L'Empereur de Chine, Le Serin muet, Le Bourreau du Pérou sont trois pièces de théâtre adoptées par Dada ou par le surréalisme. L'Empereur de Chine fut même écrit avant que fût né Dada. Toutes trois sont naturellement faites de personnages et de langage, mais elles sont libérées de tout classement moral ou métaphysique des valeurs. Une seule force valable, d'origine physique : la pesanteur qui attache l'homme par les pieds à la terre, la tête en haut. "En bas le bas, en haut le haut !", telle est la maxime de l'auteur, avec tout ce qu'elle comporte. D'autre part le langage crée maintenant les choses, plus que les choses ne créent le langage. Enfin sachant que l'humour est la connaissance des choses unissant toute affirmation à ses mille contraires, l'auteur en joue pour créer drame ou comédie, au détriment des valeurs oppressives de tous les pouvoirs, quels qu'ils soient. Dans L'Empereur de Chine on verra que l'Empereur se fait plus puissant en se donnant la mort. Dans Le Bourreau du Pérou, le Pouvoir se confond avec la maîtrise de la mise à mort. Dans Le Serin muet, il est simplement dans le gosier d'un canari sans voix : car les mots font le Monde, partout et toujours, même s'ils sont dans l'imagination des autres. Surtout si le mot est "Amour"...
Nombre de pages
320
Date de parution
12/11/1966
Poids
300g
Largeur
118mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070254200
Titre
Théâtre
Auteur
Ribemont-Dessaignes Georges
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
300
Date de parution
19661112
Nombre de pages
320,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : "Ribemont-Dessaignes, en dépit de ses interventions publiques, reste un solitaire - "Tout n'est qu'illustration autour de la solitude", note-t-il déjà en 1926 - et son chant reste toujours, plus ou moins, chant d'appel et de mort. Les contradictions qui l'habitent, cette interrogation inquiète que traduisent de brèves fulgurances transparaissent aussi bien dans les photographies de lui, faites par Man Ray, qu'à travers les témoignages de ceux qui furent ses proches. Rappelant dans Marginales la conférence donnée en 1930 à Bruxelles, Albert Ayguesparse le décrit ainsi : "Grand, mince, d'une élégance chiffonnée, éblouissant de verve, Ribemont-Dessaignes était bien comme nous l'imaginions. Déroutant, agressif, tout à la fois tendre et farouche, mais d'une impitoyable lucidité, Ribemont-Dessaignes est un étonnant sourcier du langage ; il détient le singulier pouvoir de conduire le lecteur dans l'univers de violence et de dérision que Dada vient de mettre au jour et où, d'emblée, il se trouve chez lui. Cet univers, Ribemont-Dessaignes va en arpenter tous les domaines. On dirait qu'un élan irrésistible le pousse plus avant. Ecrire, pour lui, quoi qu'il en dise, n'est jamais un jeu, mais un acte, une démystification, une force jaillie de ce fonds libertaire qu'il porte en lui, inaltérable et incorruptible. En bon franc-tireur, Ribemont-Dessaignes vivra le plus souvent en marge des groupes littéraires auxquels le rattachent cependant des vues communes et avec lesquels il fera un bout de chemin"" Jean Pierre Begot.
Résumé : "Déjà jadis..." c'est le temps qui passe, ce que l'auteur regarde par-dessus son épaule, derrière lui, qui paraît encore si proche et pourtant si lointain. L'auteur a assisté au grand tournant de l'art au début du XXe siècle et il a été de toutes ses aventures. Il s'en fait ici le grand reporter pour en avoir été à la fois l'acteur et le spectateur un demi siècle durant ; il le fait avec la verve et l'humour que l'on peut attendre du co-fondateur, avec Eluard et Tzara du "Coeur à barbe". "Il y eut Dada tel qu'on le fit sans le savoir, a-t-il écrit. Et Dada tel qu'il apparaît dans l'histoire. Pour moi il arriva à point nommé parce que j'avais compris, à la suite des révolutions successives du XXe siècle, qu'il me fallait faire table rase de toutes les valeurs et de tout absolu, et jouer avec l'antiréalité des choses dont l'art ou la pensée se nourrissaient : c'est ainsi que naît vraiment la poésie." Ce témoignage de première main sur une époque qui fascine encore aujourd'hui marque cette histoire d'une pierre blanche.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.