Figures du deuil et du photographique. Formes du film-essai chez Naomi Kawase, Alain Cavalier et Dav
Rèbre Isabelle
LETTRE VOLEE
24,00 €
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EAN :9782873176631
Cet essai développe une réflexion autour du photographique dans son lien à la mémoire et au deuil, qu'il soit intime ou d'ordre historique. Il montre que la photographie est une figure de deuil, autrement dit, elle fait à la fois coupe et lien. À travers un corpus restreint de trois films-essais, cet ouvrage analyse des figures de deuil et des gestes filmiques singuliers. Dans 'La Danse des souvenirs' (2002), Naomi Kawase est confrontée à une mort intime. L'imbrication de clichés photographiques dans le film produit une suspension qui provoque un renversement dans cette trajectoire dont l'issue semblait fatale. La cinéaste use de la photographie comme une figure de lien qui permet de relier les vivants et les morts. Dans 'Ce répondeur ne prend pas de messages' (1978), Alain Cavalier, incarne un homme endeuillé. Le cinéaste reprend un grand nombre de clichés photographiques tirés de ses archives personnelles, parmi lesquels des coupures de journaux représentant des cadavres de la guerre. Dans ce geste de reprise, la problématique prend une dimension historique. À l'instar de la photographie devenue ici figure de coupe, le film déploie un ensemble de figures où la rupture insiste, participant d'un jeu de deuil. Avec 'Le Journal' (1973-1982) de David Perlov, qui est enserré entre deux guerres, le texte aborde la problématique dans sa dimension politique. Le cinéaste israélien, qui est aussi photographe, utilise différents formats de photographies. Par ces gestes de reprises et de répétitions, le photographique permet une transformation de la figure qui autorise la séparation avec un passé traumatique
Nombre de pages
272
Date de parution
21/11/2025
Poids
240g
Largeur
120mm
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EAN
9782873176631
ISBN
2873176636
Auteur
Rèbre Isabelle
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
120
Date de parution
20251121
Nombre de pages
272,00 €
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Dans l'antichambre de l'enfer ou du paradis, deux hommes se rencontrent et tentent de se parler. Ce sont des meurtriers. L'un est jeune, l'autre moins; l'un est arabe, l'autre européen, l'un croit au ciel, l'autre en la raison. Ce que le jeune homme voit comme la préface à son jugement dernier, l'autre le vit comme son cauchemar...
Ingmar Bergman réalise Sarabande à quatre-vingt six ans, alors qu'il pensait en avoir fini avec le cinéma. Ce tournage apparaît comme la seule issue aux tourments qui s'emparent de lui en cette fin de vie. Le cinéaste y pose la question du dialogue avec les morts : la réponse tient ici à l'utilisation de la photographie. Ainsi, place-t-il au c'ur de son film le portrait d'une défunte : c'est paradoxalement cette image fixe qui va mettre en mouvement les personnages, et provoquer leur déplacement. La sarabande n'est-elle pas d'abord une danse ? L'autre particularité de ce film est de condenser en son sein un grand nombre de reprises tirées de sa filmographie, savamment remises en rythme. Il ne s'agit pas de conclure, mais de rassembler et réanimer personnages et motifs anciens dans une ?uvre profondément musicale, composée pour se reprendre à l'infini. Ultime et subtil renversement d'un cinéma qu'on pensait hanté par la mort.Isabelle Rèbre est cinéaste et a réalisé une dizaine de films documentaires dont un long-métrage Pollock & Pollock (2017). Elle achève actuellement son doctorat de cinéma. Elle est aussi l'auteure de : Moi quelqu?un (Actes Sud Papiers, 1998), Ton 8 mai 1945 et le mien (France Culture, 2001- Publie.net) et Fin, pièce de théâtre créée par Bernard Bloch et Martine Colcomb en 2015.
André Rebré est bibliste, religieux Fils de la charité. Il a assuré le commentaire des textes liturgiques des années A, B et C du "Missel Communautaire" du Père Michonneau (1972 et 1978), celui des Actes des Apôtres dans la revue Croire aujourd'hui, celui d'évangiles dans la revue Signes (1995-1998). Il a été membre du conseil de catéchèse des Editions de l'Atelier.
Bonn Sally ; Lerichomme Lise ; Ramirez-Blanco Juli
Comment occupons-nous nos espaces de vie, comment occupons-nous notre temps, que faisons-nous de nos corps ? Liées par l'amitié, et un intérêt partagé pour les utopies féministes, Sally Bonn, Lise Lerichomme et Julia Ramirez-Blanco ont imaginé ensemble à partir de ces questions une exposition, un symposium, un workshop et cet ouvrage collectif. 'Le Foyer de la révolte' s'appuie sur l'imaginaire utopique et féministe lié à nos conditions de travail domestique, de vie "privée" et d'expérimentations sociales. Dans les années 1980, l'historienne de l'architecture Dolores Hayden avait réfléchi à certaines de ces questions dans son ouvrage novateur 'The Grand Domestic Revolution'. Reprenant cette impulsion et l'actualisant, les artistes, chercheur·euses et auteur·ices du 'Foyer de la révolte' inventent des pistes et des formes dessinant des présences possibles et des futurs désirables. Depuis les pensées radicales du XIXe siècle jusqu'aux interrogations contemporaines sur nos manières de vivre, des nourriceries du Familistère de Guise aux squats anarcho-féministes berlinois, des bidonvilles de Nanterre aux habitats collectifs des ZAD contemporaines, nous suivons une ligne sinueuse mais décisive parmi des manières d'être et de faire monde. Par touches successives, les modèles familiaux y sont recomposés, le rapport au travail éclaté, la pensée de l'espace ouverte. L'enjeu de cet ouvrage est de faire apparaître la création artistique dans sa dimension engagée et d'entretenir le feu de ces révoltes. Sous la direction de Sally Bonn, chercheuses en esthétique, Lise Lerichomme, chercheuses en arts plastiques, et Julia Ramirez-Blanco, chercheuses en histoire de l'art, avec les contributions d'Anne Creissels, Keren Detton, Marcelo Expósito, Anaïs Feyeux, Edith Gaillard, Jacopo Galimberti, Anne-Valérie Gasc, Noémie Goddard, Monique Hervo, Clovis Maillet & Louise Hervé, Alex Martinis Roe, Morgane Merteuil, Cynthia Montier, Daniela Ortiz, Frederic Panni, Juan Pro, Ghislaine Vappereau.
Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d'ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d'échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C'est à éclairer cette dimension que s'attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d'aujourd'hui tentent d'en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l'art et études migratoires, cet ouvrage constitue l'une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines.Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d'art. Docteur en esthétique de l'ÉHÉSS, il est également diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Bordeaux, de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l'Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l'auteur d?"Une histoire de l'art d'après Auschwitz" en trois volumes parus à L'Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.