Ce livre veut présenter un vrai visage d'Edith Stein, juive et catholique, à travers son ?uvre et sa vie, et mettre en lumière le cheminement qui l'a conduite à une compréhension renouvelée du mystère d'Israël et de son sens actuel et vital pour la foi chrétienne. Devenue catholique, elle a en effet découvert l'enracinement du christianisme dans l'Alliance du Sinaï, dans sa liturgie, son regard sur le monde et les hommes. C'est cet enracinement qu'Edith Stein a vécu de manière prophétique, anticipant le concile Vatican II. L'auteur a puisé particulièrement dans les Lettres, dans la Vie d'une famille juive, où Edith Stein décrit sa jeunesse et porte témoinage de la richesse humaine du judaïsme, et dans ses écrits carmélitains, où elle met en lumière la continuité/rupture entre judaïsme et christianisme. Ce livre présente aussi des témoignages et des faits sur tout ce qu'Edith Stein a réalisé, spécialement de 1932 à 1942, pour combattre l'antisémitisme en général et l'antijudaïsme chrétien en particulier. Un livre qui voudrait apporter sa contribution pour que Edith Stein ne soit pas un obstacle mais une invitation au dialogue entre juifs et chrétiens dans l'esprit de ces propos d'Emmanuel Levinas : " L'amitié judéo-chrétienne ne crée pas, elle suppose déjà la solidarité interhumaine. Mais la parenté entre juifs et chrétiens, qui est un fait et une valeur, peut rendre irritantes les différences. Il faut les surmonter non pas en en faisant abstraction, mais en en prenant conscience et en désamorçant, par la connaissance et la communication, les points explosifs et passionnels, en transformant les oppositions en compréhension et sympathie ".
Nombre de pages
167
Date de parution
09/12/1998
Poids
400g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782940090372
Titre
Edith Stein et le mystère d'Israël
Auteur
Rastoin Cécile
Editeur
AD SOLEM
Largeur
135
Poids
400
Date de parution
19981209
Nombre de pages
167,00 €
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Résumé : La vie de la philosophe juive allemande née en 1891, morte comme carmélite à Auschwitz en 1942, canonisée comme sainte en 1998, dont on lira ou relira la fugurante biographie pour le centième anniversaire de sa conversion en 2021. Tout ce qu'il faut savoir de la vie et de l'itinéraire intellectuel comme spirituel de la grande sainte du XXe siècle. Juive convertie au catholicisme, carmélite, philosophe, théologienne, victime du nazisme, sainte patronne de l'Europe, Edith Stein méritait une biographie synthétique comme porte d'entrée de sa pensée. A travers de nombreux témoignages inédits et d'extraits de ses écrits inconnus en français, Cécile Rastoin, carmélite elle aussi, dégage les grands traits de sa personnalité et de son parcours : naissance dans une famille isralélite en 1891, découverte de la phénoménologie en 1914, enracinement dans l'expérience intérieure en 1918, baptême dans l'Eglise catholique en 1922, engagement féministe, politique et éducatif en 1930, lutte contre le nazisme et entrée dans l'ordre du Carmel en 1933, mort à Auschwitz en 1942. Edith Stein nous livre, à travers sa vie et son oeuvre, l'exigeance d'être soi-même afin de devenir authentiquement humain. Un pari magnifiquement relevé. Un livre qui change qui le lit.
En se penchant sur l'histoire du Carmel, liée à notre histoire européenne, Edith Stein s'est intéressée au Carmel français à travers diverses figures de sainteté plus ou moins connues : sœur Marie de l'Incarnation (Mme Acarie), les Carmélites de Compiègne, sœur Marie-Aimée de Jésus, Marie Antoinette de Geuser (Consummata) et sœur Elisabeth de la Trinité, sœur Marie de Jésus Crucifié et Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de la Sainte Face. Son regard intuitif sur ces carmélites françaises peut nous aider à les redécouvrir pour aujourd'hui. En contemplant ces visages carmélitains, Edith Stein est devenue peu à peu sœur Thérèse Bénédicte de la Croix et en composant ses écrits sur ces belles figures du Carmel français, elle nous dit également quelque chose de la manière dont elle intériorise leur témoignage pour en vivre et permettre à d'autres de puiser à ces " sources cachées ".
Cavanaugh William ; Rastoin Cécile ; Rastoin Jacqu
Depuis plusieurs siècles, l'Église en est venue à ne plus avoir que la " garde des âmes ", laissant les corps au soin de l'État. Dans la société moderne, la mission du chrétien se cantonnait désormais à " spiritualiser " les structures de la vie politique et publique. Cette mission a été notamment exposée par les partisans de la " chrétienté profane ", inspirée par Jacques Maritain. Or, cette théorie n'envisageait guère l'éventualité d'un temps de persécution où il faudrait que l'Église, Corps du Christ, résiste " corporellement " : où des catholiques, fidèles à l'État, puissent être impliqués contre d'autres catholiques, jugés infidèles, comme ce fut le cas au Chili sous le régime de Pinochet. Résidant au Chili dans les années 1980, William Cavanaugh a été témoin de ce régime de terreur, du caractère " rituel " de la pratique de la torture par l'État, en une simiesque liturgie de mort, et de l'inefficacité de la hiérarchie de l'Église chilienne, formée à l'école de la " chrétienté profane ", face à cette persécution menée par des catholiques contre des catholiques au nom de l'État. Revenu aux États-Unis, où il enseigne la théologie, William Cavanaugh a voulu montrer comment, progressivement, l'Église a su faire échec à la politique de mort de la Junte militaire. À la fois témoignage vécu et réflexion théologique, ce livre exceptionnel jette une lumière radicalement nouvelle sur les événements du Chili, sur les impasses d'une certaine ecclésiologie, et sur les défis que va bientôt devoir relever l'Église d'Occident si elle veut retrouver sa place légitime dans la cité des hommes.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).