Ce volume est le deuxième de la série Gay'wu. Arts et savoirs aborigènes qui a pour objectif de présenter des travaux monographiques portant sur des artistes aborigènes contemporains. Wamulu - titre qui évoque une fleur jaune du désert qui pousse abondamment dans la région d'Alice Springs et qui sert de matériau de base pour les peintures ou les mosaïques au sol - réunit l'oeuvre d'art collaborative du collectif composé de Ted Egan Tjangala, Dinny Nolan Tjampitjinpa, Johnny Possum Tjapaltjarri et Albie Morris Tjampitjinpa. Il s'agit d'un projet artistique exceptionnel qui a pris forme dans le désert d'Australie centrale entre 2002 et 2005. Il visait à rendre permanentes des peintures au sol qui sont impermanentes par essence ou éphémères par nature. Les peintures au sol sont une forme ancienne d'art remontant très probablement à plusieurs milliers d'années, et sont à l'origine réalisées à des fins cérémonielles et détruites une fois le rituel ou la cérémonie terminés. Jamais auparavant des oeuvres d'art durables n'avaient été créées à l'aide des mêmes matériaux et techniques que les peintures au sol traditionnelles. Les thèmes de ces oeuvres correspondent aux principaux Rêves des régions désertiques, tels que le Feu, l'Eau et l'Emeu. Le processus de production implique une interaction coordonnée entre le propriétaire (kirda) de l'histoire du Rêve et le "policier" ou responsable (kurdungurlu) qui l'assiste. Ces peintures contemporaines sont le résultat d'une performance ou d'un événement communautaire. Le chant est fondamental et fait partie intégrante du processus qui se déroule à l'instant présent. Les tableaux sont chantés en même temps qu'ils sont composés avec la matière, soulignant la continuité du lien avec la création ancestrale.
Nombre de pages
128
Date de parution
17/06/2022
Poids
652g
Largeur
201mm
Plus d'informations
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EAN
9788874399970
Titre
Wamulu
Auteur
Petitjean Georges ; Serval Arnaud
Editeur
CINQ CONTINENTS
Largeur
201
Poids
652
Date de parution
20220617
Nombre de pages
128,00 €
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La Fondation Opale et 5 Continents lancent une série de monographies consacrées aux principaux artistes et oeuvres d'art aborigènes d'Australie. La première de ces monographies a pour objet deux grands tableaux réalisés par un collectif d'artistes, hommes et femmes, de la région APY (Anangu Pitjantjatjara Yankunytjatjara) ainsi que l'installation Kulata Tjuta : Kupi Kupi, due à des artistes de cette même région. Réalisées en 2018, les deux toiles sont, tout comme l'installation, issues d'un processus de production collaboratif, emblématique de la tradition des aborigènes d'Australie. Ces oeuvres majeures, nourries en particulier des histoires mythiques du "Temps du Rêve" , caractéristiques de l'imaginaire de ces peuples, sont les pierres angulaires de la collection qui constitue le coeur de la Fondation Opale. La Fondation Opale, à l'instar de sa fondatrice et cheville ouvrière Bérengère Primat, a une relation particulièrement forte et vivante avec les artistes et les ateliers d'art de cette région d'Australie centrale, où ses représentants se sont rendus à maintes reprises. Les deux toiles, auxquelles ont respectivement collaboré plusieurs femmes et plusieurs hommes, artistes reconnus de longue date au sein de leur communauté, ont été commandées à leurs auteurs par Bérengère Primat, et le processus de leur réalisation est abondamment documenté. Ce magistral témoignage artistique atteste du dynamisme et de l'actualité de l'art aborigène d'Australie à l'époque contemporaine, ainsi que de la relation intime qu'entretiennent les habitants avec leur terre. Kupi Kupi, réplique de l'installation de 2010 Kulata Tjuta (les deux titres signifient respectivement "tourbillon" et "nombreuses lances" en langue pitjantjatjara), est une oeuvre monumentale composée de 1 500 lances, en même temps qu'une métaphore de la société anangu contemporaine et de la direction imprévisible dans laquelle celle-ci évolue. Le mot Gay'wu désigne en yolngu, langue du nord-est de la Terre d'Arnhem, un dilly bag, c'est-à-dire un petit sac en tissu fait de fibres, et qui contient, selon la tradition, la sagesse et la connaissance. Les monographies qui suivront ont pour ambition de faire connaître au monde entier quelques-uns des plus remarquables artistes aborigènes d'Australie ainsi que leurs oeuvres, qui nous offrent un aperçu de la culture et de la sagesse ancestrales des peuples "premiers" de la région.
