Quelles proximités pour innover ? Longtemps délaissé par les économistes, le thème de l'innovation est devenu à la mode dans les années 80 avant de faire la fortune des décideurs, qu'il s'agisse des technopoles, des clusters, des pôles de compétitivité ou des aides de toutes sortes. Aujourd'hui, au regard de la formidable concentration spatiale des activités d'innovation et du succès de zones telles que la Silicon Valley ou Sophia Antipolis, on considère que la proximité géographique est nécessaire, voire essentielle, à l'innovation et à la diffusion des connaissances. Mais est-ce certain ? Est-il réellement nécessaire d'être proches pour innover ? Le présent ouvrage, écrit par des économistes, des sociologues et des gestionnaires, se penche avec scepticisme sur cette question à partir d'exemples pris dans différentes régions françaises. L'analyse des facteurs de localisation des activités innovantes et des caractéristiques des systèmes localisés d'innovation, ainsi que l'étude des questions de géographie des connaissances et de leur diffusion locale permettent de relativiser le dogme de la proximité géographique et de mettre à jour les ressorts spatiaux souvent complexes des activités d'innovation, qu'il s'agisse des multiples canaux de diffusion ou de la possibilité de rencontres temporaires entre entreprises et organisations innovantes.
Nombre de pages
221
Date de parution
02/01/2007
Poids
385g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296026476
Titre
Quelles proximités pour innover ?
Auteur
Rallet Alain ; Torre André
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
385
Date de parution
20070102
Nombre de pages
221,00 €
Disponibilité
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Ces textes écrits par des économistes, des géographes et des aménageurs, pointent les deux principaux enjeux d'une analyse des villes : tout d'abord, rendre compte de la diversité contradictoire de la ville ; ensuite, progresser dans l'explication du phénomène croissant de métropolisation, c'est-à-dire comprendre l'organisation de la région métropolitaine, son fonctionnement, ses avantages et ses limites. La concevoir comme une combinaison de proximités peut y aider.
La diffusion massive de l'Internet et des technologies de communication modifie-t-elle la géographie des activités et de la population ? Faut-il encore être physiquement proche pour se coordonner, interagir, alors que les possibilités de communiquer à distance s'accroissent sans cesse ? Les réseaux de communication interrogent le besoin de proximité, car la proximité n'est plus seulement physique ou géographique. Elle peut aussi s'établir par des supports virtuels. Certains auteurs, pour qui l'espace physique ne compterait plus, ont imprudemment soutenu la thèse de la fin de la distance. Mais l'espace existe encore. Les réseaux de communication, qui facilitent les interactions à distance, ne suppriment pas pour autant la nécessité de relations de face à face, entre personne privées comme entre ingénieurs et commerciaux. Ecrits par des économistes, des géographes et des aménageurs, les texte réunis dans cet ouvrage analysent les relations entre TIC et espace géographique. On examine tout d'abord le rythme auquel ces technologies sont adoptées par le entreprises, selon leur localisation et les transformations qu'elles induisent dans les relations entre les entreprises. Puis on s'interroge sur leur impact sur la distribution des produits et les structures commerciales. On termine par leurs liens aux processus de développement régional.
Au-delà des effets d'annonce qui ont caractérisé la Nouvelle Economie et conduit à la considérer comme l'origine d'un nouveau cycle Kondratiev ou comme une révolution entre agents économiques. Au-delà des réactions trop pessimistes annonçant sa fin prochaine, puis très vite son renouveau ou sa résurrection, la Nouvelle Economie apparaît aujourd'hui comme un ensemble structurel en voie de stabilisation. Aussi et dès lors qu'un certain recul peut-être désormais envisagé, il apparaît comme particulièrement opportun d'engager une réévaluation des modalités de fonctionnement de la Nouvelle Economie. Le présent ouvrage a pour intention d'offrir aux lecteurs quelques éléments de référence permettant d'en comprendre les principaux modes de coordination et d'organisation. L'approche retenue consiste à considérer les Technologies de l'Information et de la Communication comme initiatrices de modifications profondes concernant la structure organisationnelle des entreprises, les modalités de fonctionnement des marchés, l'organisation des secteurs industriels, la coordination des communautés d'internautes ou encore la croissance économique. L'ouvrage intéresse un large public d'étudiants, de chercheurs ou d'universitaires économistes et gestionnaires mais aussi de professionnels de l'industrie, d'analystes ou de managers en Technologies de l'Information et de la Communication.
Études consacrées à l'impact des nouvelles technologies de l'information et de la communication sur la répartition spatiale des activités et des hommes. Stratégies des acteurs : entreprises, collectivités locales, politiques publiques.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...