La politique en France sous la Ve République. Edition revue et augmentée
Portelli Hugues
GRASSET
27,95 €
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EAN :9782246388616
Trente ans. En France, pour un régime politique, c'est presque un record : seule la IIIe République le bat. Trente ans, ce fut le temps nécessaire au régime né de la Constitution de 1958 pour survivre à son fondateur, résister aux épreuves politiques (décolonisation, alternances), aux secousses sociales (Mai 1968) et aux flux idéologiques (socialisme, libéralisme). Ce fut aussi le délai suffisant pour modeler les comportements des citoyens, des élites dirigeantes et des acteurs politiques : en trente ans, un nouveau consensus s'est établi, sur des règles de jeu internes comme sur la présence internationale de la France, qui conditionne les choix politiques. Hugues Portelli raconte ici en détail les trois décennies qui ont vu la France se muer d'empire colonial en nation industrielle européenne. Il y dresse le tableau exhaustif de la vie quotidienne de la Ve République et analyse tous les champs du politique. {La Politique en France sous la Ve République} est un ouvrage unique qui permet au lecteur d'embrasser cette longue période en même temps que d'en décortiquer les ressorts. Un monument destiné à l'"honnête homme" autant qu'au spécialiste.
Nombre de pages
384
Date de parution
03/01/1990
Poids
528g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782246388616
Titre
La politique en France sous la Ve République. Edition revue et augmentée
Auteur
Portelli Hugues
Editeur
GRASSET
Largeur
150
Poids
528
Date de parution
19900103
Nombre de pages
384,00 €
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Le droit constitutionnel moderne intègre l'ensemble des règles juridiques qui régissent le fonctionnement des institutions mais aussi de la vie politique et des droits fondamentaux. Cet ouvrage traite dans une première partie des grandes démocraties contemporaines dans une perspective historique et comparée, et étudie dans une seconde partie les institutions de la Cinquième République, intégrant leur évolution sur un demi siècle. Il met particulièrement l'accent sur le rôle nouveau de la jurisprudence des juridictions constitutionnelles et sur l'encadrement juridique croissant de la vie politique. Selon le principe de la collection, les rubriques pédagogiques (résumé du cours, définitions, documents, bibliographie, sujets corrigés) permettent une application immédiate du cours. Ce livre est ainsi destiné aux étudiants des facultés de droit, des AES et des IEP et aux candidats aux concours administratifs.
Résumé : Contre toute attente, Silvio Berlusconi a réussi à conquérir le pouvoir en 1994 et à y revenir en 2001, après avoir été renversé une première fois au bout de un an. Cette figure, totalement atypique, que l'on verrait plutôt s'épanouir dans les ex-pays communistes ou en Amérique latine, a imprimé sa marque à la vie politique et à la société italiennes. Première fortune d'Italie, self-made man enrichi à l'ombre de la Première République, il a commencé par faire main basse sur l'audiovisuel italien. En utilisant son réseau d'entreprises pour créer un parti politique d'un nouveau type et en s'alliant avec les exclus du système, il a réussi à former une coalition qui dirige le pays depuis cinq ans. L'Italie s'enfonce dans une crise économique et sociétale sans précédent, mais Silvio Berlusconi, sauvé par des institutions qu'il n'a pas forgées, est toujours là. Il est parvenu à préserver son empire et son impunité, malgré la haine tenace que lui voue la Magistrature. Promoteur d'un style de communication qui repose sur la vulgarité et la dépolitisation, aidé par la crise permanente de la gauche italienne et la lassitude d'une société vieillissante, il semble désormais en fin de cycle. Que deviendra alors l'attelage qu'il a constitué depuis dix ans? L'Italie reviendra-t-elle à la Première République faute d'avoir pu en inventer une Seconde?
La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
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