L'indétermination du statut du peuple en droit constitutionnel. Réflexion sur les fondements et limi
Revon Mathias ; Fatin-Rouge Stéfanini Marthe
MARE MARTIN
51,00 €
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EAN :9782386000805
Cette thèse explore un paradoxe central de la démocratie libérale : comment concilier la souveraineté en principe illimitée du peuple avec les limites imposées par l'Etat de droit ? Pour répondre à cette question, l'auteur développe le concept d'indétermination du statut du peuple, inspiré de la métaphore du chat de Schrödinger. Dans ce cadre, le peuple est considéré comme potentiellement souverain et potentiellement limité, permettant de maintenir une coexistence théorique entre des principes a priori incompatibles. Pour expliquer le fonctionnement de cette indétermination, la thèse propose le concept de compromis dilatoire, un mécanisme par lequel la démocratie libérale évite de trancher la question de l'exercice de la souveraineté par le peuple, permettant ainsi un équilibre fragile entre démocratie et libéralisme. Cependant, ce compromis peut être remis en cause par un référendum qualifié de déterminant, car il conduit à trancher la question de la souveraineté lorsque le peuple s'exprime directement. L'indétermination est alors levée, révélant les limites de la démocratie libérale. A travers une analyse théorique approfondie et des exemples de droit comparé, cette recherche propose une lecture renouvelée des fondements de la démocratie libérale et développe un cadre conceptuel pour en saisir les paradoxes et les défis contemporains.
Nombre de pages
506
Date de parution
21/08/2025
Poids
300g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782386000805
Titre
L'indétermination du statut du peuple en droit constitutionnel. Réflexion sur les fondements et limi
Auteur
Revon Mathias ; Fatin-Rouge Stéfanini Marthe
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
160
Poids
300
Date de parution
20250821
Nombre de pages
506,00 €
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L'idée de la création de cet ouvrage est simple. Un jour, un père et un fils décident de réaliser de manière concertée un travail artistique et littéraire sous la forme d'un recueil intime et mémoriel, composé ici de photographies et de poèmes courts. Jacques Revon, photographe puis journaliste grand reporter, a saisi durant ses reportages et son quotidien des milliers d'images en noir et blanc et en couleur, en argentique puis en numérique. Son fils, Sébastien Revon, vit en République d'Irlande, il est pharmacien. L'écriture et les poèmes courts sont pour lui un moyen d'expression privilégié. Eloignés par la distance, mais très proches par la pensée, ils vont par internet partager des images que tous les deux ont choisies et qu'ils affectionnent. S'engage alors entre eux un échange entre le pictural déjà réalisé et l'écriture poétique que le fils va devoir réaliser et proposer à son père. Jacques et Sébastien Revon nous proposent une conversation entre la photographie et le poème. Le lecteur peut, quant à lui, découvrir les liens qui unissent le poème à l'image, l'image au poème... C'est également dans la conception page après page de ce livre que l'imaginaire de chacun peut se développer.
En 1824, le Chalonnais Joseph Nicéphore Niépce, chimiste, invente la photo-graphie. Il fixe une image sur une plaque d'étain recouverte d'une substance sensible à la lumière... Sept ans plus tard, le peintre-décorateur Louis Daguerre invente le daguerréotype. Le 18 août 1839, les travaux de Niépce et de Daguerre sont rendus publics à l'Académie des sciences. Ainsi naît officiellement la photographie. En 1885, l'Américain Georges Eastman invente la pellicule argentique en celluloïd et, trois années plus tard, présente au grand public le premier appareil photographique Kodak avec ce slogan : "Vous appuyez sur le bouton, nous faisons le reste." Dès lors, photographier est à la portée de tous. L'image argentique est utilisée dans de nombreux domaines. Un siècle et demi plus tard, en décembre 1975, dans le plus grand secret, un jeune chercheur de la firme Kodak à Rochester, aux Etats-Unis, Steve Sasson, construit un dispositif ingénieux couplé à un capteur. Il réalise la première photographie numérique. Son importante découverte ne sera rendue publique qu'en 2001. Les images constituées de millions de pixels sont dorénavant enregistrées sur une carte mémoire. La photographie vit une ère nouvelle.
La philosophie dégagée à travers ce témoignage photographique se veut avant tout humaniste : un vrai patrimoine à transmettre et à faire découvrir. Les images (photos toutes réalisées par l'auteur) témoignent du travail et de l'engagement d'ouvriers, de compagnons, de cadres, tous en actions, au rythme des saisons en toutes circonstances. Chaque chapitre aborde une étape de la vie d'un chantier : une phase de construction, un métier, une méthode, un événement de chantier, une cérémonie... (Nombreuses illustrations en couleur).
Un collectif de 26 photographes amateurs basé en Bourgogne, au sein d'un atelier associatif à Daix en Côte d'Or (auquel se joignent d'autres passionnés de photographie domiciliés à Paris, en région lyonnaise, en Irlande et en Australie), décide dès le 16 mars 2020 de témoigner ensemble et quotidiennement des conséquences qui vont se faire jour dans notre vie, dont un confinement à l'échelle du pays. Ainsi pendant près de six mois, 1600 photographies ont été prises. Parmi elles 390 images ont été retenues pour concevoir un livre et raconter ainsi aux générations qui nous suivront un chapitre de notre vie durant l'année 2020.
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).