Dans une ville d'Orient qui le saisit et l'entraîne bien au-delà de l'exotisme galvaudé qu'il redoutait, un homme rencontre une femme, et l'amour qui les surprend alors menace de tout emporter. Secrètement, il l'appelle Nur, qui en allemand signifie "seulement" et se prononce Nour - un nom qui veut dire "lumière" en arabe. Seulement elle, seulement eux, seulement leurs corps et si peu de mots, seulement quelques jours, seulement ça. Seulement l'éblouissement d'une rencontre, un embrasement, un avenir bouleversé. Dans une chambre, au coeur d'une ville ravagée par la guerre, ils vivent intensément chaque instant de leur amour impossible, éphémère, absolu. Avec ce texte à la poésie déchirante, Arnaud Rykner fait entendre une voix sensuelle, vibrante et pure pour dire la mystique alchimie de la passion et l'urgence de s'y abandonner. Biographie de l'auteur Né en 1966, Arnaud Rykner vit à Toulouse, Il est l'auteur d'essais (parus chez José Corti, Gallimard et au Seuil) et de quatre romans publiés aux éditions du Rouergue: Mon roi et moi (1999), Je ne viendrai pas (2000), Blanche 20041 et Nur (2007). Egalement metteur en scène, il a monté des textes de Cocteau, Sarraute, Maeterlinck et Dominique Hubin.
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Nombre de pages
61
Date de parution
15/08/2008
Poids
60g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782742776924
Titre
Nur
Auteur
Rykner Arnaud
Editeur
ACTES SUD
Largeur
110
Poids
60
Date de parution
20080815
Nombre de pages
61,00 €
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Les manques du langage, les obscurs grouillements des tropismes, la vue qui empêche la vision, l'impuissance du théâtre à donner vraiment à voir, enfin tout ce qui évoque la difficulté d'atteindre la vérité du " petit pan de mur jaune ", tout ceci (et les différents moyens pour l'approcher) est suggéré dans cet essai qui semble en quelque sorte forcer le silence, ou plutôt le traquer à travers les expériences d'auteurs tant classiques (Marivaux, Racine, Molière) que contemporains (Michaux, Beckett, Sarraute, Duras), avec un passage par le naturalisme et le symbolisme fin de siècle. Aux " failles " décelables dans " le joyeux bavardage " de Figaro, dans la parole victorieuse de Célimène ou de Don Juan, s'ajoutent les dispositifs mis en place par la modernité pour faire " défaillir " la représentation : alors apparaît, ou plutôt surgit, sous le langage, derrière l'image cela que la littérature voudrait faire " advenir ".
L'art ne peut exister que par ce qui le nie ; il lui faut s'expatrier, en se choisissant des contre-modèles qui travaillent à l'encontre de ses propres moyens.D'où, pour l'écrivain, la fascination, parfois inavouée, pour tout ce qui ferait l'économie du langage et de ce qu'il postule (sens, formalisation et structuration logique).Au fond, sans la conscience que le langage est vain, écrirait-on ?Ce livre explore, de Balzac à Zola, de James à Wilde, de Maeterlinck à Sarraute, de Proust à Carson Mc Cullers, quelques aspects de cette résistance du texte qui passe par le renoncement aux pouvoirs du langage.Écrire n'est peut-être qu'une façon de crever l'écran des mots ; à l'endroit de la déchirure, par le pan, dont la peinture servit de modèle à Proust, le Réel surgit alors, et nous aveugle, sans pour autant nous tuer ou nous rendre fou ; car l'oeuvre nous permet de survivre joyeusement à cette catastrophe dont elle rend l'expérience possible et salvatrice.
A l'orée des grands incendies, nous aurons au moins eu ça, la bière, le sel et la pénombre d'une chambre où l'on marche pieds nus, nos veilles aux yeux plissés et le petit matin à trente-deux degrés déjà, les draps qui claquent dans le vent dehors et le bleu de la mer, nos engueulades et la catastrophe de tes reins. C'est assez de souvenirs pour dix romans et nos deux vies.
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
Résumé : Laurent Gaudé retrouve Zem Sparak et Salia Malberg dans l'univers dystopique de Magnapole et offre une suite addictive et politique à "Chien 51", roman français préféré des libraires 2022 (Palmarès Livres Hebdo) et récompensé par le prix des Ecrivains du Sud.
Reito Naoi est un jeune homme en manque de repères, qui a appris à grandir seul. Accusé d'effraction et de tentative de vol, il risque la prison, mais se voit proposer un marché qui pourrait bien changer sa vie. Un avocat, agissant pour le compte d'un mandataire qui souhaite rester anonyme, lui propose la liberté en échange d'une mystérieuse mission. Reito devient le gardien d'un illustre camphrier, niché au coeur d'un sanctuaire de Tokyo, qui semble renfermer bien plus que du bois et des feuilles. La légende dit en effet que, si l'on suit un rituel bien établi, l'arbre centenaire exauce les voeux et se fait le messager des défunts. "Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s'érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.