Après le lycée d'Angers où il enseigne la philosophie à partir d'octobre 1881, Bergson est nommé à Clermont-Ferrand le 28 septembre 1883 : il y restera cinq ans. Au-delà de l'ambiguïté du " mythe de Bergson à Clermont ", alimenté par les témoignages de Joseph Désaymard d'abord. de Gilbert Maire ensuite, ces leçons, transcrites au fur et à mesure de l'exposition ou tout simplement dictées, étant en pur style oral, nous font pénétrer dans sa classe de terminale. nous montrent un professeur aux prises avec le devoir de préparer ses élèves pour le baccalauréat. En effet, selon des propos qu'il tiendra bien plus tard, dans l'enseignement on doit livrer " les vérités traditionnelles, celles sur lesquelles, comme dit Descartes, s'accorde le gros des sages ". Ce qui n'exclut pas sans doute que des thèmes proprement bergsoniens développés dans ses œuvres futures, apparaissent déjà dans les cours. Ce deuxième volume contient les leçons d'histoire de la philosophie selon le manuscrit Eugène Estival, mais aussi des extraits et quelques cours complets tirés des notes prises par Adolphe Achard et Emile Cotton. Estival fut l'élève de Bergson en classe de philosophie pendant l'année scolaire 1885-1886, tandis qu'Achard et Cotton le furent pendant les deux années suivantes.
Nombre de pages
302
Date de parution
01/04/2006
Poids
380g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296001541
Titre
Lecons clermontoises. Tome 2
ISBN
2296001548
Auteur
Bergson Henri ; Ragghianti Renzo
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
380
Date de parution
20060401
Nombre de pages
302,00 €
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Henri Bergson, dans son essai "Le rire : Essai sur la signification du comique", explore les mécanismes et les fonctions du rire dans la société. Cet ouvrage philosophique, publié pour la première fois en 1900, est une analyse profonde de la nature du comique et de son impact sur les relations humaines. Bergson propose que le rire est essentiellement social, servant à corriger les comportements déviants et à renforcer les normes collectives. À travers une série d'exemples tirés de la vie quotidienne, de la littérature et du théâtre, il démontre comment le comique naît souvent d'une rigidité ou d'une automatisation des comportements humains. L'essai se divise en trois parties : la première examine le comique des formes, la deuxième s'intéresse au comique des situations, et la troisième analyse le comique des mots. En étudiant ces différents aspects, Bergson révèle que le rire a une fonction corrective, incitant les individus à s'adapter aux exigences de la vie sociale. Il souligne également que le rire est une manifestation de l'intelligence, car il nécessite une compréhension des subtilités de la situation comique. Cet ouvrage reste une référence incontournable pour ceux qui s'intéressent à la philosophie du rire et à la psychologie sociale, offrant une perspective unique et intemporelle sur la nature humaine. L'AUTEUR : Henri Bergson, né le 18 octobre 1859 à Paris, est un philosophe français de renom, célèbre pour ses travaux sur la perception du temps et de la conscience. Il est issu d'une famille d'origine juive polonaise et anglaise, ce qui lui a permis de bénéficier d'une éducation multiculturelle. Bergson entre à l'École Normale Supérieure en 1878, où il se lie d'amitié avec des figures littéraires et philosophiques de son temps. Agrégé de philosophie, il enseigne dans plusieurs lycées avant de se consacrer pleinement à ses recherches philosophiques. Son oeuvre majeure, "L'évolution créatrice", publiée en 1907, lui vaut une reconnaissance internationale et influence de nombreux penseurs du XXe siècle. Bergson reçoit le prix Nobel de littérature en 1927 pour l'ensemble de son oeuvre, qui se distingue par son style clair et sa capacité à rendre accessibles des concepts philosophiques complexes. En plus de ses écrits sur le rire, Bergson est connu pour ses réflexions sur la durée, la mémoire et la vie intérieure.
Ce troisième volume des Cours d'Henri Bergson renferme son enseignement oral sur l'histoire de la philosophie moderne et contemporaine. Outre quelques leçons datant de l'époque de l'enseignement à Clermont (1884-1886) et qui ont surtout valeur de témoignage historique, l'essentiel du volume est constitué par trois grands cours dispensés aux "khâgneux" du lycée Henri IV, en 1893-1895:- un cours sur l'histoire de la philosophie moderne de Bacon à Leibniz;- un cours sur la Critique de la raison pure;- un cours sur l'histoire des théories de l'âme.Ce dernier cours, fleuron de ce troisième volume, se révèle particulièrement éclairant, parce qu'il est contemporain de la préparation de Matière et mémoire (1896). Il jette sur la genèse et la signification de ce maître livre une clarté sans égale.Le quatrième volume des Cours rassemblera les principaux enseignements de Bergson en histoire de la philosophie ancienne. H.H.
Ce quatrième volume regroupe quatre cours que Bergson a consacrés à la philosophie grecque, de 1884 à 1899.Un cours sur Plotin, vraisemblablement donné à l'Ecole normale supérieure en 1898-1899, constitue le centre de ce volume.Un cours plus général et scolaire, sur l'histoire de la philosophie grecque, donné dans la khâgne du lycée Henri-IV en 1894-1895. Quelques pages aussi d'un cours de classe terminale au lycée de Clermont-Ferrand, première ébauche du cours de Henri-IV, par un tout jeune professeur de lycée. Enfin, le "Cahier noir", vraisemblablement témoin du tout premier enseignement universitaire de Bergson, chargé de cours à l'Université de Clermont-Ferrand, en 1884 ou 1885.Les trois derniers textes de ce volume préparent le premier. Et celui-ci indique l'une des étapes essentielles de la transition entre Matière et mémoire (1896) et L'Evolution créatrice (1906). L'intime corrélation entre les Cours et les ?uvres majeures s'en trouve confirmée.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...