De Cousin à Benda. Portraits d'intellectuels antijacobins
Ragghianti Renzo
L'HARMATTAN
19,00 €
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EAN :9782738488404
Thermidor, le 18 Brumaire, l'Empire, la Restauration, les Trois Glorieuses, 1848, 1870, en de grandes vagues successives de plus en plus espacées, ont représenté une composition provisoire, bien relative, des contradictions issues de 1789. Et si la philosophie paraît d'abord se perdre dans les déchirements des passions, 1815 inaugure un processus de valorisation de l'enseignement qui s'exprimera bientôt à travers quelques figures de professeurs promus à un rang social jamais atteint auparavant. Pareillement, la conscience que toute morale abstraite est dénuée d'efficacité présidera, bien après, à la mission unificatrice de la nation. En effet, dès 1880, c'est l'enseignement qui en sera chargé en la personne des maîtres d'école qui conjugueront spiritualisme moral et foi laïque. Différents itinéraires intellectuels, de Cousin à Durkheim, de Vacherot à Benda, témoignent d'une tension morale commune dont le but est de bâtir une nouvelle citoyenneté. Car il s'agit là, dans le cadre du libéralisme, d'une succession ininterrompue de réflexions sur la décomposition de la société organique. La terreur panique du jacobinisme n'est pas alors uniquement un résidu des contradictions engendrées par la Révolution, mais une réponse au processus de massification de la politique.
Nombre de pages
187
Date de parution
01/03/2000
Poids
262g
Plus d'informations
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EAN
9782738488404
Titre
De Cousin à Benda. Portraits d'intellectuels antijacobins
ISBN
2738488404
Auteur
Ragghianti Renzo
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
262
Date de parution
20000301
Nombre de pages
187,00 €
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Cet essai retrace les débuts de la Revue de Métaphysique et de Morale. Dans le creuset de passions qui se nouent autour de l'affaire Dreyfus il examine également la pensée d'Alain, lecteur des philosophes, ses années de formation à l'Ecole Normale Supérieure et sa remise en cause de l'image stéréotypée du sage dans la cité. S'appuyant sur de nombreux documents inédits, ces pages montrent comment surgit la figure bendaïque du clerc, réfutation du déclin de la culture considérée comme un simple instrument de propagande et de contrôle. En effet, l'image d'Alain révolté individualiste, avec son radicalisme intégral, cache une pluralité d'attitudes intellectuelles. Même s'il n'a jamais adopté de forme systématique ou cédé aux modes culturelles, l'essayiste-moraliste a toujours lié son éthique à une philosophie de l'esprit, à une métaphysique volontariste. L'itinéraire intellectuel d'Alain est en rapport constant avec l'évolution morale, politique et littéraire de la France entre 1890 et 1940. De même, la Revue de Métaphysique et de Morale, dont le premier numéro parait en 1893, revue de jeunes gens tels Xavier Léon, Elie Halévy, Léon Brunschvig, et à laquelle participe Alain en personne, exprime l'union féconde et constante de la philosophie et de la science, un dialogue continu avec d'autres cultures nationales, en particulier avec la psychologie allemande.
Le rapport entre la psychologie de la mémoire et l'idée du temps est au centre de débats philosophiques dans les décennies soixante-dix et quatre-vingts, c'est-à-dire entre la dissolution du positivisme et l'épanouissement du vitalisme spiritualiste. La genèse de l'idée de temps est un ouvrage posthume publié par Fouillée en 1890 chez Alcan, qui réunit deux articles parus dans la "Revue philosophique", respectivement en 1885 et en 1880 : L'évolution de l'idée de temps dans la conscience et La mémoire et le phonographe, dans lesquels ont été insérés de nombreux ajouts. La question essentielle est de savoir qui en est l'auteur, car des échos de Bergson sont perceptibles dans ce "petit livre", publié un an après l'Essai sur les données immédiates de la conscience : on soupçonnera Fouillée d'en avoir écrit certains chapitres. C'est l'avis partagé aussi bien par Bergson que par Jankelevitch, mais cette hypothèse est à rejeter car ces ajouts sont vraisemblablement des notes rédigées par Guyau lui-même.
Après le lycée d'Angers où il enseigne la philosophie à partir d'octobre 1881, Bergson est nommé à Clermont-Ferrand le 28 septembre 1883 : il y restera cinq ans. Au-delà de l'ambiguïté du " mythe de Bergson à Clermont ", alimenté par les témoignages de Joseph Désaymard d'abord. de Gilbert Maire ensuite, ces leçons, transcrites au fur et à mesure de l'exposition ou tout simplement dictées, étant en pur style oral, nous font pénétrer dans sa classe de terminale. nous montrent un professeur aux prises avec le devoir de préparer ses élèves pour le baccalauréat. En effet, selon des propos qu'il tiendra bien plus tard, dans l'enseignement on doit livrer " les vérités traditionnelles, celles sur lesquelles, comme dit Descartes, s'accorde le gros des sages ". Ce qui n'exclut pas sans doute que des thèmes proprement bergsoniens développés dans ses œuvres futures, apparaissent déjà dans les cours. Ce deuxième volume contient les leçons d'histoire de la philosophie selon le manuscrit Eugène Estival, mais aussi des extraits et quelques cours complets tirés des notes prises par Adolphe Achard et Emile Cotton. Estival fut l'élève de Bergson en classe de philosophie pendant l'année scolaire 1885-1886, tandis qu'Achard et Cotton le furent pendant les deux années suivantes.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...