Enseignant à l'université de Nantes de 1964 à 1999, auteur d'une thèse remarquée sur " Les évolutions de la vie rurale dans les campagnes nantaises et les bocages vendéens " en 1975 (médaille de bronze du CNRS et prix O. de Serres), Jean Renard a été successivement directeur de l'Institut de géographie de l'université de Nantes (ICARUN), du laboratoire CESTAN (UMR 6590 du CNRS), responsable des études doctorales de géographie et du DESS villes et territoires. Il a accumulé observations, notes, lectures, directions de recherche, colloques, ainsi que débats et rencontres, tant avec les responsables des collectivités locales que les acteurs de terrain du département. Ce recueil d'articles, dont l'écriture s'étend sur près d'un demi-siècle et qui sont systématiquement remis en perspective en 2004, permet de mesurer les évolutions, les changements, mais aussi les permanences et les pesanteurs des différents aspects géographiques des sociétés et des systèmes locaux d'un département dont chacun s'accorde à reconnaître les aspects originaux qui en font un modèle de développement. L'industrialisation en milieu rural, l'irruption d'un tourisme de masse balnéaire, l'urbanisation des modes de vie, bouleversent une Vendée rurale, longtemps assoupie et vivant sur les souvenirs entretenus d'un passé mythifié. Dépassant les représentations et les images simplificatrices trop souvent véhiculées sur l'identité du département, l'auteur montre la diversité et la complexité de dynamiques contradictoires qui transforment et modifient les territoires et plaide pour un nouveau découpage des " pays " en l'onction des espaces de vie et des mobilités des populations. Chemin faisant l'auteur s'interroge sur une formule utilisée lors du colloque tenu à Chavagnes-en-Paillers en 1979, savoir si "Tout bouge et rien ne change! ".
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Nombre de pages
308
Date de parution
03/03/2005
Poids
501g
Largeur
165mm
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EAN
9782753500754
Titre
La Vendée. Un siècle d'observation d'un géographe
Auteur
Renard Jean
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
501
Date de parution
20050303
Nombre de pages
308,00 €
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Résumé : Nourrir six milliards d'hommes, répartir les ressources en eau, accroître les rendements, développer le commerce mondial des produits agricoles sont parmi les multiples défis que les campagnes du monde ont eu à relever depuis plusieurs décennies. Paysages, structures agraires, fonctions rurales, utilisation des sols portent les signes des mutations récentes. Dresser, à l'échelle du monde, un bilan de ces transformations et décrire les multiples formes d'évolution de l'agriculture est l'ambition de cet ouvrage. Deux grandes mutations sont privilégiées. D'une part, le passage d'une agriculture paysanne, faite pour se nourrir, à des formes nouvelles d'agriculture dont le but est de produire pour vendre : l'agrobusiness modèle les paysages et les structures agraires au gré des exigences de la nouvelle économie agricole. D'autre part, la transformation d'espaces agricoles, jusque-là voués à la production, en espaces ruraux dans lesquels les fonctions résidentielles, de loisirs et de protection de l'environnement prennent une part grandissante : les campagnes s'urbanisent et se patrimonialisent. Ce double mouvement de fond touche différemment le monde rural et ne fait qu'accentuer l'écart entre les pays du Nord et ceux du Sud. Cette étude approfondie des grands types de structure agraire contemporains permet de dessiner l'avenir des campagnes du monde.
