En moins de cinquante ans, l'élevage en France a été transformé en un ensemble d'activités de " productions animales " identiques dans leurs objectifs et dans l'essentiel de leurs moyens à d'autres productions industrielles. Cette évolution a conduit, grâce à l'appui des scientifiques, à réduire l'élevage à sa seule rationalité économique, et à convertir les éleveurs en producteurs de biens d'origine animale. Si la réussite quantitative de cette transformation est indéniable, son échec est par ailleurs patent. En occultant les rationalités relationnelles de l'élevage qui fondent et justifient notre lien aux animaux, les " productions animales " ont anéanti le sens même de cette relation et construit un rapport aux animaux d'élevage basé sur une exploitation sans merci et sur le déni du lien. Contre la souffrance, les éleveurs témoignent de leur attachement à leurs animaux et de la place de l'affectivité et de la communication dans leur travail. Contre un monde désincarné et désenchanté, dans lequel " on produit des cochons comme on produit des chaussures ", c'est-à-dire ici ou ailleurs, et contre une société dans laquelle ni les éleveurs ni leurs animaux n'auront bientôt plus aucune place, il nous appartient collectivement d'apprendre à travailler avec les animaux d'élevage autrement, de réinventer le lien.
Nombre de pages
301
Date de parution
19/11/2002
Poids
500g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782130532149
Titre
Eleveurs et animaux, réinventer le lien
Auteur
Porcher Jocelyne
Editeur
PUF
Largeur
156
Poids
500
Date de parution
20021119
Nombre de pages
301,00 €
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Pour le bien des animaux, celui de la planète et pour préserver notre santé, il faudrait de toute urgence renoncer à l'alimentation carnée voire à tous les produits animaux et, en clôturant dix mille ans de vie commune avec les vaches et les brebis, librement consentir à une agriculture sans élevage. Après des décennies de silence médiatique et politique sur la violence industrielle contre les animaux, pourquoi cette soudaine prise de conscience ? C'est en reprenant le fil de l'industrialisation de l'élevage depuis le XIXe siècle et ses liens historiques avec la "cause animale" que l'on peut comprendre la situation actuelle et le développement des start-up de la "viande propre", amie des animaux et des milliardaires. La science et l'industrie, aujourd'hui comme hier, concoctent pour nous "un monde meilleur". Sommes-nous bien sûrs qu'il correspond à nos désirs ...
Partout dans le monde et dans de nombreux secteurs de production, une gigantesque main-d'?uvre est employée sans que soient évaluées les richesses matérielles et immatérielles qu'elle produit, ni que soit compris et reconnu le travail qu'elle effectue. Cette main-d'?uvre est constituée des millions d'animaux...
Le terme "végane" , ignoré du grand public il y a encore peu, emplit aujourd'hui l'espace médiatique, moral et politique. Ecrivains, journalistes, philosophes, artistes ou encore sportifs, affichent leur adhésion à ce qui est présenté comme une orientation alimentaire autant qu'un mode de vie. Se dire végane, c'est afficher des vertus morales, un respect de la planète et des animaux, qui vous distingue du commun. Go vegan ! est une injonction lancée comme un choix facile. Ce dossier d'Etudes rurales rassemble des contributions pluridisciplinaires qui montrent, au contraire, que le véganisme n'a rien d'une évidence, ni du point de vue de son histoire, de l'engagement subjectif qu'il nécessite, de l'impact qu'il a sur la santé ou des contradictions intrinsèques qu'il porte. En effet, le monde végane, qui nous est vendu à grands renforts de bons sentiments et de "rupture civilisationnelle" , ressemble fort au monde actuel, ancré dans notre système économique. Un monde qui refuse toutes formes de relations de travail avec les animaux et qui oeuvre à l' "abolition" de nos dix millénaires de compagnonnage domestique et à l'émergence d'alternatives plus rentables.
Biographie de l'auteur Jocelyne Porcher est chargée de recherches à l'Institut national de la recherche agronomique. Ses recherches iconoclastes sur la relation de travail entre humains et animaux ont fait date. Elle est notamment l'auteur de Eleveurs et animaux, réinventer le lien (PUF, 2002), Bien-être animal et travail en élevage (Educagri/INRA, 2004), Cochons d'or, l'industrie porcine en questions (Quae, 2010).
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.