Le 4 août 1789, l'Assemblée constituante vote l'abolition des privilèges, ces lois particulières octroyées à certains groupes sociaux. Ce temps fort de la Révolution française marque le passage à une société fondée sur l'idéal républicain qui nous guide encore aujourd'hui : liberté, égalité, fraternité. Mais l'Ancien Régime et ses inégalités ont-ils pu réellement disparaître en une nuit ? Dans un essai croisant philosophie, histoire et sociologie, Alice de Rochechouart montre que les privilèges, loin d'être les vestiges d'un monde ancien, restent un fondement politique de la modernité. Pour sortir d'une société construite sur des hiérarchies - en fonction du genre, de la couleur de peau, de l'orientation sexuelle ou des capacités intellectuelles -, elle plaide pour que l'on repense l'organisation politique dans son ensemble. Car, dans un moment où la démocratie n'a peut-être jamais semblé si fragile, il y a urgence à se saisir des injustices et à penser un nouveau projet politique. Alors, plus de deux siècles plus tard, sommes-nous vraiment prêts à abolir les privilèges ? "Dans un essai stimulant, Alice de Rochechouart, docteure en philosophie, rappelle que les privilèges n'ont pas été abolis, mais qu'ils ont simplement changé de visage". Le Nouvel Obs "Vulgarisatrice, au sens noble du terme, Alice de Rochechouart démontre par ses interventions dans ces trois espaces éditoriaux - le podcast, la radio, le livre - que la philosophie reste une ressource politique commune, avec laquelle il est encore possible de penser la transformation du monde, au-delà de l'interpréter. Le privilège le plus vertueux qu'elle exhibe tient à l'audace de ses lectures, à l'énergie de son partage, à l'idée qu'elle se fait d'un espace médiatique où les idées révolutionnaires méritent plus d'attention que celles qui voudraient les éteindre". Les Inrocks "Un récit passionnant ! " Quotidien "Avec son nom à particule, l'autrice ne fait pas l'impasse sur son propre parcours. D'école privée catholique en prestigieuses écoles de commerce, Alice de Rochechouart a vécu dans des espaces pour le moins favorisés, dont elle s'est distanciée jusqu'à en faire la critique très vigoureuse". Philosophie Magazine "Abolis en 1789, les privilèges ont-ils vraiment disparu ? Alice de Rochechouart en doute. Dans son nouvel essai "Privilèges. Ce qu'il nous reste à abolir" (JC Lattès) elle montre que non seulement ils perdurent, mais sont toujours constitutifs de notre société. Zoom sur les privilèges". Zoom Zoom Zen, France Inter "Près de 250 ans plus tard, la jeune philosophe Alice de Rochechouart analyse, dans un livre passionnant publié aux éditions JC Lattès, tout "ce qu'il nous reste à abolir" pour que les citoyens puissent jouir d'une réelle égalité". Le Nouvel Obs "Malgré leur abolition en 1789, les privilèges continuent de structurer notre société estime Alice de Rochechouart, docteure en philosophie et autrice d'un essai documenté, qui décrypte les hiérarchies invisibles qui façonnent encore nos rapports sociaux". Ouest France
Selon Derrida, " Tout vrai questionnement est sommé par un certain type d'eschatologie " : la philosophie serait tirée de son sommeil dogmatique par une injonction eschatologique. Ainsi, alors que la notion d'eschatologie est originellement théologique et désigne la doctrine de la fin des temps, elle est convoquée par la philosophie contemporaine chez Heidegger, puis chez Levinas et Derrida, justement pour réfuter toute philosophie téléologique de l'histoire. Comment comprendre ce réinvestissement inattendu ? Cet ouvrage propose d'abord une généalogie du motif eschatologique dans la philosophie contemporaine, afin de comprendre comment l'eschatologie peut s'émanciper du domaine théologique et acquérir une spécificité philosophique. Ensuite, il s'attelle à décrire le motif eschatologique propre à Levinas et Derrida, qu'ils pensent en dialogue avec le messianisme et la phénoménologie. Enfin, il s'intéresse à l'opérativité spéculative de ce motif, qu'on appelle " eschatologie du présent " : un schème qui exige d'interrompre le présent et la présence, pour construire une éthique de l'événement. L'eschatologie doit ainsi être pensée comme l'insomnie de la philosophie, l'" appel à une infinie responsabilité de l'homme, à un inlassable éveil ", selon la formule de Levinas. Elle devient l'injonction éthique, le nom de l'énigme de l'altérité - une altérité que je ne pourrai jamais comprendre au sein d'un horizon, mais qui m'assigne comme responsabilité et vigilance.
« Le secret des secrets est de loin mon roman le plus complexe et le plus ambitieux - et aussi le plus divertissant. L’écrire a été une aventure inoubliable pleine de découvertes » déclare Dan Brown. Éminent professeur de symbologie, Robert Langdon se rend à Prague pour une conférence révolutionnaire sur la noétique donnée par Katherine Salomon, avec laquelle il vient d’entamer une relation. La scientifique est sur le point de publier un essai explosif sur la nature de la conscience humaine qui pourrait bouleverser des siècles de croyances établies. Mais un meurtre brutal précipite leur séjour dans le chaos, et Katherine disparaît soudain avec son manuscrit. Langdon devient la cible d’une puissante organisation et se retrouve pourchassé par un être terrifiant issu de la plus ancienne mythologie de Prague. Alors que l’intrigue se déploie à Londres et à New York, Langdon cherche désespérément Katherine… et des réponses. Dans une course contre la montre à travers le double monde de la science futuriste et de la tradition mystique, il découvre une vérité choquante sur un projet secret qui changera à jamais notre conception de l’esprit humain.