Les campagnes nantaises ne sont plus ce qu'elles étaient. Tel est le constat de cet ouvrage de géographie sociale qui s'appuie sur une double analyse faite à 35 années d'intervalle. Après la soutenance d'une thèse remarquée (prix Sully Olivier de Serres et médaille de bronze du CNRS), publiée en 1976, sur l'évolution des campagnes nantaises entre l'après-guerre et 1975, l'auteur reprend ici l'étude des mêmes campagnes en 2011 et fait le bilan des évolutions. Il met en valeur deux transformations radicales de ces espaces ruraux en un demi-siècle, après leur long immobilisme et isolement entre 1880 et 1960. D'une part le passage d'une agriculture paysanne, faite pour se nourrir et se reproduire, en une agriculture d'entreprise et productiviste, enserrée dans la sphère agricole d'amont et d'aval. D'autre part une étonnante diversification du contenu social de campagnes devenues des espaces résidentiels et de loisirs dans lesquels les agriculteurs sont désormais très minoritaires. Les rapports entre la métropole nantaise et les espaces ruraux en sont bouleversés. Il examine les modalités, les rythmes et les répartitions de ces évolutions. Il résulte de cette double révolution une nouvelle géographie et une nouvelle société rurale dont les populations ont des pratiques, des attitudes et des comportements nouveaux. L'étalement urbain tend à banaliser les modes de vie. Un monde nouveau naît sous nos yeux dont il faut prendre conscience.
30 années de chansons de légende par le compositeur de "Que je t?aime", "Laisse moi t?aimer", "La Maritza", "Avant de nous dire adieu"? Jean Renard raconte "ses" artistes: Johnny, Sylvie, Mike Brant, Jeane Manson, etc.À la question d?un journaliste (Jean Théfaine dans le magazine "Chorus" n° 43) qui lui demandait lesquelles de ses chansons incarnaient le mieux les trois générations de Français "dont vous êtes ce qu?on pourrait appeler la bande originale de vie", Johnny répondait sans hésiter: "Que je t?aime".Une chanson composée en 1969 par Jean Renard (sur un texte de Gilles Thibaut) qui demeure UN, si ce n?est LE classique parmi les classiques de la star. À l?heure des carrières "kleenex", les compositeurs seraient nombreux aujourd?hui à se satisfaire d?un seul pareil chef d?oeuvre. Jean Renard, lui, a collectionné l?écriture de centaines de grandes chansons et de tubes parmi lesquelles La Maritza, Par amour, par pitié et Irrésistiblement (numéro un des ventes récemment au Japon) pour Sylvie Vartan, "Entre mes mains", "Je t?aime, je t?aime, je t?aime", "Ceux que l?amour a blessés", "Comme un corbeau blanc" et, bien sûr, "Que je t?aime" pour Johnny, "J?ai un problème" pour le couple mythique des années 60-70, "Laisse moi t?aimer", "Mais dans la lumière", "À corps perdu" pour Mike Brant ou encore "Avant de nous dire adieu" et "La chapelle de Harlem" pour Jeane Manson. Il n?y a pas d?artistes, encore moins de stars, sans ceux qui, à l?instar de Jean Renard, vouent leur existence à une certaine idée du spectacle qui rime avec exigence, générosité, sincérité et amour! Jean Renard, dans cette autobiographie vérité, inoubliable plongeon dans les coulisses de la création, nous parle de la vie, de l?amour, "Que je t?aime? la vie".
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Les années Milliat" forment un moment particulier de l'histoire des femmes en France. Dans le contexte de la Grande Guerre et de ses suites, des femmes s'organisent de manière autonome pour braver les interdits qui pèsent sur leur corps, et revendiquent le droit au mouvement, au sport, à l'accès aux compétitions. Alice Milliat représente le pendant féminin, féministe et populaire de Pierre de Coubertin et d'un CIO hostile aux femmes. De l'échelle du club à celle de la fédération internationale, elle organise des réseaux de sportives permettant l'accès aux sports jugés trop masculins (football, rugby), au plein air, aux rencontres amicales ou de haut niveau, aux voyages... une vie plus libre pour les jeunes femmes des grandes villes provoquant l'ire des plus conservateurs. "La présidente" , comme on l'appelle, n'est pas seule. Elle sait s'entourer, et les sportives bénéficient aussi de l'aide de "la doctoresse" Marie Houdré, de la directrice de l'Ecole de haut enseignement commercial pour jeunes filles Louli Sanua, de la journaliste féministe Jane Misme, de la championne d'athlétisme et aviatrice Sophie Eliott-Lynn : toute une génération de militantes convaincues que l'égalité passera aussi par le sport.