Contre toute attente, Silvio Berlusconi a réussi à conquérir le pouvoir en 1994 et à y revenir en 2001, après avoir été renversé une première fois au bout de un an. Cette figure, totalement atypique, que l'on verrait plutôt s'épanouir dans les ex-pays communistes ou en Amérique latine, a imprimé sa marque à la vie politique et à la société italiennes. Première fortune d'Italie, self-made man enrichi à l'ombre de la Première République, il a commencé par faire main basse sur l'audiovisuel italien. En utilisant son réseau d'entreprises pour créer un parti politique d'un nouveau type et en s'alliant avec les exclus du système, il a réussi à former une coalition qui dirige le pays depuis cinq ans. L'Italie s'enfonce dans une crise économique et sociétale sans précédent, mais Silvio Berlusconi, sauvé par des institutions qu'il n'a pas forgées, est toujours là. Il est parvenu à préserver son empire et son impunité, malgré la haine tenace que lui voue la Magistrature. Promoteur d'un style de communication qui repose sur la vulgarité et la dépolitisation, aidé par la crise permanente de la gauche italienne et la lassitude d'une société vieillissante, il semble désormais en fin de cycle. Que deviendra alors l'attelage qu'il a constitué depuis dix ans? L'Italie reviendra-t-elle à la Première République faute d'avoir pu en inventer une Seconde?
Nombre de pages
103
Date de parution
02/03/2006
Poids
116g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782283021736
Titre
L'Italie de Berlusconi
Auteur
Portelli Hugues
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
115
Poids
116
Date de parution
20060302
Nombre de pages
103,00 €
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Trente ans. En France, pour un régime politique, c'est presque un record : seule la IIIe République le bat. Trente ans, ce fut le temps nécessaire au régime né de la Constitution de 1958 pour survivre à son fondateur, résister aux épreuves politiques (décolonisation, alternances), aux secousses sociales (Mai 1968) et aux flux idéologiques (socialisme, libéralisme). Ce fut aussi le délai suffisant pour modeler les comportements des citoyens, des élites dirigeantes et des acteurs politiques : en trente ans, un nouveau consensus s'est établi, sur des règles de jeu internes comme sur la présence internationale de la France, qui conditionne les choix politiques. Hugues Portelli raconte ici en détail les trois décennies qui ont vu la France se muer d'empire colonial en nation industrielle européenne. Il y dresse le tableau exhaustif de la vie quotidienne de la Ve République et analyse tous les champs du politique. {La Politique en France sous la Ve République} est un ouvrage unique qui permet au lecteur d'embrasser cette longue période en même temps que d'en décortiquer les ressorts. Un monument destiné à l'"honnête homme" autant qu'au spécialiste.
Le droit constitutionnel moderne intègre l'ensemble des règles juridiques qui régissent le fonctionnement des institutions mais aussi de la vie politique et des droits fondamentaux. Cet ouvrage traite dans une première partie des grandes démocraties contemporaines dans une perspective historique et comparée, et étudie dans une seconde partie les institutions de la Cinquième République, intégrant leur évolution sur un demi siècle. Il met particulièrement l'accent sur le rôle nouveau de la jurisprudence des juridictions constitutionnelles et sur l'encadrement juridique croissant de la vie politique. Selon le principe de la collection, les rubriques pédagogiques (résumé du cours, définitions, documents, bibliographie, sujets corrigés) permettent une application immédiate du cours. Ce livre est ainsi destiné aux étudiants des facultés de droit, des AES et des IEP et aux candidats aux concours administratifs.
Deux voix rivalisent aujourd'hui en Amérique latine. Par leurs politiques, leurs projets et leurs doctrines, Chavez et Uribe symbolisent deux manières radicalement distinctes de concevoir la vie nationale et régionale. Malgré des parallèles parfois rapides les rapprochant sous l'étiquette de "populistes" ou de "néo-populistes", la situation que connaît chacun de leur pays après plusieurs années de pouvoir est très différente. L'antagonisme direct de ces deux chefs d'Etat se traduit entre autres par leurs vues politiques distinctes: le leader vénézuélien promeut un "projet bolivarien" qui repose essentiellement sur la lutte "révolutionnaire"; le président colombien défend une politique de renforcement de l'autorité de l'Etat par la voie constitutionnelle avec le soutien des Etats-Unis. Dans cette lutte pour le leadership politico-moral de l'Amérique latine (dernièrement, l'affaire Bétancourt en a été révélatrice), le Brésil de Lula tente de s'interposer dans le match Chavez-Uribe et se présente comme une voie intermédiaire.
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