Estelle, femme de ménage honnête et dévouée, est le souffre-douleur des employés de l?entreprise. Convaincue pourtant que l?humanité est profondément bonne, elle tente de trouver un sens à la cruauté des hommes dans la symbolique des rêves. Estelle a disparu il y a dix ans. La narratrice, qui travaillait avec elle au magasin, a retrouvé son journal intime et raconte son histoire. Estelle est un modèle d?abnégation, de charité et d?optimisme: ses collègues abusent de ses services, son mari la bat, mais elle ne se plaint jamais, pas même de Blocq, patron tyrannique, détesté de tous. Affecté d?une tumeur incurable, Blocq, qui hait sa propre famille, décide de léguer ses quatre entreprises à ses employés ? à une condition: qu?ils consacrent une journée par an à lui rendre hommage. Estelle propose la création d?une pièce de théâtre dont Blocq serait le sujet. Une pièce qu?il faudra présenter au patron avant que la mort l?emporte. Estelle prend en main la direction des répétitions et calque le spectacle sur ses visions nocturnes, persuadée que le décodage de ses rêves permettra de comprendre la nature du mal et révélera qu?il y a du bon en Blocq. Devant le refus de ses collègues d?interpréter des situations jugées absurdes et dégradantes, elle s?invente et se transforme, à leur insu, en un jeune frère impulsif et violent. Un frère qui n?hésite pas à menacer les employés avec une arme à feu pour les rendre plus dociles. D?abord terrorisés par ce petit être hargneux, ces derniers font ensuite appel à lui pour régler leurs propres problèmes par la force. Confrontés au passage brutal du statut de salariés à celui d?employeurs, ils deviennent vite aussi immoraux que les patrons qu?ils blâmaient du temps de leur ancienne condition. Lors des réunions administratives, leurs échanges sont de plus en plus tendus et violents. Au c?ur de cette turbulence, Estelle se voit endosser le rôle de responsable de laquelle on se méfie et à qui on reproche d?être du côté du ?méchant? Blocq. Et si cette incarnation du bon était amoureuse du mal? Mêlant l?ironie à une grande sensibilité, Joël Pommerat dénonce une société avilissante, gouvernée par l?argent, et dresse le portrait d?une humanité ambigüe ? tout aussi bonne que cruelle ? pour présenter un monde mystérieux où la noirceur des âmes se révèle et les identités se confondent.
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Nombre de pages
101
Date de parution
04/09/2011
Poids
126g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782330000219
Titre
Ma chambre froide
Auteur
Pommerat Joël
Editeur
ACTES SUD
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151
Poids
126
Date de parution
20110904
Nombre de pages
101,00 €
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Résumé : Ca ira (1) Fin de Louis est une fiction politique contemporaine inspirée de la Révolution française. Saisissant cette histoire fondatrice de notre société, Joël Pommerat décrit presque au jour le jour l'avènement et l'événement de la démocratie.
Résumé : "ANDRE. Les gens d'habitude en ont une mauvaise idée, de la vente et du commerce... Alors que sans le commerce et la vente, y a pas de vie... Tu sais ça ? FRANCK. C'est-à-dire ? ANDRE. Si y a pas de vendeurs, et de bons vendeurs, les gens arrêtent d'acheter, si les gens arrêtent d'acheter les usines ferment, si les usines ferment y a plus de salaires, et y a que du chômage et de la misère. FRANCK. J'avais pas pensé à ça."
Dans "Cercles / Fictions", l'inquiétude naît du croisement de courtes histoires autour de périodes de guerre ou de crise, du Moyen-Âge à celle de 1914-1918, de crises domestiques en crise sociale. Qui mène le jeu ? Qui a pouvoir sur qui, en définitive ? Qui est au centre, la fiction ou la réalité ? PERSONNAGES : une multiplicité, pouvant être joués par 3 femmes et 5 hommes. Durée : 2 h 40.
Sans complaisance ni mièvrerie, cette pièce questionne, décortique, fait violence parfois, à l'amour et à ses modes d'apparition, pour finalement lui rendre hommage. De l'amour maternel à l'amour conjugal, en passant par l'amitié, le désir, la bienveillance ou encore l'absence d'amour, La Réunification des deux Corées met en scène et en mots dix-neuf situations qui viennent bousculer nos conceptions de l'Amour.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Nous sommes à Paris, à la fin des années cinquante. Saffie, l'énigmatique et belle Allemande aux yeux vert d'eau, devient l'épouse du grand flûtiste Raphaël Lepage, profondément épris dès le premier regard. Mariée, puis mère, Saffie ne change pas: rien ne semble pouvoir illuminer son visage fermé et triste, éclairer des yeux qui en ont trop vu - qui ont tout vu. Rien, sauf l'amour fou qui l'embrase le jour où elle remontre le luthier de Raphaël, un juif hongrois nommé András. Ecartelé entre son histoire et sa passion inattendue pour cette Allemande, il tente d'apprendre - et de lui apprendre - à vivre avec leur passé. Cette bouleversante histoire d'amour et de musique, qui évoque la mémoire, les espérances et les crimes de notre temps, a été couronnée par le grand prix des Lectrices de Elle 1999.
A La Nouvelle - Orléans, alors qu'une terrible tempête est annoncée, la plupart des habitants fuient la ville. Ceux qui n'ont pu partir devront subir la fureur du ciel. Rendue à sa violence primordiale, la nature se déchaîne et confronte chacun à sa vérité intime: que reste-t-il en effet d'un homme au milieu du chaos, quand tout repère social ou moral s'est dissous dans la peur? Seul dans sa voiture, Keanu fonce vers les quartiers dévastés, au coeur de la tourmente, en quête de Rose, qu'il a laissée derrière lui six ans plus tôt et qu'il doit retrouver pour, peut-être, donner un sens à son existence... Dans un saisissant décor d'apocalypse, Laurent Gaudé met en scène une dizaine de personnages qui se croisent ou se rencontrent. Leurs voix montent collectivement en un ample choral qui résonne comme le cri de la ville abandonnée à son sort. Roman ambitieux à l'écriture empathique et incantatoire, Ouragan mêle la gravité de la tragédie à la douceur bienfaisante de la fable pour exalter la fidélité, la fraternité, et l'émouvante beauté de ceux qui restent debout.
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