Biographie de l'auteur Didier Ruef est né en 1961 à Genève, Suisse. Après sa licence en économie politique, obtenue à l'université de Genève, il étudie le photojournalisme à l'International Center of Photography (ICP), à New York. Il inscrit ses reportages dans la durée et s'attache à montrer les êtres humains, leur environnement ainsi que les problèmes écologiques créés par l'homme. Ses photos et ses reportages ont été publiés dans de nombreux journaux et magazines suisses et étrangers tels que Time, The Independent Magazine, The Observer Magazine, Le Monde, El Pais Semanal, Geo (Corée du Sud), Rhythms Monthly (Taiwan), Discovery (Hong Kong), Marie Claire (Italie), D (La Republica), Ogonyvk (Russie), DerSpiegel, Die Zeit, Das Magazin, Neue Zürcher Zeitung, etc. Au fil des années, il a reçu divers prix : Yann Geoffroy, King Albert Memorial Foundation, et le Swiss Press Photo pour le reportage international en 2003, 2004 et 2006. Il a exposé en Suisse au Musée de l'Elysée à Lausanne, au Fotomuseum de Winthertour, au Völkerkundemuseum de Zurich, au Museo d'arte Mendrisio. A l'étranger au Centro Culturale Svizzero à Milan, à la Bibliothèque Municipale de Bordeaux, au Museo da Imagem e do Som (MIS) de Sao Paulo, à la Jordan National Gallery of Fine Arts à Amman et à la Substation à Singapour. Il a publié trois livres avant Recycle : en 1998 Paysans de nos montagnes, aux éditions Monographic (Sierre) et sa traduction allemande Bauern am Berg (Offizin Zürich Verlag) et italienne Vita di montagna (Edizioni Casagrande, Bellinzona) ; en 2005,Afrique Noire chez Infolio Editions (Suisse) et, en 2007, Enfants Prisonniers avec la Fondation DiDé (Dignité en détention, Genève). Matthieu Ricard est le fils de l'artiste peintre Yahne Le Toumelin et du philosophe Jean-François Revel. Il voyage en Inde pour la première fois en 1967, où il rencontre de remarquables maîtres spirituels tibétains. Après avoir complété sa thèse en génétique cellulaire à l'Institut Pasteur, sous la direction du professeur François Jacob, il décide de s'établir dans l'Himalaya où il vit depuis près de quarante ans, étudiant et pratiquant le bouddhisme. Il est l'interprète français du Dalaï-lama depuis 1989. Matthieu Ricard est l'auteur avec son père d'un dialogue, Le Moine et le Philosophe (1999), avec l'astrophysicien Trinh Xuan Thuan de L'infini dans la paume de la main (2002), Plaidoyer pour le bonheur (2003), La Citadelle des Neiges (2005), L'art de la méditation (2008) et Chemins spirituels (2010) chez NiL Editions. Il est également l'auteur aux Editions de La Martinière de plusieurs livres de photographies dont Himalaya Bouddhiste ; Tibet, regards de compassion (2006), Un voyage immobile (2007) et Bhoutan, terre de sérénité (2008). Il vit actuellement au monastère de Shechen au Népal et consacre la totalité de ses revenus et droits d'auteurs à une quarantaine de projets humanitaires au Népal, en Inde et au Tibet (cliniques, écoles, orphelinats, ponts). Jean-Michel Cousteau, depuis que son père, Jacques Cousteau, l'explorateur des océans, l'a "jeté par-dessus bord" à l'âge de sept ans avec pour tout bagage un scaphandre autonome sur le dos - un matériel qui venait d'être inventé, il n'a cessé d'explorer le royaume des mers à bord de la Calypso et de l'Alcyone. Explorateur, environnementaliste, éducateur et producteur de cinéma, Jean-Michel Cousteau a consacré depuis plus de quatre décennies sa personne et sa vaste expérience à communiquer aux gens de toutes nations et de toutes générations son amour et son intérêt pour notre planète aquatique. Afin de rendre honneur à son héritage, il a fondé en 1999 l'Ocean Futures Society pour poursuivre ce travail de pionnier. Cette organisation à but non lucratif pour l'éducation et la conservation marine sert de "voix de l'Océan" en communiquant sur toutes sortes de supports le lien essentiel entre l'homme et la mer et l'importance d'une politique environnementale avisée. Bertrand Charrier, docteur en physique, exerce depuis l'été 2009 la fonction de responsable des partenariats au sein de la direction de la stratégie de l'Agence française de développement. De juillet 2008 à l'été 2009, il a exercé la fonction de directeur général de la Fondation Chirac. Entre 2003 et 2009, Bertrand Charrier a été élu gouverneur du Conseil mondial de l'eau. En 1996, il est nommé directeur exécutif, puis dès 2003 vice-président de Green Cross International, organisation non gouvernementale, présidée par Michael Gorbatchev. Bertrand Charrier a auparavant travaillé pendant quinze ans avec le Commandant Cousteau, dont il a été l'un de ses plus proches collaborateurs. Il a participé à plus de 25 missions à bord de la Calypso et de l'Alcyone, navire à Turbovoiles dont il est l'un des inventeurs avec le professeur Lucien Malavard et Jacques-Yves Cousteau. Bertrand Charrier est l'auteur de dizaines d'articles, du livre Bataille pour la Planète (1997), Economica, et a contribué à plusieurs livres collectifs.
