Before Time Began. Aux origines de l'art aborigène contemporain
Primat Bérangère ; Petitjean Georges
CINQ CONTINENTS
35,00 €
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EAN :9788874398775
L'art aborigène peut être considéré comme la forme d'expression artistique la plus ancienne, puisque son existence remonterait à 60 000 ans. Une expression qui sert depuis toujours à transmettre traditions et croyances sous des manifestations les plus hétéroclites qui soient : de la peinture à l'incision, de la sculpture à la teinture, sans oublier la céramique et, plus récemment, l'image photographique. Le thème central de ce type de production artistique reste le lien entre l'humain et la terre, l'héritage des ancêtres dont l'écho résonne encore aujourd'hui. Ce n'est pas un hasard si "Before time began" (Avant le début des temps) est l'une des devises qui revient souvent chez les artistes aborigènes d'Australie centrale pour évoquer la création du monde du point de vue onirique. Il s'agit du fil rouge qui relie les diverses oeuvres d'art du présent ouvrage. Se plonger dans ce parcours et le suivre permet au lecteur d'explorer avant tout l'aspect narratif lié au songe et au passage du temps, autant d'éléments qui dénotent la dimension temporelle des différentes sociétés. Mais le lecteur peut aussi par ce biais fouiller les origines de l'art contemporain dans le contexte aborigène grâce aux oeuvres réalisées au début des années 1970, en terre d'Arnhem et dans les territoires de Papunya, ainsi que les peintures plus récentes des artistes résidents dans les territoires APY (Anangu Pitjantjatjara Yankunytjatjara). Ce sont surtout ces derniers témoignages qui mettent particulièrement bien en évidence la fusion entre l'art contemporain et les moyens d'expression traditionnels, ainsi que les savoirs ancestraux et les éléments liés à l'inévitable progrès. L'importance de ce livre réside non seulement dans la vue d'ensemble qu'il offre sur cette forme artistique, mais également dans le fait qu'il signe la première grande exposition mise en place par la toute nouvelle Fondation Opale (Crans-Montana 2018), qui s'appuie sur la collection de sa fondatrice, Bérengère Primat.
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Nombre de pages
163
Date de parution
14/06/2019
Poids
850g
Largeur
228mm
Plus d'informations
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EAN
9788874398775
Titre
Before Time Began. Aux origines de l'art aborigène contemporain
Auteur
Primat Bérangère ; Petitjean Georges
Editeur
CINQ CONTINENTS
Largeur
228
Poids
850
Date de parution
20190614
Nombre de pages
163,00 €
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Primat Bérangère ; Petitjean Georges ; Caruana Wal
L'art aborigène contemporain trouve ses origines dans la plus ancienne culture continue du monde. Territoire du Rêve offre un panorama de cet art depuis les débuts du mouvement artistique contemporain né au début des années 1970 jusqu'à certaines de ses évolutions les plus récentes qui font écho à des problèmes aussi actuels que l'identité culturelle et l'écologie. Le livre est une introduction approfondie et fervente à l'art des premiers habitants d'un grand nombre de régions isolées d'Australie. Il rend compte des cultures et des systèmes de croyances sur lesquels est basée la pratique de l'art aborigène contemporain. Ouvrage de référence, Territoire du Rêve, réunit les textes des spécialistes les plus éminents de l'art indigène australien. Il est abondamment illustré par les oeuvres de la Collection Bérengère Primat, une des principales collections d'art contemporain aborigène et insulaire australien en Europe.
Martin Jean-Hubert ; Primat Bérangère ; Primat Gar
Après le succès de l'exposition Before Time Began, la Fondation Opale se lance dans une nouvelle aventure en faisant dialoguer l'art aborigène contemporain avec les expressions artistiques les plus importantes de la contemporanéité qui ont vu le jour dans des contextes occidentaux et, parfois, orientaux. Les oeuvres présentées font partie de deux collections distinctes, mais possèdent toutes les deux une grande beauté et une signification profonde : la collection d'art aborigène appartient à Bérengère Primat, celle d'art contemporain à Garance Primat. Ce sont de véritables résonances que l'on perçoit - avec les yeux et les mouvements de l'âme - en observant ces oeuvres qui malgré leurs généalogies différentes parviennent à construire un dialogue efficace et d'une grande puissance. Le lien qui se crée suggère une unité : le ciel et la terre se rencontrent, et les hommes aussi se rencontrent, non seulement entre eux mais avec la terre et l'univers. Une circularité infinie qui engendre une harmonie. Tel est le point de départ du volume Résonances qui accompagne l'exposition du même nom et qui s'inspire de la pensée suivante de Gulumbu Yunupingu, artiste yolngu de la Terre d'Arnhem (Australie du Nord) : "[... ] J'ai regardé l'univers, j'ai regardé cet endroit la Terre, les gens et les étoiles et je me suis dit : on est exactement comme les étoiles. Groupés ensemble, tout près les uns des autres. En fait on n'est qu'un, comme les étoiles. Nous sommes si nombreux à vivre sur la Terre. La terre, la mer, le ciel, c'est un continuum. C'est une seule et même chose [... ]". Grâce aux quelque quatre-vingts oeuvres d'art sélectionnées et approfondies dans le volume, réalisées par cinquante-quatre artistes, Georges Petitjean, Hervé Mikaeloff et Ingrid Pux auront la possibilité de mettre en lumière la poudre stellaire et la croûte terrestre que nous sommes et dont les oeuvres d'art se font les porte-parole. Parmi les artistes aborigènes exposés se trouvent Rover Thomas, Gulumbu Yunupingu, Clifford Possum Tjapaltjarri, Judy Watson, Sally Gabori, Emily Kame Kngwarreye, Paddy Bedford, Nonggirrnga Marawili, Ronnie Tjampitjinpa et John Mawurndjul. Et parmi les artistes de traditions occidentale et orientale : Jean Dubuffet, Kiki Smith, Anselm Kiefer, Sol LeWitt, Yayoi Kusama, Giuseppe Penone, Anish Kapoor.
