Vivre au temps du COVID-19. Chroniques de confinement : regards de chercheurs depuis la Tunisie
Saaïdia Oissila
NIRVANA
20,00 €
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EAN :9789938530421
Le dimanche 22 mars 2020, le confinement entre en vigueur en Tunisie ; le lundi 4 mai, la phase du déconfinement débute. Entre ces deux dates, la société tunisienne a vécu une expérience unique, à l'instar d'autres pays à travers le monde. C'est dans ce contexte que des chercheurs en sciences humaines et sociales (SHS), de l'Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC / USR 3077, CNRS), se lancent dans un projet inédit, celui de réfléchir ensemble sur les incidences sociétales de cette crise dont ils sont partie prenante car ils vivent en Tunisie. Ce livre collectif est un document unique sur la vie au temps du coronavirus car il a été rédigé par dix chercheurs de différentes disciplines, à partir d'un même objet, dans un laps de temps identique et depuis un même lieu géographique. Cet ouvrage le premier en SHS sur le Covid-19 publié par des universitaires francophones livre des clés de lecture pour saisir la complexité d'un événement protéiforme et d'ampleur planétaire
Nombre de pages
192
Date de parution
01/06/2020
Poids
260g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9789938530421
Titre
Vivre au temps du COVID-19. Chroniques de confinement : regards de chercheurs depuis la Tunisie
Auteur
Saaïdia Oissila
Editeur
NIRVANA
Largeur
150
Poids
260
Date de parution
20200601
Nombre de pages
192,00 €
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Sait-on que, dès la fin du XIXe, le voile est au coeur des débats dans les sociétés musulmanes avant de l'être, un siècle plus tard, en Europe ? Dans cet ouvrage l'auteur se propose de repenser la chronologie et la géographie de ce sujet très prégnant dans une perspective historique dépassionnée. On l'oublie trop souvent, les " affaires de voile " ne commencent pas à Creil en 1989 mais en Orient dès la fin du XIXe siècle. L'ouvrage propose de retracer une histoire du voile, mot utilisé entre la fin du XIXe et les années 1980, devenu foulard islamique dans les années 1990 jusqu'au début des années 2000, puis redevenu voile islamique et entré en concurrence, entre 2009-2011 avec le niqab et la burqa. Le foulard/voile est un objet pluriel, aux significations multiples qui varient dans le temps et le lieu, mais surtout, selon les femmes qui le portent. La prise en compte de tous ces paramètres laisse à voir des lectures diverses. C'est pourquoi, ce livre n'entend pas se prononcer sur le caractère licite/religieux/obligatoire ou illicite/culturel/non obligatoire, car ce n'est pas le point de vue retenu. Le fil directeur est historique : comment, en fonction des époques, des lieux, des milieux, de la situation politique, sociale, économique, etc. , mais aussi, à partir du point de vue des principales intéressées : les femmes voilées, et l'Iran aujourd'hui nous en offre le meilleur exemple, le voile a-t-il été porté et quels sont les débats qu'il a suscités ?
Résumé : Au cours du XIXe siècle, catholicisme et islam deviennent les deux religions majoritaires en Algérie. Catholicisme d'importation d'un côté, islam pluriséculaire de l'autre. Comment la France a-t-elle procédé dans ses relations avec les deux cultes ? Et que nous disent ces relations de la réalité coloniale ? Oissila Saaïdia retrace les étapes qui ont conduit à "l'invention du culte musulman" : lieux spécifiques et desservants institutionnels vont ainsi former les bases du culte. Quant au catholicisme, il apparaît comme l'un des piliers de l'ordre colonial. Mais les tensions ne vont pas tarder à surgir entre une Eglise hostile à la République anticléricale et des musulmans tolérant de moins en moins l'"obsession sécuritaire" de la France. C'est dans ce contexte de mise sous tutelle des cultes que la loi de séparation de 1905 va donner, pour la première fois, un cadre légal à l'islam. Conçue pour la métropole, cette loi est censée inaugurer un nouveau type de relations entre l'Etat et les cultes dans la mesure où elle stipule que la République ne reconnaît ni ne subventionne aucun d'entre eux. En théorie, toutes les confessions sont placées à la même enseigne républicaine. Dans la réalité, les choses seront bien différentes...
Pendant près de 130 ans, l'Eglise catholique en Algérie participe au système colonial au point d'en devenir l'un des piliers. Les Français importent une religion qui marque le territoire avec ses églises, le son des cloches, les processions... Un nouvel environnement sonore et visuel s'impose aux colonisés. Parallèlement, les Algériens font l'expérience de la ségrégation légale, sociale et culturelle. Que reste-t-il de cette Eglise qui s'est posée en héritière de la prestigieuse Eglise d'Afrique, celle des Augustin, Cyprien ou encore Tertullien ? A partir d'archives privées et publiques, mais aussi de la presse et d'une riche bibliographie, Oissila Saaidia retrace l'histoire du catholicisme en Algérie de 1830 à nos jours. Au fil du temps, l'infrastructure paroissiale se met en place, les écoles se construisent, les pèlerinages voient le jour alors que le faste des célébrations liturgiques entend rappeler la supériorité de la Croix sur le Croissant. Puis, 1962 : comment se situer dans l'Algérie algérienne et musulmane ? De l'euphorie de l'indépendance aux lendemains de la décennie noire, des espoirs des années 1960 aux inquiétudes devant un avenir incertain, un nouveau chapitre de l'histoire de l'Eglise en Algérie continue de s'écrire. Près de vingt-cinq ans après ses premiers travaux sur le catholicisme en Algérie, Oissila Saaidia livre la première synthèse sur cette histoire partagée, sans en occulter les ambiguïtés et les contradictions.
Ce contre-portrait de Jugurtha que nous offrons dans ce roman se veut avant tout l'illustration d'une éthique de conviction contre l'arbitraire de l'Histoire et des intérêts particuliers.
Cet ouvrage vient apporter une pierre à l'édifice qu'il faut ériger pour répondre aux défis que rencontrent la sociologie et les sciences sociales au Maghreb face aux mutations de ces sociétés. Certes, après la révolution de 2010-2011 en Tunisie, la sociologie s'est libérée de la tutelle de l'Etat et les enquêtes empiriques dans différents domaines se sont multipliées, sur les jeunes, les femmes, les espaces publics, les mouvements sociaux, la justice sociale, etc. , mais, les élaborations théoriques demeurent parfois insuffisantes, sinon absentes ! Or pour la sociologie comme pour les autres disciplines des sciences sociales, nous avons besoin de grilles d'analyse et de problématiques théoriques bien ancrées. A cet égard, la sociologie pragmatique peut nous fournir certains appuis théoriques et conceptuels pour l'étude des sociétés maghrébines.
Les partis sont-ils les acteurs essentiels des transitions démocratiques ou bien plutôt des obstacles à leur réalisation ? Question qu'on ne peut éviter, qui montre les dilemmes du rôle des partis au sortir de l'autoritarisme. Les partis sont certes des outils de la démocratie, mais comment peuvent-ils dans une phase de transition construire la démocratie alors qu'ils sont eux-mêmes et simultanément en voie de construction ? Il est vrai que les transitions démocratiques peuvent se faire par des institutions, mêmes improvisées, (gouvernements, instances, organes, commissions provisoires), par des leaders politiques (Mandela, De Klerk, Gorbatchev), mais elles peuvent se faire aussi par des partis politiques, acteurs incontournables du jeu démocratique et pluraliste.