Combats pour l'enfance. Itinéraire d'un faiseur d'opinion, Alexis Danan (1890-1979)
Quincy-Lefebvre Pascale
BEAUCHESNE
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EAN :9782701020044
Pascale Quincy-Lefebvre Combats pour l'enfance Itinéraire d'un faiseur d'opinion, Alexis Danan (1890-1979) "Il ne suffit plus que l'opinion publique larmoie, ou vitupère en vase clos. Si son émoi est sincère, elle doit agir, affirmer clairement sa résolution d'avoir le dernier mot... Retroussons nos manches, et, s'il vous plaît, à la pioche" . En date du 31 mai 1936, l'appel a pour sujet "? l'enfance malheureuse ? ", "? l'enfance qui souffre ? ", "? l'enfance tout court ? ". Son auteur, Alexis Danan (1890-1979), est un professionnel de la grande presse française. Né en Algérie peu avant l'affaire Dreyfus, monté à Paris au lendemain de la Grande Guerre, il fait carrière dans le reportage social et la chronique, d'abord à Paris ? -? Soir, puis dans des journaux issus de la Résistance. Maniant "? l'épée du scandale ? " contre l'Administration pénitentiaire, l'Assistance publique ou les mauvais parents contre les "? bagnes d'enfants ? ", pour les droits de l'enfant ou la cause de l'adoption, le journaliste partage son indignation avec ses lecteurs pour que l'enfance soit placée "? sous la protection du public ? ", "? comme il en est des jardins et monuments des villes ? ". Interpellant les autorités, il initie un réseau national de Comités de vigilance et d'action pour la protection de l'enfance malheureuse. Jusqu'aujourd'hui, des hommes et des femmes se regroupent pour répondre à cet appel. Que dit cette vie d'un homme de presse et dirigeant associatif sur la façon de porter la "? cause de l'enfance ? " au xxe siècle ? Ses choix, ses échecs, sa capacité à coller à une époque ou la difficulté à la rattraper sont autant de voies d'entrée dans les recompositions de l'action pour l'enfance en danger dans l'espace public. Acteur et révélateur d'une histoire sensible, sociale et politique autour d'un enfant devenu précieux, Alexis Danan, homme de carrefour, côtoie les grandes consciences morales du temps. Témoin des restructurations des politiques de l'enfance et de la famille, il a défendu une certaine image de la démocratie et des corps intermédiaires à l'ère des masses. Dix ans après sa mort, les parlementaires votent la loi du 10 juillet 1989 relative à la prévention des mauvais traitements à l'égard des mineurs et à la protection de l'enfance. Parce que association pionnière, la Fédération des Comités Alexis-Danan dite "? Enfance Majuscule ? " fait toujours partie du groupement d'intérêt public administrant le service communément appelé "? Allô Enfance en Danger ? ". Pascale Quincy-Lefebvre, historienne à l'Université d'Angers (Pres UNAM), est rattachée au Centre de recherche historique de l'Ouest (UMR CERHIO). Elle travaille sur les politiques sociales et s'est spécialisée dans l'étude de l'histoire de l'enfance et de la famille. Elle fait partie du comité de rédaction de RHEI (Revue d'histoire de l'enfance irrégulière), fruit d'une col
Nombre de pages
352
Date de parution
03/06/2014
Poids
600g
Largeur
158mm
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EAN
9782701020044
Titre
Combats pour l'enfance. Itinéraire d'un faiseur d'opinion, Alexis Danan (1890-1979)
Auteur
Quincy-Lefebvre Pascale
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
158
Poids
600
Date de parution
20140603
Nombre de pages
352,00 €
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Niget David ; Quincy-Lefebvre Pascale ; Marais Jea
La congrégation du Bon-Pasteur d'Angers trouve ses origines dans le XIXe siècle des industries et des promiscuités urbaines. Pour cet ordre religieux, il s'agit de prendre en charge les jeunes filles des classes populaires considérées comme à protéger, dangereuses ou "incorrigibles" . Contrairement à leurs homologues des classes aisées, les filles de familles modestes grandissent dans un environnement fait de libertés et de menaces. Congrégation issue du mouvement eudiste qui se destine au relèvement des prostituées "repenties" , le Bon-Pasteur entend les protéger. En France, le Bon-Pasteur occupe rapidement une position de quasi-monopole dans la rééducation des filles jusqu'aux années 1960. Par la voie de la justice, l'Etat devenu républicain et laïc, délègue aux congrégations religieuses le soin de corriger les "mauvaises filles" afin de leur permettre "de contracter des habitudes d'ordre et de travail propres à les ramener à la vertu" . Ainsi, 8000 enfants sont passées entre les murs du couvent de la seule maison-mère d'Angers entre 1940 et 1991, date de sa fermeture. Contestées de toutes part au tournant des "années 68" , y compris par les jeunes elles-mêmes, ces institutions entrent en crise pour mourir à petit feu. Un modèle moral, éducatif et économique a vécu, sans être à même de se réformer à travers le temps. Ce modèle marque pourtant de son empreinte la vie de dizaines de milliers de jeunes filles. Pour la première fois, les archives de la congrégation se sont ouvertes : archives publiques et archives privée, permettant de documenter la vie de cette congrégation entre 1940 et 1990. L'ouvrage se situe au croisement de l'histoire de la justice des mineures et de l'histoire des déviances juvéniles dans une perspective de genre.
Parcourez la France de région en région et découvrez des vues époustouflantes, des villages atypiques, des sites charmants ! Vous pensiez connaître la France, découvrez-la sous un autre jour, plus insolite, singulière et merveilleuse que jamais. Admirez les plaines de Normandie, les calanques de Marseille, les villages colorés de Provence, les collines ocres de Roussillon... Pourquoi vouloir partir à l'autre bout du monde quand la France regorge de sites, de paysages et de reliefs si variés et si saisissants ?
Les Marrons, ces hommes et ces femmes fuyant l'esclavage, ne se contentèrent pas de survivre grâce au pillage des plantations coloniales. Dans les montagnes, les forêts et les marais du continent américain, ils créèrent des communautés libres et autonomes, et cultivèrent leur propre nourriture dans le respect de la nature - tout en libérant d'autres esclaves et en combattant les colons. Ils démontrèrent ainsi qu'un mode de vie contraire à l'impérialisme de plantation était possible, et défendirent cette idée avec courage, souvent au prix de leur sang, pendant des générations. Ce recueil de bandes dessinées raconte quelques-unes de leurs histoires, des histoires d'évasion et de retrouvailles, d'exils et d'appartenance, d'audace et de dignité. Des histoires de damnés ayant pris en main leur propre salut. Leur mémoire constitue une source inépuisable d'inspiration pour quiconque tente de résister à l'esclavage moderne et de s'opposer aux injustices contemporaines. Soyons Marrons !
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.