Une situation postcoloniale. Mayotte ou le gouvernement des marges
Roinsard Nicolas
CNRS EDITIONS
26,00 €
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EAN :9782271142054
C'est à Mayotte, ancienne colonie (1841-1946) et dernier-né des départements français (2011), que le Rassemblement national réalise ses meilleurs scores électoraux. Et ce n'est pas le seul aspect en apparence contradictoire de cette société bantoue-islamique qui a fait, depuis le référendum de 1958, le choix de la France par souci d'indépendance vis-à-vis des Comores. De fait, Mayotte est un département "? hors normes ? " à plus d'un titre : il est le plus jeune, le plus pauvre, le plus inégalitaire et le plus touché par l'immigration, en grande partie irrégulière. Lorsqu'il retient l'attention des médias, comme lors du long et dur mouvement social survenu en 2018, l'accent se trouve inévitablement porté sur ces différents traits sans pour autant interroger les logiques politiques et sociales qui les sous-tendent. Par contraste, cette enquête au long cours, attentive aux dynamiques historiques comme aux enjeux du quotidien, met en lumière les effets de l'intégration politique sur l'organisation sociale. En quoi la départementalisation, support d'une transformation des rapports de classe ou de genre, des relations entre générations ou entre nationaux et étrangers, remodèle-t-elle la société dans son ensemble ? Quel rôle joue-t-elle dans la construction des nouvelles formes de précarité et d'inégalités ? En quoi modifie-t-elle ou non les régimes de solidarité et les formes de régulation traditionnellement observées ? Appréhendée dans une comparaison constante avec les autres départements et collectivités d'Outre-mer, Mayotte pose en réalité la question de la gouvernance postcoloniale dans la France contemporaine. Sociologue, maître de conférences à l'Université Clermont Auvergne et chercheur au sein du LESCORES, Nicolas Roinsard a notamment publié La Réunion face au chômage de masse (2007) et, en codirection avec Didier Le Gall, Chroniques d'une autre France : La Réunion (2010).
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Nombre de pages
350
Date de parution
25/08/2022
Poids
526g
Largeur
152mm
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EAN
9782271142054
Titre
Une situation postcoloniale. Mayotte ou le gouvernement des marges
Auteur
Roinsard Nicolas
Editeur
CNRS EDITIONS
Largeur
152
Poids
526
Date de parution
20220825
Nombre de pages
350,00 €
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A la Réunion, près de quatre actifs sur dix sont au chômage. En même temps, et contrairement à ce qui est observé en France métropolitaine, cette société ne développe aucun signe majeur " d'exclusion sociale ". D'où la question que l'on est en mesure de se poser : à quoi tient la cohésion sociale dans cette société pour le moins inégalitaire ? En pointillé se pose également la question de la place et de la fonction sociale du travail salarié dans l'organisation de la société réunionnaise. Dans ce contexte de chômage de masse, l'économie de transferts a joué un rôle essentiel dans le processus d'intégration des populations défavorisées issues de la société traditionnelle et rurale. Le Revenu minimum d'insertion en particulier, alloué à plus d'une famille sur quatre, a provoqué une profonde mutation du rapport à l'emploi pour ces populations qui, bien souvent, n'avaient alors le choix qu'entre le sous-emploi faiblement rémunéré et le chômage non indemnisé. Les pénuries de main-d'?uvre observées dans les plantations de canne à sucre sont, sur ce point, emblématiques de la transformation récente des rapports de travail dans la société créole. A partir d'une enquête ethnographique qu'il a menée au cours de plusieurs séjours dans l'île, Nicolas Roinsard montre ainsi - dans ce qu'il nomme une sociologie des réaffiliations - combien les revenus de transferts représentent pour un grand nombre d'individus un facteur d'autonomisation relative pouvant s'articuler avec les formes de solidarité traditionnelles, beaucoup plus qu'un symptôme ou un vecteur de désaffiliation et de dépendance. Le jeu des solidarités publiques et privées permet à la société réunionnaise de pallier les conséquences sociales de son chômage de masse en assurant l'intégration de toute une frange de la population exclue de la condition salariale.
