La bataille de Bizerte. Tunisie, 19 au 23 juillet 1961
Renaud Patrick-Charles
L'HARMATTAN
21,50 €
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EAN :9782738442864
Rouge leader demande autorisation de tir. Sanglé dans le cockpit de son Corsair, le lieutenant de vaisseau Blanchon, commandant en second de la flottille 17 F, amorce son piqué. Tel un épervier visant sa proie, il plonge sur le canon mis en batterie en bout de piste et vers lequel il expédie venus roquettes. Une demi-heure plus tôt, des parachutistes venus en renfort d'Algérie ont sauté sous le feu d'armes automatiques tunisiennes... Conservée par la France lors de l'indépendance de la Tunisie en 1956, la Base stratégique de Bizerte constitue l'un des piliers de la défense alliée en Méditerranée. De par sa position géographique et ses installations, elle couvre une zone de détection étendue et contrôle tout le trafic maritime entre le détroit de Gibraltar et le Proche-Orient. Mais à la mi-juin 1961, le présent Habib Bourguiba en exige soudainement l'évacuation. Bien que le général De Gaulle s'apprête à mettre fin à plus d'un siècle de présence française en Afrique du Nord, il n'est pas disposé à céder Bizerte dans un contexte international où la tension entre l'U. R. S. S. et l'Occident est à son paroxysme. Durant près de 90 heures, une bataille d'une violence inouïe opposera les militaires français aux troupes tunisiennes. Pilotes de chasse, parachutistes et soldats de toutes les armes combattront côte à côte. Grâce à des archives et des témoignages souvent inédits de civils et militaires, l'auteur est parvenu à faire revivre, pratiquement heure par heure, ce tragique épisode de l'histoire, de sa genèse à son dénouement.
Nombre de pages
200
Date de parution
03/05/2000
Poids
262g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738442864
Titre
La bataille de Bizerte. Tunisie, 19 au 23 juillet 1961
ISBN
2738442862
Auteur
Renaud Patrick-Charles
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
262
Date de parution
20000503
Nombre de pages
200,00 €
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Mais qu'avons-nous fait pour mériter une chose pareille ? Quelles fautes devons-nous expier en ce bas monde ? " Avant de franchir le parapet de la tranchée pour monter à l'assaut, le soldat Paul Viriot, du 37e régiment d'infanterie, s'interroge. Combien de camarades vont être broyés lors de cette énième attaque ? Il se sent abandonné à lui-même, sans secours ni consolation. Un siècle plus tard, il demeure difficile de s'imaginer ce qu'ont vécu les poilus durant plus de quatre années. Contrairement aux récits officiels teintés de propagande et saturés de patriotisme, les jeunes hommes qui ont dû combattre n'ont pas été dans leur grande majorité des " bêtes de guerre " recherchant à tout prix une forme de gloire. Il n'y a qu'à parcourir leurs écrits pour mesurer à quel point ils étaient lucides. S'ils aimaient leur pays et la liberté, ils n'admettaient pas que leur existence soit sacrifiée dans des offensives stériles. Voici un ouvrage émouvant et authentique au fil duquel vous découvrez le quotidien d'hommes ordinaires plongés dans la première guerre moderne de l'humanité. L'auteur s'est attelé à rechercher des témoignages inédits afin d'illustrer son récit historique. Des Flandres aux Vosges, il vous fait partager le destin de poilus venus de tous les horizons - paysans, ouvriers et employés ; chefs d'entreprise ; poètes et écrivains comme Guillaume Apollinaire ou Charles Péguy - et vous emmène dans l'intimité des états-majors en vous faisant côtoyer les généraux Joffre, Foch, Pétain et bien d'autres encore? Sans la moindre censure, tous les aspects de la guerre sont abordés, de l'officier mal-aimé abattu par ses hommes sur le champ de bataille aux ordres impitoyables donnés pour empêcher une troupe de reculer face à la déferlante d'un assaut. Les yeux des poilus ont nourri la mémoire d'images et d'émotions, admirablement traduites dans leurs écrits, avec leurs mots et leur sensibilité.
