L'insomnie de l'eschatologie. L'eschatologie du présent chez Levinas et Derrida
Rochechouart Alice de
CERF
32,00 €
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EAN :9782204154963
Selon Derrida, " Tout vrai questionnement est sommé par un certain type d'eschatologie " : la philosophie serait tirée de son sommeil dogmatique par une injonction eschatologique. Ainsi, alors que la notion d'eschatologie est originellement théologique et désigne la doctrine de la fin des temps, elle est convoquée par la philosophie contemporaine chez Heidegger, puis chez Levinas et Derrida, justement pour réfuter toute philosophie téléologique de l'histoire. Comment comprendre ce réinvestissement inattendu ? Cet ouvrage propose d'abord une généalogie du motif eschatologique dans la philosophie contemporaine, afin de comprendre comment l'eschatologie peut s'émanciper du domaine théologique et acquérir une spécificité philosophique. Ensuite, il s'attelle à décrire le motif eschatologique propre à Levinas et Derrida, qu'ils pensent en dialogue avec le messianisme et la phénoménologie. Enfin, il s'intéresse à l'opérativité spéculative de ce motif, qu'on appelle " eschatologie du présent " : un schème qui exige d'interrompre le présent et la présence, pour construire une éthique de l'événement. L'eschatologie doit ainsi être pensée comme l'insomnie de la philosophie, l'" appel à une infinie responsabilité de l'homme, à un inlassable éveil ", selon la formule de Levinas. Elle devient l'injonction éthique, le nom de l'énigme de l'altérité - une altérité que je ne pourrai jamais comprendre au sein d'un horizon, mais qui m'assigne comme responsabilité et vigilance.
Date de parution
19/12/2022
Poids
412g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782204154963
Titre
L'insomnie de l'eschatologie. L'eschatologie du présent chez Levinas et Derrida
Auteur
Rochechouart Alice de
Editeur
CERF
Largeur
135
Poids
412
Date de parution
20221219
Nombre de pages
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Le 4 août 1789, l’Assemblée constituante vote l’abolition des privilèges, ces lois particulières octroyées à certains groupes sociaux. Ce temps fort de la Révolution française marque le passage à une société fondée sur l’idéal républicain qui nous guide encore aujourd’hui : liberté, égalité, fraternité. Mais l’Ancien Régime et ses inégalités ont-ils pu réellement disparaître en une nuit ? Dans un essai croisant philosophie, histoire et sociologie, Alice de Rochechouart montre que les privilèges, loin d’être les vestiges d’un monde ancien, restent un fondement politique de la modernité. Pour sortir d’une société construite sur des hiérarchies – en fonction du genre, de la couleur de peau, de l’orientation sexuelle ou des capacités intellectuelles –, elle plaide pour que l’on repense l’organisation politique dans son ensemble. Car, dans un moment où la démocratie n’a peut-être jamais semblé si fragile, il y a urgence à se saisir des injustices et à penser un nouveau projet politique. Alors, plus de deux siècles plus tard, sommes-nous vraiment prêts à abolir les privilèges ?« Dans un essai stimulant, Alice de Rochechouart, docteure en philosophie, rappelle que les privilèges n’ont pas été abolis, mais qu’ils ont simplement changé de visage. » Le Nouvel Obs« Vulgarisatrice, au sens noble du terme, Alice de Rochechouart démontre par ses interventions dans ces trois espaces éditoriaux – le podcast, la radio, le livre – que la philosophie reste une ressource politique commune, avec laquelle il est encore possible de penser la transformation du monde, au-delà de l’interpréter. Le privilège le plus vertueux qu’elle exhibe tient à l’audace de ses lectures, à l’énergie de son partage, à l’idée qu’elle se fait d’un espace médiatique où les idées révolutionnaires méritent plus d’attention que celles qui voudraient les éteindre. » Les Inrocks« Un récit passionnant ! » Quotidien« Avec son nom à particule, l’autrice ne fait pas l’impasse sur son propre parcours. D’école privée catholique en prestigieuses écoles de commerce, Alice de Rochechouart a vécu dans des espaces pour le moins favorisés, dont elle s’est distanciée jusqu’à en faire la critique très vigoureuse. » Philosophie Magazine« Abolis en 1789, les privilèges ont-ils vraiment disparu ? Alice de Rochechouart en doute. Dans son nouvel essai "Privilèges. Ce qu’il nous reste à abolir" (JC Lattès) elle montre que non seulement ils perdurent, mais sont toujours constitutifs de notre société. Zoom sur les privilèges. » Zoom Zoom Zen, France Inter« Près de 250 ans plus tard, la jeune philosophe Alice de Rochechouart analyse, dans un livre passionnant publié aux éditions JC Lattès, tout « ce qu’il nous reste à abolir » pour que les citoyens puissent jouir d’une réelle égalité. » Le Nouvel Obs « Malgré leur abolition en 1789, les privilèges continuent de structurer notre société estime Alice de Rochechouart, docteure en philosophie et autrice d’un essai documenté, qui décrypte les hiérarchies invisibles qui façonnent encore nos rapports sociaux. » Ouest France
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...