La Réunion face au chômage de masse. Sociologie d'une société intégrée
Roinsard Nicolas
PU RENNES
18,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782753503793
A la Réunion, près de quatre actifs sur dix sont au chômage. En même temps, et contrairement à ce qui est observé en France métropolitaine, cette société ne développe aucun signe majeur " d'exclusion sociale ". D'où la question que l'on est en mesure de se poser : à quoi tient la cohésion sociale dans cette société pour le moins inégalitaire ? En pointillé se pose également la question de la place et de la fonction sociale du travail salarié dans l'organisation de la société réunionnaise. Dans ce contexte de chômage de masse, l'économie de transferts a joué un rôle essentiel dans le processus d'intégration des populations défavorisées issues de la société traditionnelle et rurale. Le Revenu minimum d'insertion en particulier, alloué à plus d'une famille sur quatre, a provoqué une profonde mutation du rapport à l'emploi pour ces populations qui, bien souvent, n'avaient alors le choix qu'entre le sous-emploi faiblement rémunéré et le chômage non indemnisé. Les pénuries de main-d'?uvre observées dans les plantations de canne à sucre sont, sur ce point, emblématiques de la transformation récente des rapports de travail dans la société créole. A partir d'une enquête ethnographique qu'il a menée au cours de plusieurs séjours dans l'île, Nicolas Roinsard montre ainsi - dans ce qu'il nomme une sociologie des réaffiliations - combien les revenus de transferts représentent pour un grand nombre d'individus un facteur d'autonomisation relative pouvant s'articuler avec les formes de solidarité traditionnelles, beaucoup plus qu'un symptôme ou un vecteur de désaffiliation et de dépendance. Le jeu des solidarités publiques et privées permet à la société réunionnaise de pallier les conséquences sociales de son chômage de masse en assurant l'intégration de toute une frange de la population exclue de la condition salariale.
Nombre de pages
313
Date de parution
15/02/2007
Poids
401g
Largeur
147mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753503793
Titre
La Réunion face au chômage de masse. Sociologie d'une société intégrée
Auteur
Roinsard Nicolas
Editeur
PU RENNES
Largeur
147
Poids
401
Date de parution
20070215
Nombre de pages
313,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : C'est à Mayotte, ancienne colonie (1841-1946) et dernier-né des départements français (2011), que le Rassemblement national réalise ses meilleurs scores électoraux. Et ce n'est pas le seul aspect en apparence contradictoire de cette société bantoue-islamique qui a fait, depuis le référendum de 1958, le choix de la France par souci d'indépendance vis-à-vis des Comores. De fait, Mayotte est un département "? hors normes ? " à plus d'un titre : il est le plus jeune, le plus pauvre, le plus inégalitaire et le plus touché par l'immigration, en grande partie irrégulière. Lorsqu'il retient l'attention des médias, comme lors du long et dur mouvement social survenu en 2018, l'accent se trouve inévitablement porté sur ces différents traits sans pour autant interroger les logiques politiques et sociales qui les sous-tendent. Par contraste, cette enquête au long cours, attentive aux dynamiques historiques comme aux enjeux du quotidien, met en lumière les effets de l'intégration politique sur l'organisation sociale. En quoi la départementalisation, support d'une transformation des rapports de classe ou de genre, des relations entre générations ou entre nationaux et étrangers, remodèle-t-elle la société dans son ensemble ? Quel rôle joue-t-elle dans la construction des nouvelles formes de précarité et d'inégalités ? En quoi modifie-t-elle ou non les régimes de solidarité et les formes de régulation traditionnellement observées ? Appréhendée dans une comparaison constante avec les autres départements et collectivités d'Outre-mer, Mayotte pose en réalité la question de la gouvernance postcoloniale dans la France contemporaine. Sociologue, maître de conférences à l'Université Clermont Auvergne et chercheur au sein du LESCORES, Nicolas Roinsard a notamment publié La Réunion face au chômage de masse (2007) et, en codirection avec Didier Le Gall, Chroniques d'une autre France : La Réunion (2010).
Cet ouvrage, entièrement consacré à l'île de La Réunion, constitue le quatrième tableau des " Chroniques d'une autre France " démarrées en 2002 avec la publication de Conditions et Genres de vie, suivie de Genres de vie et intimités (2005) et Identités et Genres de vie (2008). Renouant avec la tradition " durkheimaussienne " de regroupement de mémoires originaux et empiriquement étayés, ces " Chroniques ", qui se réclament d'une sociologie de l'intime et du quotidien, sont animées depuis leur origine par un seul et même objectif : celui de " donner à voir la société française autrement ". Aussi, au moment même où le traitement des questions complexes de l'identité et de l'altérité est laissé au sens commun sous la forme d'un " grand débat national ", les auteurs ont trouvé opportun de déplacer leur regard, le temps d'un volume, sur cette société française, postcoloniale et multiculturelle que représente La Réunion. L'attention qu'ils portent ici à la société réunionnaise permet en effet, et avec force, de " penser la France autrement ", bien plus que de penser une " autre France " Si cette expression ne devait exprimer qu'un rapport d'altérité entre l'île et la métropole. L'autre France, au double sens du terme, que nous présentons ici traite, dans une première partie, des identités, modes de vie et organisations dans ce milieu postcolonial et multiculturel, avant d'aborder, en seconde partie, les questions relatives aux couples, aux familles et à la parentalité en société créole.
Résumé : Printemps 1958. Rose Pamphyle, 21 ans, rêve d'une autre vie que celle qui l'attend dans son petit village normand. Direction Lisieux, où Louis Echard, patron charismatique d'un cabinet d'assurances, cherche une secrétaire. L'entretien d'embauche est un fiasco, mais Rose a un don : elle tape à la machine à écrire à un rythme fou. Les conditions sont posées : si elle veut le poste, elle devra participer à un concours de vitesse dactylographique. Ils ne savent pas encore qu'après cette compétition, rien ne sera plus pareil...
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.