Cet ouvrage, entièrement consacré à l'île de La Réunion, constitue le quatrième tableau des " Chroniques d'une autre France " démarrées en 2002 avec la publication de Conditions et Genres de vie, suivie de Genres de vie et intimités (2005) et Identités et Genres de vie (2008). Renouant avec la tradition " durkheimaussienne " de regroupement de mémoires originaux et empiriquement étayés, ces " Chroniques ", qui se réclament d'une sociologie de l'intime et du quotidien, sont animées depuis leur origine par un seul et même objectif : celui de " donner à voir la société française autrement ". Aussi, au moment même où le traitement des questions complexes de l'identité et de l'altérité est laissé au sens commun sous la forme d'un " grand débat national ", les auteurs ont trouvé opportun de déplacer leur regard, le temps d'un volume, sur cette société française, postcoloniale et multiculturelle que représente La Réunion. L'attention qu'ils portent ici à la société réunionnaise permet en effet, et avec force, de " penser la France autrement ", bien plus que de penser une " autre France " Si cette expression ne devait exprimer qu'un rapport d'altérité entre l'île et la métropole. L'autre France, au double sens du terme, que nous présentons ici traite, dans une première partie, des identités, modes de vie et organisations dans ce milieu postcolonial et multiculturel, avant d'aborder, en seconde partie, les questions relatives aux couples, aux familles et à la parentalité en société créole.
Résumé : Printemps 1958. Rose Pamphyle, 21 ans, rêve d'une autre vie que celle qui l'attend dans son petit village normand. Direction Lisieux, où Louis Echard, patron charismatique d'un cabinet d'assurances, cherche une secrétaire. L'entretien d'embauche est un fiasco, mais Rose a un don : elle tape à la machine à écrire à un rythme fou. Les conditions sont posées : si elle veut le poste, elle devra participer à un concours de vitesse dactylographique. Ils ne savent pas encore qu'après cette compétition, rien ne sera plus pareil...
4e de couverture : "Qu'a-t-il apporté à la poésie d'amour ? Une analyse de la passion et de ses souffrances ? Catulle ou Properce ne l'avaient pas attendu. L'aveu sincère de ses hésitations entre le ferme amour et l'inconstance ? Marot comme lui allait et venait de l'une à l'autre inspiration, refusant un choix qui l'eût appauvri. La création d'un paysage affectif, par l'obsession et le symbole ? Pétrarque lui en donnait l'exemple. Un jeu formel, une recherche de l'inattendu, de la métaphore étrange ou de l'antithèse choquante ? Mais chaque siècle a ses précieux. Non, ce ton unique, ce son de voix propre au chantre des Amours, percevons-le plutôt dans ce rêve que le poète substitue à une réalité défaillante, dans ce bonheur fictif, mais total, élan des sens, musique et poésie. Amours imparfaites d'un être souvent déçu, mais "amours du poète", qui connaît d'autres joies. Malgré sa vision pessimiste des rapports humains, malgré sa réflexion désabusée - et très moderne - sur les illusions pathologiques de la passion, Ronsard a chanté l'amour parce qu'il l'acte poétique par excellence." Françoise Joukovsky.Notes Biographiques : Né en Vendômois en 1524, Pierre de Ronsard est le poète le plus connu de la Pléiade. D'abord destiné à une carrière militaire et diplomatique, atteint d'une surdité subite, il devient humaniste et poète. Il sera proclamé "Prince des poètes". Il meurt à Saint-Cosme-les-Tours en 1585.
Résumé : Beethoven se pensait aède révélateur d'un' monde meilleur. Cette fonction sacrée de guide de l'humanité vers le bonheur a conféré à ses ?uvres une organisation musicale particulière. Celle-ci répond aux catégories éthiques et esthétiques du temps, notamment l'initiation par la Bildung, et à celles élaborées, à la fin du XVIIIe siècle, sur le modèle antique : la simplicité et la grandeur, la jeunesse et la liberté, l'éducation esthétique et le bouleversement émotionnel, la République. La présente étude de la culture antique de Beethoven, qui n'avait pas encore été prise en considération de manière systématique, permet de mettre en évidence un aspect essentiel, mais le plus souvent passé sous silence, du compositeur : au-delà de l'identification au héros ou même au grand homme (celui qui infléchit l'Histoire dans un sens nouveau), Beethoven a cherché par sa musique et ses différentes ?uvres, à offrir à ses concitoyens l'équivalent des "exercices spirituels" proposés par la philosophie antique.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.