan la circulation des croyants au sein même de l'islam, notamment entre sunnisme et chiisme. Les croyants bougent, en islam comme dans les autres religions. Il est temps de dépasser le procès d'un islam virtuel qui serait irréconciliable avec la liberté religieuse et d'observer comment les choses se passent sur le terrain, au sein de sociétés, en majorité musulmanes. Varia Prosélytisme et/ou da'wa. Réflexions sur le cas de l'islam, par Mohamed - Sghir Janjar. Chroniques Programmes de l'Iserl (Lyon), du Gremmo (Lyon) et de l'Iremmo (Paris). L'islam en ses langues : exigences du sacré et nécessités du profane, Institut d'études de l'islam et des sociétés du monde musulman. Colloque international du Crédic , Autonomie et autochtonie des Églises, Yaoundé 26-30 août 2013. Lectures À propos des changements en cours dans les sociétés musulmanes : orientations bibliographiques. Ouvrages récents publiés par Shereen El Feki, Bernard Heyberger et Rémy Madinier (dir.), Christophe Pons (dir.), Chantal Verdeil (dir.), Anne-Laure Zwilling (dir.)
Nombre de pages
174
Date de parution
03/02/2014
Poids
300g
Largeur
160mm
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EAN
9782811111052
Auteur
Saaïdia Oissila
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20140203
Nombre de pages
174,00 €
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Le dimanche 22 mars 2020, le confinement entre en vigueur en Tunisie ; le lundi 4 mai, la phase du déconfinement débute. Entre ces deux dates, la société tunisienne a vécu une expérience unique, à l'instar d'autres pays à travers le monde. C'est dans ce contexte que des chercheurs en sciences humaines et sociales (SHS), de l'Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC / USR 3077, CNRS), se lancent dans un projet inédit, celui de réfléchir ensemble sur les incidences sociétales de cette crise dont ils sont partie prenante car ils vivent en Tunisie. Ce livre collectif est un document unique sur la vie au temps du coronavirus car il a été rédigé par dix chercheurs de différentes disciplines, à partir d'un même objet, dans un laps de temps identique et depuis un même lieu géographique. Cet ouvrage ? le premier en SHS sur le Covid-19 publié par des universitaires francophones ? livre des clés de lecture pour saisir la complexité d'un événement protéiforme et d'ampleur planétaire
Sait-on que, dès la fin du XIXe, le voile est au coeur des débats dans les sociétés musulmanes avant de l'être, un siècle plus tard, en Europe ? Dans cet ouvrage l'auteur se propose de repenser la chronologie et la géographie de ce sujet très prégnant dans une perspective historique dépassionnée. On l'oublie trop souvent, les " affaires de voile " ne commencent pas à Creil en 1989 mais en Orient dès la fin du XIXe siècle. L'ouvrage propose de retracer une histoire du voile, mot utilisé entre la fin du XIXe et les années 1980, devenu foulard islamique dans les années 1990 jusqu'au début des années 2000, puis redevenu voile islamique et entré en concurrence, entre 2009-2011 avec le niqab et la burqa. Le foulard/voile est un objet pluriel, aux significations multiples qui varient dans le temps et le lieu, mais surtout, selon les femmes qui le portent. La prise en compte de tous ces paramètres laisse à voir des lectures diverses. C'est pourquoi, ce livre n'entend pas se prononcer sur le caractère licite/religieux/obligatoire ou illicite/culturel/non obligatoire, car ce n'est pas le point de vue retenu. Le fil directeur est historique : comment, en fonction des époques, des lieux, des milieux, de la situation politique, sociale, économique, etc. , mais aussi, à partir du point de vue des principales intéressées : les femmes voilées, et l'Iran aujourd'hui nous en offre le meilleur exemple, le voile a-t-il été porté et quels sont les débats qu'il a suscités ?
La question de la colonisation est redevenue un enjeu d'actualité et l'objet d'une demande sociale. Les controverses actuelles s'inscrivent dans des continuités qui expliquent souvent leur acuité, sans qu'il soit nécessaire d'aller chercher des "vérités cachées". Par delà les polémiques du moment, l'ouvrage propose de suivre l'élaboration de cette histoire des relations contemporaines entre la France et les mondes extra- européens. Colonisation, impérialisme, fait colonial, etc: la multiplicité des expressions atteste de l'évolution et du pluralisme des discours sur ce passé récent, complexe tant dans son vécu que dans son écriture. C'est de cette diversité que le livre entend rendre compte, selon une approche spécifique qui est celle de l'historiographie. Il a l'originalité de faire croiser deux champs de la recherche que sont l'histoire de l'art et l'histoire, ce qui fait ressortir de manière particulièrement significative les constructions mentales mises en jeu. Il ne se contente pas, comme trop souvent, de décrire les imaginaires pour eux-mêmes, il veut montrer comment ces imaginaires conditionnent la réalité, et ce jusqu'à aujourd'hui. En retraçant l'évolution de la production scientifique sur ces questions, il permet de mettre en cause les concepts hérités de problématiques dépassées et il ouvre des perspectives vers de nouvelles pistes de recherche. L'approche choisie est plus globale que locale: non pas une multiplication d'études de cas, mais plutôt une réflexion sur des notions évolutives dans le temps et l'espace. On trouvera ici les hases intellectuelles d'un bilan de la recherche sur ce domaine controversé.
Une vingtaine d'auteurs sont réunis dans ce livre pour rendre hommage à l'historien Claude Prudhomme. Leurs textes dessinent le paysage nouveau des missions à l'époque contemporaine. Plus que tout autre, écrit Denis Pelletier, Claude Prudhomme a contribué à renouveler les méthodes et les perspectives de ce champ qui a longtemps peiné à se démarquer des études de missiologie, où l'histoire s'ordonnait à un projet croyant. A partir des années 1960, l'entreprise missionnaire est progressivement devenue un objet d'étude pour les historiens. Cette entrée dans l'espace universitaire s'est opérée avec les outils des sciences humaines, en lien avec une approche critique des cultures et de leur rencontre. La décennie 1970 a été décisive à ce point de vue pour l'intégration des missions dans l'histoire religieuse académique. Le choc de la décolonisation surmonté et l'autonomie des Eglises locales affirmée, les congrégations missionnaires détentrices des fonds documentaires les plus importants amorcent alors une ouverture aux chercheurs. Les archivistes de sociétés telles que les Missions étrangères de Paris, les lazaristes, les spiritains, les Pères Blancs, les Missions africaines de Lyon... vont jouer un rôle majeur en fournissant les matériaux de cette historiographie nouvelle. C'est autour de trois grandes thématiques que l'ouvrage a été pensé dans une perspective transdisciplinaire. Les auteurs de la mission sont l'objet d'une première partie qui les montre " en action ". Dans un deuxième temps, il est rappelé que les missionnaires, en particulier à partir de la Première Guerre mondiale, n'ont pas pu se soustraire à la dimension politique qui culminera avec l'affirmation des nationalismes. Plus réflexive, une troisième partie aborde des sujets tels que la missiologie ou science des missions, le rôle de la presse et de la bande dessinée, la place de l'architecture. L'ouvrage s'achève sur le témoignage de proches et sur la postface de Jean-Dominique Durand. Le lecteur y découvrira les engagements multiples de Claude Prudhomme, en particulier auprès des jeunes chercheurs.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.