Une petite oeuvre étincelante d'humour, où Heine revêt l'identité d'un jeune hobereau polonais pour tailler en pièces les conventions morales et religieuses, le règne de l'argent-roi... et le genre même des « mémoires », qu'il clôt ici sur une pirouette au beau milieu du Livre Premier. Parus en 1833, et aussitôt interdits en Prusse, les Mémoires de Monsieur de Schnabeléwopski nous montrent un Heine au sommet de sa verve. Le simple nom du narrateur ? un patronyme germanique flanqué d'un suffixe polonais ? nous plonge déjà dans la parodie. Entre sa Pologne natale et la Faculté de théologie de Leyde où on l'envoie étudier, ce bon-à-rien multiplie les aventures burlesques ou sensuelles, égratigne au passage les banquiers de Hambourg, que l'auteur connaît bien, tout en faisant la part belle à l'onirisme et aux mythologies populaires : ainsi la légende du Vaisseau fantôme, qui peu après inspirera Wagner. L'oeuvre est traduite dès 1834, mais dans une version incomplète et adaptée au « goût français ». La traduc-tion d'A. Coeuroy (1925), plus fidèle et reprise dans la plupart des éditions ultérieures, laisse pourtant certaines pages de côté. Celle-ci reprend le texte intégral.
Nombre de pages
150
Date de parution
13/01/2026
Poids
120g
Largeur
110mm
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EAN
9782940718573
Auteur
Heine Heinrich ; Meur Diane
Editeur
PRESSES INVERSE
Largeur
110
Date de parution
20260113
Nombre de pages
150,00 €
Disponibilité
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Bien que moins connus que le Livre des Chants ou le Romancero, les Nouveaux poèmes, parus en 1844, révèlent pourtant la vraie figure du poète politique et font découvrir un Heine au sommet de sa carrière artistique et intellectuelle. Ces pièces n'ont pas seulement profondément renouvelé la poésie heinéenne, elles ont aussi marqué de leur empreinte la poésie allemande moderne.
Ce recueil offre un aperçu varié de l'oeuvre d'Heinrich Heine, comprenant des lettres de Berlin, des essais critiques et des mélanges. Les textes, écrits à différentes périodes de sa vie, reflètent sa personnalité littéraire et son regard sur la société et la culture de son époque. Une esquisse autobiographique complète le portrait de l'auteur.
Redécouverts sur des papyrus au XIXe siècle, ces deux récits du poète grec antique Bacchylide de Kéos célèbrent les exploits de Thésée, héros en devenir. On en propose ici une traduction poétique en français, assortie d'une présentation et de clés de compréhension. Thésée, fils du roi athénien Egée - ou du dieu Poséidon, c'est selon - n'est encore qu'un adolescent lorsqu'il tente de gagner Athènes en suivant un chemin semé de monstres et de brigands afin de se faire reconnaître par son père, qu'il n'a jamais vu. Sorti vainqueur - et grandi - de ces dangers, il devra encore se mesurer au terrible défi lancé par le roi Minos avant de pouvoir gagner la Crète et affronter le Minotaure dans le célèbre labyrinthe de Cnossos. Ce sont certains de ces exploits que célèbre le poète grec Bacchylide de Kéos (VIe-Ve s. avant notre ère) dans une langue très riche et imagée dont cette nouvelle traduction française reflète toutes les subtilités. L'auteur Né sur l'île de Kéos peu après 520 avant notre ère, Bacchylide exerça son activité poétique à Syracuse et à Athènes durant la première moitié du Ve siècle. Avec son contemporain Pindare, il fut l'un des maîtres de la lyrique chorale grecque antique. Le traducteur Le traducteur, Michel Aberson, a enseigné les langues anciennes au Collège de Genève ainsi que l'histoire grecque et romaine aux universités de Genève et de Lausanne.
Une "âhistoire gothiqueâ" â? C'est ainsi qu'Horace Walpole définit son Château d'Otrante, un conte où se côtoient un spectre, un casque géant, une épée monstrueuse, une statue qui saigne, un moine, des princesses et un tyran retranché dans son château fort. Esthète et lord anglais, Horace Walpole (1717-1797), compose ainsi le premier roman gothique de la littérature occidentale. Le Château d'Otrante, avec son tragique exacerbé qui laisse place à un grotesque volontairement démesuré, pose les jalons des récits fantastiques et des romans noirs des siècles à venir. Cette réédition de la première traduction française du Château d'Otrante (1767) est préfacée par Alain Cobellari, professeur de littérature française médiévale aux universités de Neuchâtel et de Lausanne, et auteur, aux Presses Inverses, de la Petite histoire de la littérature médiévale à la manière de Pierre Desproges.
Poèmes choisis et traduits par Antoine Viredaz Illustrations de Guy Lee Guily. Parmi la centaine d'épigrammes que l'Anthologie grecque attribue à Léonidas de Tarente (4e-3e s. av. J. -C.), plusieurs pièces mettent en scène une persona de poète itinérant. On le voit ainsi résider à la cour d'Epire avant d'être entraîné par les vicissitudes de son époque vers la Grèce puis l'Asie. Le présent choix de poèmes entend illustrer quelques étapes de la biographie imaginaire de ce personnage, archétype du poète vagabond cher aux romantiques, à qui l'on pourrait faire dire comme Wilhelm Müllerâ : "âIch kann zu meiner Reisen nicht wählen mit der Zeitâ" . Suivez-le dans ses errances antiques, illustrées en fluo par un spécialiste de l'âge hellénistique.
Ce recueil de poèmes lestes, sélectionnés avec grande facétie, présente un visage moins connu et pourtant si savoureux du grand Clément Marot (1496-1544), si réputé chez nous, en terre protestante, pour ses traductions des Psaumes. Grâce à une orthographe modernisée, on goutera aux saveurs de Ballades, épigrammes, Chansons et épitaphes aussi osées qu'impertinentes. Le recueil s'ouvre sur les Blasons du beau et du lait tétin et se conclut avec l'épitaphe d'Alix qui fut "âen culetis la plus experteâ" .