Au milieu du xixe siècle, l'hystérie s'abat sur les femmes d'un petit village en Haute-Savoie. Ces étranges possessions bouleversent les croyances religieuses et scientifiques, pour révéler la nature profonde des relations humaines. En 1857, une jeune femme rousse et amnésique arrive à Morzine, un village alors reculé. Exploitée par un couple qui la recueille, confrontée à la rudesse d'un quotidien sans fantaisie, elle s'épanouit dans la nature et dans son imaginaire. Un jour, un mal étrange commence à s'abattre sur la communauté féminine. Possession, hystérie ? Les médecins, les curés et les rebouteux en tous genres vont s'acharner à éradiquer cette violence qui dérange. À travers le surgissement de ces troubles affectant les corps des femmes, ce sont les croyances d'un monde rural sous l'emprise religieuse et les convictions des grands scientifiques qui sont remises en question. Partant de ses recherches historiques sur un fait divers révélateur, l'auteur s'est plongé dans l'univers troublant de celles qu'on appelait sorcières. Après des études d'histoire, français et allemand à l'Université de Genève, Alexandre Regad embrasse une carrière dans l'enseignement. En parallèle, il préside les éditions Encre Fraîche depuis 2009 et fait partie de leur commission littéraire depuis leur création. Avec ses collègues, il contribue à créer le Salon des Petits Éditeurs à Chêne-Bougerie (Suisse) en 2014. « Les Réprouvées » est son premier roman.
Nombre de pages
152
Date de parution
12/06/2025
Poids
170g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782940718511
Titre
Les réprouvées
Auteur
Regad Alexandre
Editeur
PRESSES INVERSE
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130
Poids
170
Date de parution
20250612
Nombre de pages
152,00 €
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La loi n°2015-177 du 16 février 2015 a défini les animaux comme des "êtres vivants doués de sensibilité", marquant une évolution du droit français. Ne bénéficiant ni de la personnalité juridique, ni d'un régime juridique nouveau, les animaux demeurent néanmoins, sous réserve des lois qui les protègent, soumis au régime des biens. Cet ouvrage invite à refondre la catégorie des personnes afin d'y intégrer l'animal, favorisant la création d'un régime juridique cohérent et efficace. Le droit français distingue aujourd'hui les personnes morales des personnes physiques. Parmi ces dernières, il est proposé de créer, à côté des personnes humaines, la catégorie des personnes non-humaines, distinguant les animaux des hommes. Les interventions rassemblées dans cet ouvrage expliquent pourquoi cette proposition de création d'une personnalité juridique pour les animaux est non seulement possible, mais également souhaitable. Le législateur apporterait ainsi les réponses théoriques et pratiques aux nombreuses incohérences de notre droit sur la question des animaux. Cette première édition, qui pose les fondements de la personne physique non- humaine en droit français, concerne les animaux de compagnie. Les autres animaux seront abordés dans les prochains volets. ONT CONTRIBUÉ À CET OUVRAGE : Téresa GIMENEZ-CANDELA, Jean-Pierre MARGUÉNAUD, Alain PAPAUX, Laurent PENNEC, Caroline REGAD, Cédric RIOT, Sylvie SCHMITT SOUS LA RESPONSABILITÉ SCIENTIFIQUE DE : Caroline REGAD, Cédric RIOT, Sylvie SCHMITT
La limite n'est jamais une fin, elle est toujours un commencement ", affirmait Heiddeger. C'est dire qu'on ne peut pas considérer les limites comme une barrière infranchissable, bien au contraire. Les réflexions qui se portent " Aux limites du droit " font apparaître une zone d'échange et de communication avec bien d'autres paramètres que ne le laisserait suggérer un éventuel système pur du droit. Que trouve-t-on aux limites du droit ? Le politique, l'éthique, la croyance, l'économie? ? Comment le droit est-il amené à se moduler, à s'adapter en fonction des circonstances ? Comment expliquer sa nature finalement assez plastique ? Les contributions réunies sont l'uvre non seulement d'universitaires mais aussi de praticiens du droit, ce qui permet d'appréhender le sujet de manière riche et diversifiée, offrant ainsi un panorama de ces limites, tout à fait révélatrices de ce qu'est, au fond, le droit.
Avec les animaux sauvages, la recherche sur la personnalité juridique se rattache aux problématiques liées à la protection de la biodiversité, à l'environnement et au développement durable. La protection des écosystèmes est également une piste que cet ouvrage se propose d'explorer. La personnalité de l'animal sauvage ouvre ainsi la réflexion sur un droit du vivant qui renvoie, sans s'y limiter, aux animaux et à laNature. Point d'orgue de ces travaux, la Charte du Droit du Vivant, proclamée en lien avec le programmeHarmony with Nature des Nations Unies, appelle à l'équilibre entre l'intérêt des êtres humains, des animaux et de la Nature.
Une petite oeuvre étincelante d'humour, où Heine revêt l'identité d'un jeune hobereau polonais pour tailler en pièces les conventions morales et religieuses, le règne de l'argent-roi... et le genre même des « mémoires », qu'il clôt ici sur une pirouette au beau milieu du Livre Premier. Parus en 1833, et aussitôt interdits en Prusse, les Mémoires de Monsieur de Schnabeléwopski nous montrent un Heine au sommet de sa verve. Le simple nom du narrateur ? un patronyme germanique flanqué d'un suffixe polonais ? nous plonge déjà dans la parodie. Entre sa Pologne natale et la Faculté de théologie de Leyde où on l'envoie étudier, ce bon-à-rien multiplie les aventures burlesques ou sensuelles, égratigne au passage les banquiers de Hambourg, que l'auteur connaît bien, tout en faisant la part belle à l'onirisme et aux mythologies populaires : ainsi la légende du Vaisseau fantôme, qui peu après inspirera Wagner. L'oeuvre est traduite dès 1834, mais dans une version incomplète et adaptée au « goût français ». La traduc-tion d'A. Coeuroy (1925), plus fidèle et reprise dans la plupart des éditions ultérieures, laisse pourtant certaines pages de côté. Celle-ci reprend le texte intégral.
Une "âhistoire gothiqueâ" â? C'est ainsi qu'Horace Walpole définit son Château d'Otrante, un conte où se côtoient un spectre, un casque géant, une épée monstrueuse, une statue qui saigne, un moine, des princesses et un tyran retranché dans son château fort. Esthète et lord anglais, Horace Walpole (1717-1797), compose ainsi le premier roman gothique de la littérature occidentale. Le Château d'Otrante, avec son tragique exacerbé qui laisse place à un grotesque volontairement démesuré, pose les jalons des récits fantastiques et des romans noirs des siècles à venir. Cette réédition de la première traduction française du Château d'Otrante (1767) est préfacée par Alain Cobellari, professeur de littérature française médiévale aux universités de Neuchâtel et de Lausanne, et auteur, aux Presses Inverses, de la Petite histoire de la littérature médiévale à la manière de Pierre Desproges.