Au cours du XXe siecle, d'importantes découvertes ont conduit à un véritable renouveau de la connaissance du manichéisme : textes et documents archéologiques trouvés le long de la Voie de Ia soie ainsi qu'en Chine ; en Egypte les textes coptes de Médinêt Mâdi ainsi que le Codex Mani (CMC) une vita grecque de la jeunesse du futur prophète de quatre à vingt-quatre ans, paléographiquement datée du Ve siècle. II est évident que Mani s'est présenté comme le Paraclet annoncé et envoyé par Jésus en vue de restaurer son Eglise au lendemain de l'apostolat de Paul. Cette copieuse documentation retrouvée en Asie et en Egypte nous permet de décrire I'Eglise gnostique de Mani, ses structures, son organisation et son apostolat. Le présent volume expose la révélation du prophète de Babylone, sa christologie, l'économie du salut et le rôle des deux sauveurs Jésus et Mani, la vie quotidienne des élus et des auditeurs, la prière, la liturgie et les fêtes, la vie missionnaire ainsi que l'atmosphere chaleureuse régnant dans les communautés. On jette aussi un regard sur les relations de cette Eglise gnostique avec le bouddhisme et les autres courants religieux ; paganisme romain, théologies solaires allant de l'Iran à Rome, Ecritures sacrées des diverses religions. Un chapitre important est consacré à l'interprétation biblique chez les manichéens et chez les chrétiens. On voit clairement la façon dont l'eschatologie dualiste est liée à la doctrine manichéenne des trois Temps et s'oppose de façon radicale à l'eschatologie chrétienne. Auditeur dans l'Eglise de Mani durant plus de neuf ans, Augustin d'Hippone s'est converti au Christ en 387, a reçu l'episcopat et pendant une douzaine d'années a mené un veritable combat contre l'Eglise gnostique. La cinquième partie du volume en retrace une série d'épisodes.
Date de parution
26/11/2020
Poids
300g
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EAN
9782503540955
Titre
L'Egli!se gnostique de Mani
Auteur
Ries Julien
Editeur
Brepols
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300
Date de parution
20201126
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Biographie de l'auteur Né en 1920, Julien Ries est docteur en théologie et licencié en philologie et histoire orientales. De 1960 à 1990, il a enseigné l'histoire des religions à Louvain-la-Neuve. Pour ses publications sur le sacré, l'Académie française lui a octroyé le prix Dumas-Millier en 1986 et le prix Furtado en 1987.
Sinaï, Athos, Thabor, Mont des Oliviers, Sion, Golgotha, Ararat, Olympe, Parnasse, Kunlun, Tai, Heng, Kailash, Bego. Pourquoi la montagne sacrée? Théâtre de toutes les cosmogonies et de tous les mythes, résidence de Shiva, demeure des dieux de la Grèce sur l'Olympe, sanctuaire des pharaons, porte du monde infernal en Mésopotamie... De la France au Tibet, de l'Inde à la Syrie, des Andes à l'Egypte, la montagne sacrée est le lieu où se manifestent les divinités, l'axis mundi, le lien entre ciel, terre et enfer, la voie de tous les mystères et de toutes les promesses. L'ascension est un signe de la vocation spirituelle de l'homme, ce qui explique la variété et la multiplicité des symboles de la montagne: ziggurat, stûpa, obélisque, pyramide, sanctuaires et temples sur les hauteurs. Autant de constructions humaines reflétant la quête de l'au-delà, le dialogue toujours recommencé avec les dieux. C'est proche de la voûte céleste que l'homme entend mieux la voix divine. Rassemblant les meilleurs spécialistes, cet ouvrage essentiel dévoile ces hauts lieux des religions anciennes.
Biographie de l'auteur Julien Ries (né en 1920) est docteur en théologie et licencié en philologie et histoire orientales. De 1960 à 1990, il a enseigné l'histoire des religions à l'université catholique de Louvain- la- Neuve. Pour l'ensemble de ses publications, l'Académie française lui a octroyé le prix Dumas- Millier en 1986 et le prix Furtado en 1987. Il a publié L'Homme et le sacré aux Éditions du Cerf en avril 2009, un troisième volume est prévu en 2010 qui conclura la réflexion de l'auteur.
