Le Père Peinard. Un journal "espatrouillant" (1889-1900)
Pouget Emile
NUITS ROUGES
18,10 €
Epuisé
EAN :9782913112278
La renommée de ce fameux périodique va au-delà des milieux anarchistes. Il la doit à son style très coloré, et fort violent, utilisant un argot parisien plein de verve, dont il constitue un précieux conservatoire. Il faut cependant distinguer entre le vrai langage populaire de ces années et les créations de son rédacteur quasi unique, Emile Pouget - un des fondateurs de la CGT. Sa (re)lecture, ici proposée en chronologie, illustre ainsi l'évolution de l'anarchisme français vers le syndicalisme, à travers des événements comme le boulangisme, le scandale de Panama, les attentats à la dynamite et l'affaire Dreyfus. Avec ses nombreux échos d'entreprises, Le Père Peinard constitue aussi un témoignage de première main sur la condition des ouvriers de l'époque, ainsi que sur leurs luttes contre les " capitalos " et les " vautours ", les " endormeurs " et les " ratichons ", les " sergots " et les " galonnards ", sans oublier les " bouffe-galette " du " Palais-Bourbeux ". Mais là aussi il faut faire la part des exagérations de Pouget quant à la combativité de la classe ouvrière et à l'ampleur de ses combats.
Nombre de pages
407
Date de parution
15/05/2006
Poids
455g
Plus d'informations
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EAN
9782913112278
Titre
Le Père Peinard. Un journal "espatrouillant" (1889-1900)
Auteur
Pouget Emile
Editeur
NUITS ROUGES
Largeur
0
Poids
455
Date de parution
20060515
Nombre de pages
407,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce texte, paru en 1905 aux éditions Marcel Rivière, est un manuel de résistance d'un autre temps. Oublié de la mémoire collective, occulté de l'histoire officielle, il a continué de se transmettre par les canaux clandestins d'une tradition noire et rouge. Subversif, méthodique et souvent drôle, il expose la théorie et la pratique du sabotage. Saboter n'implique pas forcément détruire. Le Sabotage à ranger quelque part entre Le Droit à la paresse de Paul Lafargue et L'Art de la guerre de Sun Tzu, se lit à la fois comme un petit traité de stratégie syndicale et un manuel de philosophie pratique préconisant la résistance face à la morale du travail. Devenir saboteur c'est rompre avec l'idée que le travail est un devoir, s'émanciper de l'exigence du travail bien fait à tout prix.
La renommée de ce fameux périodique est due au style très coloré, et fort violent, utilisant un argot parisien plein de verve, de son rédacteur quasi unique, Émile Pouget - un des fondateurs de la CGT. Sa (re)lecture chronologique illustre l'évolution de l'anarchisme français vers le syndicalisme, à travers les événements qui secouèrent le pays : le boulangisme, le scandale de Panama, les attentats à la dynamite et l'affaire Dreyfus. Le Père Peinard constitue aussi un témoignage de première main sur la condition des ouvriers de l'époque, ainsi que sur leurs luttes contre les « capitalos » et les « vautours », les « endormeurs » et les « ratichons », les « sergots » et les « galonnards », sans oublier les « bouffe-galette » du « Palais-Bourbeux ».
L'action directe, c'est la libération des foules humaines, c'est leur montée vers la conscience. C'est l'appel à tous pour participer à l'oeuvre commune : chacun est invité à ne plus être un zéro humain ; chacun est incité à ne plus subir passivement les fatalités sociales. L'action directe clôt le cycle des miracles - miracles du ciel, miracles de l'Etat. En opposition aux espoirs en les " providences ", de quelque espèce que ce soit, elle proclame la mise en pratique de la maxime : le salut est en nous. Les quatre brochures que nous reproduisons ici contiennent l'essentiel de la conception du syndicalisme révolutionnaire. Ces essais sont complétés par trois textes relatifs à la campagne pour la journée de huit heures lancée en 1904. Indispensables pour connaître le " moment révolutionnaire " du syndicalisme français, ces manuels de la révolte ouvrière sont aussi source d'inspiration pour tous ceux qui ne peuvent se résigner à un " ordre " social aussi intolérable aujourd'hui qu'il l'était voilà cent ans.
Richard Müller n'était ni un théoricien ou un politicien comme Rosa Luxemburg ou Karl Liebknecht, mais un ouvrier tourneur, simple adhérent du SPD d'avant 1914, l'un de ces héros que l'Histoire tire de l'ombre avant de l'y replonger, une fois sa tâche accomplie. A la tête du réseau des Délégués révolutionnaires, créé en 1916 pour résister au militarisme, il fut, plus que la Ligue Spartakus, "l'homme de la Révolution de novembre". A travers son action, nous découvrons les ressorts prosaïques des événements, souvent plus décisifs que les discours enflammés et les postures héroïques. Modéré, "centriste", il s'opposera au soulèvement prématuré de janvier 1919 à Berlin et à l'aventureuse "Action de mars" de 1921, lancés par le Parti communiste. Pas toujours avisé dans ses choix, il était aussi parfois courageux et déterminé, à l'image finalement de la classe ouvrière allemande de ces années-là. Partisan d'une "République des conseils", adhérant au KPD en 1920, comme la majorité des socialistes de gauche, il en sera assez vite écarté de fait par la bolchévisation. Après la publication de précieuses Mémoires au milieu de la décennie, il abandonnera toute activité politique pour une inattendue carrière de promoteur immobilier, qu'il mènera sans trop de scrupules.
Ernst, lycéen dans une petite ville de l'Allemagne du sud, s'éveille à toutes les complexités de la vie. Les injustices et les inégalités sociales, la mesquinerie et la médiocrité de nombre de ses camarades de classe qui prennent plaisir à persécuter plus faible ou plus sensible qu'eux le heurtent, ainsi que la méchanceté et l'hypocrisie de beaucoup d'adultes. L'éveil de sa sexualité, impérativement attrayante mais que l'ignorance et l'hypocrisie rendent mystérieuse, lui valent bien des déboires et des frayeurs. Sa solidarité spontanée avec un jeune Juif, souffre-douleur d'un maître de gymnastique sournoisement antisémite, le rapproche d'un garçon plus averti et plus mûr que lui, fils d'un ancien officier anticonformiste. Brutalement, cette société bien ordonnée bascule dans la guerre et bouleverse le quotidien. Emportés par la vague nationaliste, tous les habitants se retrouvent dans une grande union chauvine : bourgeois et petits-bourgeois se sentent pousser des ailes de héros, les ouvriers sont abreuvés de musique militaire et de discours patriotiques, les militants socialistes sont trahis, abandonnés par leurs chefs dont les idées chancellent. Tous, bras dessus bras dessous, s'engagent dans la guerre que l'on annonce courte et... victorieuse.