Le yidaki, plus connu sous le nom de didgeridoo, est un instrument de musique emblématique de l'Australie aborigène. Se diffusant jusque dans les rues des villes européennes, le yidaki a acquis une telle popularité internationale qu'il est presque devenu synonyme de la culture aborigène. Malgré cet intérêt, le yidaki reste très largement méconnu dans ses significations culturelles profondes. Cette exposition et ce catalogue ont pour ambition de familiariser le public européen avec ce fascinant instrument de musique, ainsi qu'avec le peuple, la culture et la terre dont il est issu. Car le yidaki n'est pas seulement un instrument emblématique, c'est aussi un marqueur culturel et spirituel. Il s'agit de toute l'histoire d'une région et d'un peuple ; et il s'agit aussi de guérison. Les Yolngu du nord-est de la Terre d'Arnhem sont depuis des temps immémoriaux les gardiens du yidaki. Djalu Gurruwiwi, l'une des plus grandes figures d'autorité en la matière, possède un lien étroit avec cet instrument sacré dont il nous livre un aperçu immersif. A partir de ce "son originaire" , pour reprendre les termes de Reiner Maria Rilke, le regard se tourne vers d'autres exemples de l'art et de la culture yolngu. Gunybi Ganambarr, Malaluba Gumana et Bulthirrirri Wunungmurra sont des artistes yolngu de renom, tous trois issus de la communauté isolée de Gangan. Leurs oeuvres nous font voyager à travers plusieurs lieux ancestraux ainsi qu'à travers les histoires qui leur sont associées, dont celles des esprits mokuy ou de Wititj, le Serpent Arc-en-ciel. Ancrées dans un riche savoir culturel, ces oeuvres vivantes et novatrices connectent passé et présent.
A moins de trente ans, Félix Vallotton (1865-1925) accède à une notoriété internationale comme rénovateur de la gravure sur bois. Lié d'amitié avec Vuillard, Bonnard et Maurice Denis, il rejoint le groupe des nabis. Après 1899, il concentre son activité sur la peinture dont il explore tous les genres : nu, paysage, nature morte, portrait et peinture d'histoire sous la forme mythologique ou allégorique. Farouchement indépendant, il élabore en quelques années un style à nul autre pareil, nourri du langage synthétique de ses gravures, de l'influence des maîtres japonais de l'estampe et de prédécesseurs illustres tels que Poussin, Rembrandt ou Ingres. Cet ouvrage retrace le parcours de Félix Vallotton en faisant revivre un artiste aux multiples talents.
Cet ouvrage passe en revue les diverses formes d'art propres aux 15 à 20 millions d'Igbo qui vivent dans la partie sud-est du Nigeria, en s'intéressant tout particulièrement aux réalisations du XXe siècle, sans oublier toutefois les bronzes et les céramiques des IXe et Xe siècles retrouvés sur trois sites d'Igbo-Ukwu habités par une même famille. Certains aspects de ces pièces archéologiques se retrouvent à l'identique dans des oeuvres d'art exécutées dix siècles plus tard. L'accent est mis sur les divers styles régionaux de sculptures figuratives, dont certaines plus grandes que nature, et des styles encore plus nombreux de masques provenant d'une bonne dizaine de régions, qui ne sont pas de simples formes, mais des instruments porteurs d'une intense signification pour la vie religieuse, sociale et politique. Le style et le contexte de ces arts sont étudiés avec attention, de même que la place qu'ils occupent dans le système esthétique international et le rôle des artistes et des mécènes. L'ouvrage examine les arts associés aux personnes, aux familles et aux communautés tout entières : décoration privée, objets domestiques, objets associés à la divination, formes architecturales, emblèmes de pouvoir, statuettes de culte, autels personnels et publics, et un vaste échantillon de plusieurs milliers de masques, qui représentent sans doute la quintessence de l'art igbo. Le livre s'achève sur une analyse des changements, de la concurrence et des développements intervenus dans le domaine des arts africains au cours du siècle dernier.