Résumé : L'Afrique, terre d'incursions, d'expéditions, de razzias et de guerres civiles. L'Afrique où les maux de civilisation semblent enkystés, fixés comme en négatif de notre époque. Sur cette terre malmenée, des Africains vifs, vivants, vivaces, toujours renaissants. L'humanité africaine, force vitale, essentielle. Pourquoi alors ces plaies béantes ? Que faire pour les dépasser ? Des réponses existent. Ce livre en fournit, de manière d'autant plus claire qu'il propose un regard sans pitié ni commisération, à la fois doux, fort et intense sur les habitants de ce continent unique et originel.
La religion n'est-elle pas une affaire sérieuse ? N'appelle-t-elle pas les humains à vénérer et à respecter la divinité et à mener une vie conforme aux prescriptions religieuses plutôt qu'à vivre joyeusement et à rire à temps et à contretemps ? Oui, et il en sera question tout au long de ce livre. La première approche sera donc de présenter ce que les textes en disent, négativement certes, mais aussi positivement, car de nombreux textes dans ce sens existent ! Il s'agira d'autre part de montrer qui rit dans l'espace des religions abordées et de quoi l'on rit. Il s'agira enfin de faire réfléchir sur le côté humain des religions, sur les dérives et les failles de leurs représentants et de leurs fidèles, sur leur liberté aussi et sur leur oui à la vie. Ce faisant, ce livre ne s'adresse pas seulement aux spécialistes de l'histoire religieuse ou aux sociologues, mais à tous ceux qui, croyants ou non, s'intéressent à l'héritage religieux et à ce qu'il peut apporter à la joie de vivre et à l'envie de rire.
Qu'est-ce que la religion ? présente onze définitions de la religion formulées par autant d'anthropologues, sociologues et historiens des religions, du XIXe siècle à nos jours. Que ce soit l'animisme d'Edward Burnett Tylor, l'idée d'une opposition entre sacré et profane de Durkheim ou la conception politico-religieuse de Bruce Lincoln, on découvre un passionnant parcours historique et critique sur la notion de religion. Ces onze définitions originales sont à chaque fois précédées d'une introduction générale présentant les enjeux théoriques et pratiques qu'implique l'acte de définir ainsi que de brèves notices situant l'auteur et son oeuvre. Dans ces temps troublés, où la religion est sans cesse invoquée - sans que l'on sache réellement de quoi il en retourne -, ce livre de vulgarisation de l'historien des religions Nicolas Meylan se révèle aussi précieux qu'indispensable.
La question religieuse occupe beaucoup l'espace de la discussion civile et politique. Mais c'est le plus souvent pour décliner les formes, réussies ou en échec, de l'intégration sociale. Ou pour en appeler à des programmes de déradicalisation. On y recourt aux sciences sociales, ou psychologiques, mais en se gardant d'entrer sur le terrain du religieux et des croyances. Or c'est là un appauvrissement et un aveuglement, du coup une voie sans issue. C'est que le religieux est porté par des pulsions humaines dont le déni se paie. Que ce soit dans ses visées, refoulées, ou dans certaines de ses inflexions, dangereuses. Le présent essai entend ouvrir la "boite noire" du religieux pour faire voir ce qui y est en travail et comment. Il est notamment attentif à en circonscrire la forme de "religion totale", dont il suit les avatars, tout en en montrant des correctifs possibles sur le terrain même des croyances. En forme de sagesse, de spiritualité, de réflexion sur la condition humaine. Et à l'encontre d'un messianisme unilatéral, articulé à une vérité de Dieu seul.
L'éthique de la liberté vise non pas à résoudre des problèmes mais à aider à mieux les poser par une confrontation entre ce que nous pouvons comprendre du texte biblique et ce que nous vivons concrètement dans notre société technicienne. De page en page, la liberté paraît comme une dominante de la vie chrétienne : pour Jacques Ellul, la liberté n'est pas une simple vertu, elle est la vie chrétienne même et doit donc s'incarner dans un agir individuel spécifique. Dans ce grand-oeuvre de Jacques Ellul, la pénétration de son analyse sociologique et la solidité de son exégèse biblique s'unissent pour exhorter les chrétiens, à la suite de l'apôtre Paul, à ne plus se conformer au monde présent. Le chrétien, libéré par Jésus-Christ de toutes les puissances contemporaines qui l'asservissent (Etat, Argent, Technique...), a reçu le pouvoir de devenir enfant de Dieu, c'est-à-dire d'être un homme sans convoitise, qui vit la gratuité, reste disponible et lucide, donne son offrande sans frustration ? et exerce son éminente responsabilité avec joie. Car la liberté chrétienne est cette liberté orientée par l'amour, celle de Dieu, qu'il s'agit de glorifier, et de mon prochain, qu'il s'agit de servir.
