Torture et eucharistie. La théologie politique et le Corps du Christ
Cavanaugh William ; Rastoin Cécile ; Rastoin Jacqu
AD SOLEM
34,80 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782940402397
Depuis plusieurs siècles, l'Église en est venue à ne plus avoir que la " garde des âmes ", laissant les corps au soin de l'État. Dans la société moderne, la mission du chrétien se cantonnait désormais à " spiritualiser " les structures de la vie politique et publique. Cette mission a été notamment exposée par les partisans de la " chrétienté profane ", inspirée par Jacques Maritain. Or, cette théorie n'envisageait guère l'éventualité d'un temps de persécution où il faudrait que l'Église, Corps du Christ, résiste " corporellement " : où des catholiques, fidèles à l'État, puissent être impliqués contre d'autres catholiques, jugés infidèles, comme ce fut le cas au Chili sous le régime de Pinochet. Résidant au Chili dans les années 1980, William Cavanaugh a été témoin de ce régime de terreur, du caractère " rituel " de la pratique de la torture par l'État, en une simiesque liturgie de mort, et de l'inefficacité de la hiérarchie de l'Église chilienne, formée à l'école de la " chrétienté profane ", face à cette persécution menée par des catholiques contre des catholiques au nom de l'État. Revenu aux États-Unis, où il enseigne la théologie, William Cavanaugh a voulu montrer comment, progressivement, l'Église a su faire échec à la politique de mort de la Junte militaire. À la fois témoignage vécu et réflexion théologique, ce livre exceptionnel jette une lumière radicalement nouvelle sur les événements du Chili, sur les impasses d'une certaine ecclésiologie, et sur les défis que va bientôt devoir relever l'Église d'Occident si elle veut retrouver sa place légitime dans la cité des hommes.
Nombre de pages
444
Date de parution
04/03/2009
Poids
455g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782940402397
Titre
Torture et eucharistie. La théologie politique et le Corps du Christ
Auteur
Cavanaugh William ; Rastoin Cécile ; Rastoin Jacqu
Editeur
AD SOLEM
Largeur
135
Poids
455
Date de parution
20090304
Nombre de pages
444,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : Dans le sillage du pape François, William Cavanaugh adopte l'idéal d'une Église telle un hôpital de campagne. Au carrefour de la théologie, de l'économie et du politique, il jette un regard neuf sur les pathologies de l'entreprise, la marchandisation de la politique et la théologie sous-jacente à la " science économique ". Dans le style clair qui a fait le succès de ses précédents livres, il déconstruit le mythe d'une " religion " qui serait associée à la violence et artificiellement séparée de la vie. Dialoguant avec les penseurs de la démocratie radicale ou fugitive, Cavanaugh plaide à la suite de Benoît XVI en faveur d'une " autorité politique répartie " et dénonce l'idolâtrie de l'Etat et du marché. Cet essai brillant est une invitation originale à stimuler l'imagination politique et un appel à créer des espaces mobiles et décentralisés où peuvent s'enraciner de nouvelles pratiques sociales et économiques. Ainsi, ne pouvant se contenter de condamner les maux de nos sociétés, l'Église doit sortir sur le champ de bataille non pour blesser mais, comme le corps médical qui risque jusqu'à sa vie, pour panser les corps et réchauffer les coeurs.
La mondialisation : opportunité pour la nouvelle évangélisation ou caricature de la catholicité de l'Eglise ? Afin de répondre à cette question, William Cavanaugh remonte à l'origine de l'Etat-nation, au moment où, dit-on, les guerres de religion, au 17e siècle, obligèrent les Etats à s'arroger le rôle d'arbitres entre les différentes confessions chrétiennes pour préserver la paix civile. En trois chapitres, ce livre démontre qu'en réalité les guerres de religion n'ont pas créé, mais accompagné le développement de l'Etat tout-puissant. Sous prétexte de paix civile, les théoriciens de l'Etat moderne, notamment Hobbes, Locke et Rousseau, ont relégué la religion dam le domaine privé, créant ainsi un espace public " neutre ", d'où tout discours théologique est exclu. Au terme de ce processus, l'Eglise, Corps du Christ, est aujourd'hui réduite au rang d'un membre de la société civile, dans un monde toujours plus homogène et uniformisé. A l'encontre de ce simulacre de catholicité, William Cavanaugh montre que seule la redécouverte de la dimension politique de la liturgie eucharistique, impliquant un autre espace et un autre temps, offre une alternative, un moyen de résistance aussi, au totalitarisme politico-économique connu aujourd'hui sous le nom de mondialisation.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).