Un véritable coup de cœur ! L’intrigue est admirablement construite. L’auteur distille savamment les informations à travers ses 4 narrateurs en jouant avec les nerfs du lecteur. Il le laisse découvrir les personnages, s’y attacher, pour mieux le surprendre en révélant certains pans dérangeants de leur passé. Il questionne les limites de sentiments tels que l’empathie, l’amour, le pardon ; au grand dam du lecteur qui ne sait plus quoi penser et ne se reconnait plus.
Dans les années 1960, le jeu préféré des garçons qui vivent sur les hauteurs de Sarajevo est un défi aux lois de l'apesanteur : après l'école, ils se retrouvent pour lancer des couvercles de casseroles dans les airs et deviner où les vents les porteront, de sorte que les disques de métal reviennent entre leurs mains. Cinquante ans plus tard, l'un de ces garçons, Emir Kusturica, a grandi en s'inspirant de cet acte de rébellion poétique contre la nature et est devenu réalisateur, auteur et musicien. Il a vu son pays détruit parla guerre, ses frontières redessinées, mais n'a jamais cessé de considérer la liberté comme le bien le plus précieux qu'un homme doit défendre, plus encore s'il est artiste. Lorsqu'il rencontre l'écrivain Peter Handke, il comprend qu'il n'est plus seul. Dans ce roman-monde, deux rebelles — un cinéaste et un conteur — se poursuivent, marchant sur la corde raide entre les fantômes d'Ivo Andrie et d'Ingmar Bergman, à la recherche de l'essence de l'homme.
Ecosse, hiver 1900. Un petit garçon vient s'échouer sur la plage d'un village de pêcheurs. Il ressemble étrangement au fils de l'institutrice, Dorothy, disparu en mer plusieurs années auparavant. Lorsque Skerry est enseveli sous la neige, Dorothy accepte de s'occuper de l'enfant jusqu'à ce qu'il puisse rentrer chez lui. Mais, à mesure que le passé refait surface, les secrets de cette communauté très soudée resurgissent. Et Dorothy doit se confronter à nouveau à Joseph, le pêcheur solitaire qu'elle a passé les dernières années à fuir... Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Claire Desserrey "un premier roman très réussi" Livres hebdo
Rob Grams présente, à l'instar du male gaze, le concept de "bourgeois gaze" . Ce terme désigne cette manière particulière de filmer et de raconter le monde, depuis une position sociale dominante et minoritaire qui se prétend pourtant universelle. Un livre passionnant qui dévoile le mépris de classe structurant notre culture visuelle.
Résumé : Parasite : nom masculin. "Organisme qui se nourrit strictement aux dépens d'un organisme hôte d'une espèce différente" . Les parasites ne sont pas ceux que l'on croit. La véritable classe parasite est celle qui est située au sommet du corps social, cette classe bourgeoise qui a envahi la société tout entière, rachetant ses médias, finançant ses hommes politiques, exploitant ses travailleurs au plus bas prix possible.
Dans ce nouvel essai, l’autrice de Préparez-vous pour la bagarre s’intéresse cette fois au mépris des classes populaires, souvent qualifiées de beauf. Elle tente d’apporter une définition plus juste de ce qualificatif et pointe la domination qu’il véhicule et la trahison exercée à leur encontre, y compris par la Gauche. À la fois intime et politique, cet essai se lit sans peine et invite à prolonger la réflexion et à revoir nos jugements et nos biais culturels à propos des classes à qui on ne laisse jamais la parole. Et, comme toujours avec Rose Lamy, le petit ton piquant mais juste ne gâche en rien notre plaisir.
Quand elle revient s'installer là où elle a grandi, dans un village de la plaine de l'Ain, Lumir se met à écrire. Le vieux du bout de la rue, ses potes, leurs parents, les gens qu'elle croise au PMU... Elle veut comprendre : ce qui les rend heureux, ce qui les met en colère, ce qui leur donne de l'espoir. En faisant parler les siens, l'autrice dessine les contours du malaise qui gronde de plus en plus fort, un peu partout dans les campagnes françaises : l'impression de payer pour tout sans jamais avoir droit à rien ; le sentiment d'être incompris et méprisés par les gens qui comptent, là-haut ; la rage de ne pas arriver à offrir mieux à ceux qu'on aime - et la recherche de responsables, encouragée par le RN qui toujours se nourrit de l'impuissance, sans jamais proposer autre chose que la haine en réponse à la colère. Lumir Lapray livre un portrait puissant et attachant de cette France qui se cherche et, ce faisant, menace de tous nous perdre. Et dessine en creux un chemin collectif et joyeux - qu'il ne tient qu'à eux, à nous, tous ensemble, de prendre... Originaire de l'Ain, département rural et industriel, LUMIR LAPRAY est activiste, engagée pour la justice sociale et environnementale dans les campagnes françaises.