Des images du Paris de nuit à celles du Paris secret des années 30Sylvie Aubenas - Quentin BajacBrassai devient célèbre en décembre 1932, à la parution de Paris de nuit. Le livre compte soixante-quatre photographies choisies avec soin et illustrant tous les aspects de la vie nocturne. Elles sont précédées d'une préface du diplomate romancier Paul Morand qui narre la déambulation, dans Paris, la nuit, jusqu'à l'aube, de l'auteur/promeneur croisant les lieux et les personnages de Brassai. Les légendes des photographies, regroupées avec des vignettes à la fin de l'ouvrage, sont de Jean Bernier. Pour obtenir cet objet parfait, clos sur lui-même comme une nuit de Paris, le photographe et les éditeurs, Charles Peignot et Jean Bernier, ont opéré un choix sévère dans l'ensemble des photographies de nuit alors réalisées par Brassai. Sous cette apparente simplicité se cache en fait plus d'un an de travail.La source principale pour comprendre la genèse du travail de Brassai se trouve dans les lettres qu'il envoie alors régulièrement à ses parents. Y transparaît la jubilation du photographe, son impatience. Il est frappant de voir que jamais il ne doute de sa réussite; il est sûr de lui, sûr que ses photographies sont les meilleures images de la vie nocturne, gue son livre aura un immense succès, et il ne cesse de le répéter. Si on ne connaissait pas la suite de l'histoire, on le trouverait bien présomptueux.La première mention de l'ouvrage dans une lettre apparaît le 5 novembre 1931; il pratique alors la photographie depuis presque deux ans: «Je peux vous donner de bonnes nouvelles: le plus grand éditeur d'art français [Arts et Métiers graphiques] a décidé de sortir un album avec mes photos du Paris nocturne.» Brassai raconte en détail que l'idée vient de lui: «Je me disais que le temps était venu de présenter mes photographies aux éditeurs susceptibles de s'y intéresser.» Il est*allé montrer à l'éditeur de Vu, Lucien Vogel, sa «collection (une centaine de photos) en les collant sur des cartons fins». Vogel, qui est aussi membre du comité de rédaction de la luxueuse et moderniste revue professionnelle Arts et Métiers graphiques, l'envoie chez Charles Peignot qui en est l'éditeur. Brassai montre une vingtaine de tirages à Peignot «en suggérant de les éditer sous le titre Paris de nuit». Celui-ci se montre très intéressé mais, hésitant à cause de la crise, il demande quinze jours de réflexion pendant lesquels il prie Brassai de ne pas contacter d'autres éditeurs.
Résumé : L'exploration urbaine n'a pas de frontières. Plus on y prend goût, plus loin on s'aventure. Le deuxième volet d'Urbex présente une trentaine de lieux en France et en Europe, tous situés à moins de deux heures de vol de Paris. Ces sites oubliés, cachés reprennent vie grâce aux nombreux adeptes d'urbex. A leur suite, grâce aux indices, partez à la découverte de ces édifices désaffectés. En Suède, grimpez en haut d'une ancienne piste de saut à ski tombée dans l'oubli et encore intacte. L'Italie prend le visage d'un village-fantôme. En Ecosse, un ancien séminaire côtoie un château à ciel ouvert. Au Portugal, l'ancien plus grand parc aquatique repose aujourd'hui au milieu des ronces. En Allemagne, le visiteur pénètre dans l'ancien hôpital où aurait été soigné Hitler... Revivez le passé en visitant ces lieux oubliés, réduits au silence, et pourtant si proches... Il suffit de contourner un grillage, de se faufiler dans les décombres, d'affronter parfois des orages à la tombée de la nuit... et, soudain, un nouvel univers surgit.
Résumé : Correspondante mode pour de célèbres magazines, tels que Vogue, Glamour, Women's Wear Daily et le New York Times, et styliste photo pour Helmut Newton, David Belley et Henry Clarke, la photographe et journaliste américaine Mary Russell a non seulement su capturer l'esprit de l'élite bohème internationale qui régnait sur le monde de la mode et de l'art parisien dans les années 1960 et 1970, mais elle en est très vite devenue un membre clé. Elle nous livre dans cet ouvrage, les photographies inédites prises au cours de cette vie captivante pendant laquelle elle a navigué dans les mondes du luxe, de la fête et des sphères très privées des créateurs. Ses photographies ont immortalisé des personnalités mythiques : Andy Warhol, Yves Saint Laurent, Jane Birkin, Karl Lagerfeld... En évoquant ses souvenirs, Mary nous invite à partager ses aventures et les récits de ses rencontres.
Résumé : Au milieu des années 1970, alors que le féminisme connaît un élan sans précédent aux Etats-Unis, les trois photographes américaines Eve Arnold, Abigail Heyman et Susan Meiselas publient des livres d'un genre nouveau. Associant témoignages et images, elles offrent un regard inédit sur la vie des femmes dans le monde du travail et l'existence quotidienne, jusque dans leur intimité. Femmes à l'oeuvre, ces trois photographes imposent leur signature et expérimentent grâce à la forme du livre. Toutes mettent les femmes à l'épreuve de l'image photographique, contournant les clichés pour dessiner des représentations alternatives.