Le yidaki, plus connu sous le nom de didgeridoo, est un instrument de musique emblématique de l'Australie aborigène. Se diffusant jusque dans les rues des villes européennes, le yidaki a acquis une telle popularité internationale qu'il est presque devenu synonyme de la culture aborigène. Malgré cet intérêt, le yidaki reste très largement méconnu dans ses significations culturelles profondes. Cette exposition et ce catalogue ont pour ambition de familiariser le public européen avec ce fascinant instrument de musique, ainsi qu'avec le peuple, la culture et la terre dont il est issu. Car le yidaki n'est pas seulement un instrument emblématique, c'est aussi un marqueur culturel et spirituel. Il s'agit de toute l'histoire d'une région et d'un peuple ; et il s'agit aussi de guérison. Les Yolngu du nord-est de la Terre d'Arnhem sont depuis des temps immémoriaux les gardiens du yidaki. Djalu Gurruwiwi, l'une des plus grandes figures d'autorité en la matière, possède un lien étroit avec cet instrument sacré dont il nous livre un aperçu immersif. A partir de ce "son originaire" , pour reprendre les termes de Reiner Maria Rilke, le regard se tourne vers d'autres exemples de l'art et de la culture yolngu. Gunybi Ganambarr, Malaluba Gumana et Bulthirrirri Wunungmurra sont des artistes yolngu de renom, tous trois issus de la communauté isolée de Gangan. Leurs oeuvres nous font voyager à travers plusieurs lieux ancestraux ainsi qu'à travers les histoires qui leur sont associées, dont celles des esprits mokuy ou de Wititj, le Serpent Arc-en-ciel. Ancrées dans un riche savoir culturel, ces oeuvres vivantes et novatrices connectent passé et présent.
Il est évidemment provocateur et quelque peu prétentieux d'intituler un ouvrage Un milliard d'Indiens. Personne ne peut vraiment envisager de restituer toute la diversité d'un pays d'une telle dimension. Il y manque beaucoup de choses : des provinces entières, différentes identités religieuses, ethniques ou sociales. Cependant, les raisons d'un tel choix ne sont pas anodines. La première est que si l'on veut comprendre ce pays, ce " milliard d'Indiens " est l'une des clés-fondamentales. Il détermine son aspect physique, son architecture, sa logistique, ses transports publics et, par conséquent, façonne l'impression que l'on en retire en l'observant. Au c?ur des convictions politiques et religieuses, il occupe le devant de la scène à cause de l'expansion rapide des centres urbains. La seconde raison est liée au style photographique de Paolo Pellizzari : sa vision panoramique, sa volonté de montrer un milliard de détails, un milliard de sentiments. Ce livre rassemble principalement des scènes de la vie quotidienne, aux quatre coins de l'Inde. On ne nous donne à voir ici ni le pire, ni le meilleur, mais plutôt quelque chose qui se situerait entre ces deux extrêmes. Il ne s'agit pas, non plus, d'un récit de voyage ou d'un journal intime. En revanche, l'ouvrage restitue une centaine de détails de l'Inde d'aujourd'hui saisis dans différentes régions, sur une période de quatre ans, à partir de 1999. Le format panoramique des photographies crée la sensation d'être projeté sur la scène d'un théâtre lyrique démesuré. Chacune des personnes, chacun des détails suscite chez le spectateur des sentiments tour à tour vagues et ardents, comparables à ceux que ressent le photographe devant ses sujets. Inévitablement, on pense à ces quelques mots de Michel Tournier : " La réalité dépasse infiniment les ressources de mon imagination et ne cesse de me combler d'étonnement et d'admiration ". L'Inde de Pellizzari n'est pas une représentation idyllique ou édulcorée du sub-continent indien. C'est plutôt l'Inde de tous les jours, celle de ses rues, de ses magasins, ou des places de l'un des plus grands pays du monde, et le second de par sa population.