Au-dessus de la vallée de Diên Biên Phu, le 20 novembre 1953, à 10 h 30. Une armada de Dakota largue les parachutistes du Bataillon Bigeard. Le spectacle est grandiose. Baptisée "Castor", la plus grande opération aéroportée de toute la guerre d'Indochine n'aurait pas été déclenchée si, ce jour-là, la météo n'avait pas été favorable... La décision d'installer une base aéro-terrestre en pleine brousse, à 300 kilomètres d'Hanoi dans une région contrôlée par le viêt-minh, incombe au général Navarre, Commandant le Corps Expéditionnaire Français en Extrême-Orient. Le 1er janvier 1954, alors que ses services de renseignements l'alertent sur les moyens considérables que l'ennemi achemine depuis la Chine, il prédit: Diên Biên Phu sera avant tout une bataille d'aviation. Du 20 novembre 1953 au 7 mai 1954, les Aviateurs allaient devoir pousser progressivement leur action au-delà des limites de la résistance humaine. Sans les équipages de l'Armée de l'Air, de l'Aéronavale, de l'Aviation Légère d'Observation d'Artillerie, des Compagnies Aériennes civiles réquisitionnées mais aussi de pilotes Américains héritiers des Tigres Volants, le camp retranché - n'aurait jamais vu le jour et la garnison n'aurait pu survivre et combattre. Outre les conditions météorologiques le plus souvent médiocres, les équipages ont dû affronter une DCA ennemie agressive et meurtrière, comparable à la Flak allemande au-dessus de la Ruhr durant la Seconde Guerre mondiale. La piste, neutralisée dès les premiers jours de l'attaque par l'artillerie viêt-minh, obligea les Dakota et les Flying Boxcar à faire du ravitaillement d'assaut dans des conditions plus difficiles qu'à Stalingrad, tandis que les chasseurs et les bombardiers piquaient sur les nombreux canons et mitrailleuses. Plusieurs années de recherches ont été nécessaires à l'auteur pour recueillir les témoignages et consulter de nombreuses archives souvent inédites, militaires et civiles, officielles et privées, françaises et étrangères, lui permettant ainsi de relater dans le détail le rôle joué par les Aviateurs du 30 novembre 1952, jour où le poste a été enlevé une première fois par le viêt-minh, à la récupération des blessés et des évadés après les combats, en mai et juin 1954. Cinquante ans après, Aviateurs en Indochine constitue le premier livre qui traite, dans son ensemble, de l'action de l'aviation durant La Bataille de Diên Biên Phu, qui, en fait, fut La Bataille de la guerre d'Indochine.
Nord Vietnam, le mardi 16 janvier 1951 en fin de journée. - Restez sur le secteur. Ordre du commandant en chef. On ne discute pas avec le général De Lattre de Tassigny. Malgré la nuit qui tombe et un trou ourlé de métal éclaté sur l'extrados de l'aile gauche, le lieutenant Perfettini, pilote de chasse du Normandie-Niémen, doit rester au-dessus du champ de bataille. Tel un fleuve qui vient de rompre ses digues, des colonnes de soldats viêt-minh coiffés de casques hérissés de branchages dévalent les pentes du Tam Dao pour s'emparer de la garnison de Vinh Yen, dernier verrou avant Hanoi. Guidées par un petit avion d'observation, les patrouilles de Kingcobra et de Helicat enchaînent les piqués et les passes de strafing. Dans le crépuscule, des balles traçantes strient et illuminent le ciel qui s'assombrit. Cinquante ans après, le grand public retient encore de la guerre d'Indochine le cliché de combattants progressant dans les rizières ou dans la jungle au coupe-coupe. Pourtant, ces derniers doivent beaucoup aux Aviateurs qui ont souvent surgi à point nommé pour les dégager de situations critiques, voire désespérées. De la sinistre Plaine des Joncs, dans le sud, à la sanglante Route Coloniale N° 4 dont le tracé épousait celui de la frontière avec la Chine, les équipages de l'Armée de l'Air, de l'Aéronavale et de l'Armée de Terre ont apporté un soutien logistique et tactique déterminant aux troupes au sol. Ils se sont risqués au-dessus de régions montagneuses couvertes d'une épaisse végétation, de dédales de calcaires et de grandes étendues lacustres, avec, en prime, une D.C.A. ennemie dont l'efficacité ne cessait de croître et des conditions météorologiques parfois déplorables. Ils ont été engagés dans les combats les plus importants au Tonkin comme à Vinh Yen, Hoa Binh, Nghia Lo, Na San et dans le Delta du Fleuve Rouge, mais aussi en Annam, en Cochinchine, et même au Laos et au Cambodge. Ce livre, fruit de deux années de recherches au cours desquelles les souvenirs des derniers survivants ont été recueillis et confrontés aux archives, relate de nombreuses missions de guerre : crashs en zone hostile, bombardements et strafing, duels meurtriers avec les mitrailleuses anti-aériennes, retours difficiles avec des avions endommagés, parachutages d'assaut pour ravitailler des postes cernés, sauvetages par les premiers hélicoptères de blessés et d'équipages en détresse, vols dans les nuages au-dessus de régions mal cartographiées...