Claire comme l'eau transparente : la poésie est le meilleur instrument pour toucher la peau, ne serait-ce que du coeur du Dieu de la vie. Pour ce faire, il n'est que d'ouvrir les yeux, de regarder de manière contemplative tout ce que nous rencontrons sur notre chemin : le bleu du ciel, un paysage. De laisser notre âme naviguer sur les fleuves du monde. Non sans terreur après avoir vu la profondeur de son iniquité. L'Amazone est le plus vaste, le plus profond et le plus long de tous les fleuves de la terre. Jusqu'à atteindre la mer infinie aux rouleaux incessants. Desde ahí, tú eres palabra que nadie puede captar, madre y padre y hermano... Haz, Senor, que sobreviva al tiempo. Mais l'Amazone n'avance pas seul. Il emmène avec lui tout ce qu'il trouve sur sa route. En particulier, ses deux compagnes, mère et fille, Liza et Paloma... hálito astral energía eminente. Et il éprouve à nouveau la douleur de son dépouillement. Mais le voilà qui réagit et qui prend comme nourriture substantielle la poésie : Senor, tú engendraste en mí el virus ardiente del verso, et avec elle tu as apporté à mon âme tus coplas y aleluyas. C'est à partir de sa profonde inclination pour la poésie qu'il a forgé son destin. Ces rêves qui l'apaisent lors de ses crises profondes, qui lui rendent de temps à autre la joie de la paix intérieure. Et il traverse le fleuve à chaque aube qui se lève, acompanado de las piedras, de los árboles y los caminos. Ainsi, bien que ce soit dans la souffrance et la douleur, solidaire du courant et de ce qu'il charrie, la nazarena humedad amazónica continuera dans cet espace d'accroître la chaleur ardente de ses Plegarias Amazónicas. Rvd. Père Joaquín García Sánchez OSA.
La littérature latino-américaine étonne toujours l'Europe somnolente. Borges, Vargas Llosa, Amado, García Marquez, sont devenus des classiques. Déjà une nouvelle génération monte. Et dans cette génération, José-Carlos Rodríguez-Nájar occupe une place. Ce Péruvien, cet Amazonien, cet Indien me stupéfie. Il est en même temps poète et prosateur. Il peut faire les deux avec le même talent. Il est impossible de raconter d'une façon logique le contenu de ses textes. Le récit de José-Carlos Rodríguez-Nájar glisse comme glissent les images dans un rêve. Une vibration continue caractérise l'atmosphère, une atmosphère érotique. J'envie José-Carlos Rodríguez-Nájar, je serais heureux de pouvoir écrire comme lui.
La cruauté humaine envers son environnement a fini par mettre en colère les cieux. Les humains ont détruit la nature, massacré les animaux. Mais une légende très ancienne dit : " Quand l'humanité aura perdu le chemin de l'essentiel, quand l'humanité aura perdu la foi en l'essentiel, alors l'harmonie sera rompue. " Qui est ce mystérieux Any-Dine ? Et que veut-il ? Je décide d'agir, de réagir avec l'ordre du Tarot.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...