Perrin Jean-Jacques ; Stewart Philip ; Cryle Peter
DESJONQUERES
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EAN :9782843210716
Depuis la Renaissance et les audaces de l'Arétin, la littérature libertine était souterrainement devenue une branche importante de la littérature européenne. Le XVIIIe siècle en vit l'épanouissement. Elle devint un phénomène de société dans un monde où la censure se relâchait à mesure que le bien-être et le scepticisme croissaient. Séduisant l'esprit par l'examen des ressorts du désir, elle avivait l'imagination par sa peinture du plaisir. Tel est le phénomène que, dans sa diversité, les présentes études s'efforcent de saisir à travers romans, nouvelles, mémoires, essais, théâtre, poésie, contes et journaux intimes. Elles brossent au long du XVIIIe siècle l'histoire d'un genre problématique, retraçant son évolution, évaluant son marché, reconstituant ses contraintes, estimant sa poétique. Ces textes libertins qui préfèrent " gazer l'ordure ", séduisent subversivement aux limites des bienséances, travaillant à cette frontière entre érotisme et pornographie qui demeurait clairement perçue par les auteurs, les libraires, la police et le public. Le " genre libertin " se définirait peut-être alors par une écriture elliptique, plus suggestive que descriptive, par des procédures sophistiquées d'implication du lecteur, par un constant raffinement littéraire enfin, où s'exprime le souci joyeux d'un art du plaisir.
Nombre de pages
340
Date de parution
27/11/2004
Poids
464g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782843210716
Titre
Du genre libertin au XVIIIe siècle
Auteur
Perrin Jean-Jacques ; Stewart Philip ; Cryle Peter
Editeur
DESJONQUERES
Largeur
140
Poids
464
Date de parution
20041127
Nombre de pages
340,00 €
Disponibilité
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UN ESSAI Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'?uvre: approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. UN DOSSIER Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire.
A cinquante ans, pendant la période la plus tourmentée de sa vie, Rousseau entreprend ce livre " sans exemple ", et qui, croyait-il, " n'aurait jamais d'imitateur ". Montrer à ses semblables un homme dans toute sa vérité. Et cet homme, ce serait lui. Grâce à ses Confessions, à leur charme et à leur vitalités inouïs, Rousseau devient Jean-Jacques pour son lecteur. Ses années d'apprentissage sont celles d'un quasi-orphelin malmené, d'un vagabond malheureux, pas toujours honnête, du protégé de Madame de Warens, une aventurière un peu espionne et dévergondée qui lui offre quelques années délicieuses. Le récit de cette initiation intellectuelle et morale donne le vertige. Personne, avant Jean-Jacques, ne s'est confié avec autant de franchise, d'impudeur, de délectation raffinée. Au point de susciter encore, à plus de deux siècles de distance, admiration effarée et intérêt passionné.
Les colonnes du palais de Trézène ouvrent sur l' " azur immobile et dormant " de la Grèce. Dans cette lumière sacrée, la plus noire des tragédies se joue dans une famille maudite depuis des siècles. Phèdre devrait aimer le prince Thésée, son mari. Malgré elle, elle meurt d'un désir criminel pour son fils, le jeune prince trop sauvage et trop pur. Peut-elle rêver, espérer, avouer son crime, aller jusqu'à l'horreur? Fille du Soleil par ses ancêtres, elle descend au dernier étage de l'enfer. Elle s'aventure dans un cauchemar de sang, un supplice de sensualité bafouée, le délire et la folie. Pour la dernière fois, Racine évoque la torture de la passion amoureuse, cette maladie, cette obsession qui détruit l'âme, le corps et la raison. Phèdre est peut-être trente fois séculaire, mais ses cris et sa fureur nous parviennent du XVIIe siècle. Et c'est aujourd'hui que nous la voyons se damner et mourir.
La découverte du rhum a suivi celle de l'Amérique. Dès le XVIe siècle, les Espagnols, les Portugais puis les Français et les Anglais découvrent la possibilité d'obtenir à partir du jus de canne une boisson fortement alcoolisée. D'abord réservé à l'usage des Nègres, des boucaniers et de tous les rustres qui écument le Nouveau Monde, le rhum va connaître un succès grandissant, surtout en Europe et en Amérique. L'évolution de la production reste très liée aux bouleversements coloniaux.
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