Pudeur et romantisme. (Mme Cottin, Chateaubriand, Mme de Krüdener, Mme de Staël, Baour-Lormian, Vign
Rossard Janine
NIZET
27,00 €
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EAN :9782707810045
L'affaiblissement de la foi chrétienne à l'orée de la période romantique a engendré, pour ainsi dire, une métamorphose du sentiment religieux, plus que jamais présent mais sous une forme générale et abstraite. L'émergence, dans la littérature du XIXe siècle, de l'amour mystico-idéaliste avec ses obsessions ambivalentes de "pureté", de "purification", a élevé la question de la pudeur à une puissance nouvelle, complexe, en lui conférant un rôle central. Dans cette étude qui couvre la période 1760-1850, Janine Rossard montre brillamment en quoi la "pudeur romantique", torturée par sa double face ange/démon, élévation/chute, pureté/obscénité, constitue le sujet idéal pour une analyse plus générale de l'amour, de la morale et des phénomènes sociaux durant le très tourmenté XIXe siècle. La pudeur, alors, ne dissimule pas seulement le corps ; elle dissimule, sous son apparence angélique, des abimes de noirceur, des dédoublements androgynes, des aspirations à la révolte sociale au nom d'une soi-disant unité idéale du couple amoureux dans un même "moi" égoïste.
Nombre de pages
128
Date de parution
10/04/2003
Poids
235g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782707810045
Titre
Pudeur et romantisme. (Mme Cottin, Chateaubriand, Mme de Krüdener, Mme de Staël, Baour-Lormian, Vign
Auteur
Rossard Janine
Editeur
NIZET
Largeur
161
Poids
235
Date de parution
20030410
Nombre de pages
128,00 €
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Cet essai développe un thème central et irradiant du romantisme : la pudeur. Le corpus des oeuvres choisies rend compte des dimensions très diverses de ce sentiment.
Une collégienne de quinze ans évoque à travers des scènes de sa vie quotidienne la maladie de sa mère et la disparition de celle-ci. Cécile Rossard nous fait partager une histoire intime, avec la clarté, la pudeur et la force desémotions longtemps retenues. "Comment nous sommes-nous aimés? Comment avons-nous traversé ensemble ces moments où la perception s'est faite si aiguë qu'elle a gravé la mémoire comme une pointe de diamant? Quels sont ces moments qui ont survécu à notre chagrin? [...] Il fallait beaucoup de courage, d'intelligence, de simplicité, et beaucoup d'efforts, pour y parvenir. Beaucoup de talent en somme. Je suis heureuse que ce manuscrit, dont j'ai eu la chance d'être l'une des premières lectrices, soit aujourd'hui ce livre. Heureuse de partager avec l'autre, lectrice, lecteur, dont je ne connais ni le visage ni le nom, son universelle singularité." (Marie Desplechin)
C'est un parcours de prof fait de petits pas. En avant parfois, sur place ou en arrière. Ces derniers sont d'ailleurs souvent les plus marquants. Une trajectoire qui se dessine au milieu des tempêtes, des histoires qui empêchent de dormir. Des histoires de cités, la construction d'une identité. Des impasses, lorsque la violence prend toute la place. Des rencontres, des collègues et amis pour réfléchir et partager. « Pas simple la position de Cécile Rossard. À l'écart des polémiques. Loin des oppositions faciles entre autoritarisme et laxisme, respect des élèves et transmission de la culture scolaire, colonisation et démission. Sur une ligne de crête. Avec, à chaque instant, le danger de perdre l'équilibre, mais aussi l'espoir de faire advenir quelque chose. Un peu de pédagogie. Un peu d'humanité. » Philippe Meirieu
Edition critique de deux comédies peu connues, Le Docteur amoureux et Le Desniaisé, de Gillet de La Tessonnerie (1619 ?-1660 ?), la première étant souvent attribuée à Molière.
La caractérisation précise du "genre marine" comme art pictural plaçant l'élément marin au coeur de l'oeuvre, s'est faite très progressivement et avec difficulté. Ce n'est vraiment que dans la seconde moitié du XIXe, avec certains impressionnistes (Courbet, Boudin), que la "marine" retrouve son essence perdue depuis Turner, le précurseur isolé. L'ouvrage de Marie-Antoinette Tippetts, s'appuyant sur un immense corpus de sources, explique brillamment ce phénomène par les puissantes réticences qu'eurent les littérateurs critiques d'art (Diderot, Thiers, Baudelaire, Champfleury, les frères Goncourt, etc.) à se défaire de leur grille habituelle d'interprétation de la nature figurée. On mit ainsi beaucoup de temps à accepter qu'un tableau dépourvu à la fois du "sujet humain", de l'"anecdote" et de l"embellissement" nécessitée par l'idéalisation de la nature, reste un tableau digne de l'art pictural. "Les littérateurs, écrit M. -A. Tippetts, jugent la peinture selon leurs propres critères littéraires. Ils apportent à leur critique d'art tous leurs goûts et leurs préjugés et ne conçoivent que rarement qu'il puisse exister d'autre étalon". Cette étude originale et très renseignée s'ouvre sur la série des ports de France par Claude-Joseph Vernet (1753-1765), et s'achève, aux alentours de 1870, avec les marines de Gustave Courbet.
Une étude des différentes sources culturelles auxquelles Alfred Jarry a puisé pour bâtir l'ensemble de son oeuvre. La familiarisation avec ces cultures souvent très singulières et éloignées est ici présentée comme le préalable indispensable à la lecture de Jarry.
Pouvant se lire ou se consulter à plusieurs niveaux, cette vaste synthèse (qui ne néglige pas les prodigieuses étrangetés - méconnues ! - de l'Histoire du Théâtre) concerne tous les publics, du très jeune lecteur (qui se laissera imprégner par les illustrations) au "théâtrophile" curieux et cultivé (qui goûtera l'inédit absolu de certaines pages) en passant par les lycéens, étudiants et, bien sûr, enseignants/enseignés des Ecoles de Théâtre. Salué par Jérôme Garcin, à la parution de ce livre en 1992, comme le "Facteur Cheval" du théâtre, André Degaine a conçu et réalisé un livre entièrement écrit à la main (calligraphié !) et, en grande partie, illustré par lui-même. Livre hors norme, sans doute l'événement de l'édition théâtrale de ces dix dernières années, cet ouvrage a déjà remporté plusieurs prix et un énorme succès (35.000 ex. vendus).