Martin Jean-Hubert ; Primat Bérangère ; Primat Gar
CINQ CONTINENTS
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EAN :9788874399338
Après le succès de l'exposition Before Time Began, la Fondation Opale se lance dans une nouvelle aventure en faisant dialoguer l'art aborigène contemporain avec les expressions artistiques les plus importantes de la contemporanéité qui ont vu le jour dans des contextes occidentaux et, parfois, orientaux. Les oeuvres présentées font partie de deux collections distinctes, mais possèdent toutes les deux une grande beauté et une signification profonde : la collection d'art aborigène appartient à Bérengère Primat, celle d'art contemporain à Garance Primat. Ce sont de véritables résonances que l'on perçoit - avec les yeux et les mouvements de l'âme - en observant ces oeuvres qui malgré leurs généalogies différentes parviennent à construire un dialogue efficace et d'une grande puissance. Le lien qui se crée suggère une unité : le ciel et la terre se rencontrent, et les hommes aussi se rencontrent, non seulement entre eux mais avec la terre et l'univers. Une circularité infinie qui engendre une harmonie. Tel est le point de départ du volume Résonances qui accompagne l'exposition du même nom et qui s'inspire de la pensée suivante de Gulumbu Yunupingu, artiste yolngu de la Terre d'Arnhem (Australie du Nord) : "[... ] J'ai regardé l'univers, j'ai regardé cet endroit la Terre, les gens et les étoiles et je me suis dit : on est exactement comme les étoiles. Groupés ensemble, tout près les uns des autres. En fait on n'est qu'un, comme les étoiles. Nous sommes si nombreux à vivre sur la Terre. La terre, la mer, le ciel, c'est un continuum. C'est une seule et même chose [... ]". Grâce aux quelque quatre-vingts oeuvres d'art sélectionnées et approfondies dans le volume, réalisées par cinquante-quatre artistes, Georges Petitjean, Hervé Mikaeloff et Ingrid Pux auront la possibilité de mettre en lumière la poudre stellaire et la croûte terrestre que nous sommes et dont les oeuvres d'art se font les porte-parole. Parmi les artistes aborigènes exposés se trouvent Rover Thomas, Gulumbu Yunupingu, Clifford Possum Tjapaltjarri, Judy Watson, Sally Gabori, Emily Kame Kngwarreye, Paddy Bedford, Nonggirrnga Marawili, Ronnie Tjampitjinpa et John Mawurndjul. Et parmi les artistes de traditions occidentale et orientale : Jean Dubuffet, Kiki Smith, Anselm Kiefer, Sol LeWitt, Yayoi Kusama, Giuseppe Penone, Anish Kapoor.
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Nombre de pages
180
Date de parution
03/07/2020
Poids
916g
Largeur
228mm
Plus d'informations
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EAN
9788874399338
Titre
Résonances
Auteur
Martin Jean-Hubert ; Primat Bérangère ; Primat Gar
Editeur
CINQ CONTINENTS
Largeur
228
Poids
916
Date de parution
20200703
Nombre de pages
180,00 €
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Jean-Hubert Martin est historien d'art de formation, devenu par la suite directeur de plusieurs grandes institutions, en France et à l'étranger, et commissaire d'exposition de renommée internationale. Il est aujourd'hui conservateur du Patrimoine, et sera le commissaire de l'exposition consacrée à Dali au Centre Pompidou de Paris en novembre 2012. Ses expositions les plus marquantes: Man Ray, en 1972 et en 1982 au Musée national d'Art moderne, Paris-Berlin en 1978 ou encore Africa Remix en 2004 au Centre Pompidou et Une image peut en cacher une autre en 2009 au Grand Palais.
Affranchie des dogmes et des logiques linéaires de l'histoire de l'art, l'exposition "Carambolages", née d'une réflexion transculturelle et atemporelle sur l'art, propose un parcours atypique, en écho à des interrogations d'aujourd'hui. Elle déploie une cascade d'oeuvres souvent surprenantes, choisies pour leur force visuelle et leur puissance évocatrice, dans un enchaînement dynamique où chaque création présentée dépend de la précédente et suscite la suivante selon un jeu de correspondances visuelles, analogiques ou sémantiques. Ex-voto antiques, pièces contemporaines, peintures occidentales, armes médiévales ou exotiques, masques et statuettes, objets inuits ou océaniens, céramiques occidentales et orientales se conjuguent dans un ballet sensible qui décloisonne les catégories de l'histoire de l'art. Sans renier le savoir livresque, "Carambolages" donne la priorité au regard et à l'émotion. Un travelling ludique qui rend l'art accessible à tous.
Il est évidemment provocateur et quelque peu prétentieux d'intituler un ouvrage Un milliard d'Indiens. Personne ne peut vraiment envisager de restituer toute la diversité d'un pays d'une telle dimension. Il y manque beaucoup de choses : des provinces entières, différentes identités religieuses, ethniques ou sociales. Cependant, les raisons d'un tel choix ne sont pas anodines. La première est que si l'on veut comprendre ce pays, ce " milliard d'Indiens " est l'une des clés-fondamentales. Il détermine son aspect physique, son architecture, sa logistique, ses transports publics et, par conséquent, façonne l'impression que l'on en retire en l'observant. Au c?ur des convictions politiques et religieuses, il occupe le devant de la scène à cause de l'expansion rapide des centres urbains. La seconde raison est liée au style photographique de Paolo Pellizzari : sa vision panoramique, sa volonté de montrer un milliard de détails, un milliard de sentiments. Ce livre rassemble principalement des scènes de la vie quotidienne, aux quatre coins de l'Inde. On ne nous donne à voir ici ni le pire, ni le meilleur, mais plutôt quelque chose qui se situerait entre ces deux extrêmes. Il ne s'agit pas, non plus, d'un récit de voyage ou d'un journal intime. En revanche, l'ouvrage restitue une centaine de détails de l'Inde d'aujourd'hui saisis dans différentes régions, sur une période de quatre ans, à partir de 1999. Le format panoramique des photographies crée la sensation d'être projeté sur la scène d'un théâtre lyrique démesuré. Chacune des personnes, chacun des détails suscite chez le spectateur des sentiments tour à tour vagues et ardents, comparables à ceux que ressent le photographe devant ses sujets. Inévitablement, on pense à ces quelques mots de Michel Tournier : " La réalité dépasse infiniment les ressources de mon imagination et ne cesse de me combler d'étonnement et d'admiration ". L'Inde de Pellizzari n'est pas une représentation idyllique ou édulcorée du sub-continent indien. C'est plutôt l'Inde de tous les jours, celle de ses rues, de ses magasins, ou des places de l'un des plus grands pays du monde, et le second de par sa population.