Lorsqu'a? l'aube du XVIIe sie?cle s'e?teignent les voix du montois Roland de Lassus (Munich, 1594) et du valenciennois Claude le Jeune (Paris, 1600), la vie musicale ne s'arre?te pas pour autant dans le comte? de Hainaut : les individus continuent d'y chanter, jouer et e?couter, les institutions de fonctionner et d'offrir a? d'innombrables musiciens le cadre de pratiques aussi denses que diversifie?es. Si la ce?le?bration de ces gloires musicales a place? le Hainaut au coeur de l'histoire de la musique renaissante, elle l'a rele?gue? durant les sie?cles suivants, sans doute par effet de contraste, a? un de?sert musicographique. C'est cette lacune que le pre?sent ouvrage entend combler en se penchant sur la musique en Hainaut depuis l'ave?nement des archiducs Albert et Isabelle a? la toute fin du XVIe sie?cle, jusqu'aux guerres re?volutionnaires du XVIIIe sie?cle. Soumis a? d'incessants bouleversements ge?opolitiques, situe? a? l'e?cart des grandes routes commerciales, de?pourvu de sie?ge dioce?sain ou universitaire, le Hainaut offre l'occasion d'e?crire une histoire de la musique qui ne se limite pas aux grands centres politiques et e?conomiques retenant habituellement l'attention. En adoptant successivement des points de vue politiques, religieux et socioe?conomiques,vingt-quatre contributeurs explorent la vie musicale de ce territoire qui reste encore largement inexplore?e. Ils et elles mettent ainsi au jour les pratiques musicales de grands seigneurs autant que de bourgeois me?connus, la facture instrumentale et l'e?dition musicale autant que la fonte de cloches, les grandes colle?giales ou les congre?gations religieuses autant que les the?a?tres communaux ou les loges mac?onniques
En ne retenant des deux Vies de saint Roch publiées par les bollandistes que ce qui s'accordait avec l'Histoire, en dépit de leurs incohérences, l'érudition s'était employée jusqu'ici à construire la « biographie vraisemblable » d'un pèlerin thaumaturge de la deuxième moitié du XIVe siècle. Outre de nouvelles vitae, l'auteur investigue de manière exhaustive toutes les autres dimensions négligées d'un dossier hagiographique complexe : celles de la liturgie, des archives civiles, des reliques et de l'iconographie. Il en publie et analyse un corpus exceptionnel de documents inédits, dont certains précèdent les récits de plusieurs décennies. Il en ressort une figure inattendue et bien différente de celle qui résultait du traitement traditionaliste et trop exclusif des documents littéraires. Elle s'enracine dans celle d'un évêque mérovingien d'Autun, se « rénove » sous l'effet de la peste dans la liturgie languedocienne de la fin du XIVe siècle, puis se dédouble dans l'iconographie italienne de la première moitié du XVe siècle. Elle s'inscrit enfin dans un roman du dernier tiers du siècle, plusieurs fois remanié, que le nouveau vecteur de l'imprimerie propulsera à travers toute l'Europe, en deux décennies à peine. Cette vaste enquête heuristique, conçue dans le strict héritage de l'hagiographie critique, apporte encore une contribution méthodologique et épistémologique originale à la stemmatique des réécritures, à l'étude des faux « vols pieux » de reliques et à l'exploitation de l'iconographie. Elle entend aussi alimenter la réflexion sur la notion de dévotion populaire et sur les phénomènes et les groupes sociaux qui la génèrent. Publié avec le concours de la Fondation Universitaire de Belgique, de la Fondation André Vauchez (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres), et du Centre d'études médiévales de Montpellier (Université Paul Valéry Montpellier 3)
Témoignage des contacts de culture dans l'Espagne d'Alphonse le Savant, le Picatrix se présente comme une traduction d'un original arabe (le Ghâyat Al-Hakîm), auquel le ou les traducteurs ont beaucoup retranché ou ajouté. L'ouvrage expose les connaissances de toute nature indispensables à qui veut agir sur le monde et les hommes : fabrication des talismans, exploitation de tous les règnes - minéral, animal et végétal -, prières aux planètes, données astrologiques, physiques et philosophiques. La pratique magique s'inscrit ainsi dans un cadre philosophico-religieux très particulier où l'hermétisme et le néoplatonisme sont associés à l'orthodoxie religieuse. Le Picatrix illustre parfaitement l'idée selon laquelle la magie n'est pas seulement un reflet de la science, mais se présente aussi comme un système complet, une méthode de pensée, de croyance et de savoir. Il a exercé une profonde et durable influence au Moyen Age et à la Renaissance.