Que dit notre attente, lorsqu'elle brûle, dénudée, de se retrouver au bord d'un espoir vacillant, lorsque "de nuits en nous nous n'avons plus" ? Si l'être vacille, cet entre-deux n'est pas celui d'une nuit noire : les nuances creusées, ciselées par la force des mots travaillent à recoudre nos déchirures, oeuvrant à toucher l'inflammable pour mieux approcher l'édifiante ferveur du consentement à l'amour qui nous quitte. Autant les dessins de l'artiste-peintre Corine Pagny laissent trace de silhouettes/des corps de nous-mêmes sur le fil, chavirés au bord, aspirés par le centre de ce qui subsiste ; autant les mots du poète nous interpellent au point de bascule où nous place l'existence pour nous voir revenir de "la désarmance" à "l'herbe coupée qui chante encore" lorsqu'elle "ourle le monde à bâtir" . De cette composition surgit une ambiance dont Pérémarti nous avait entrouvert les portes dans ces publications précédentes. Ce livre constitue un appel à notre soif/notre faim de vivre.
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Nombre de pages
64
Date de parution
01/06/2023
Poids
119g
Largeur
203mm
Plus d'informations
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EAN
9782384062393
Titre
De nuits en nous nous n'avons plus
Auteur
Pérémarti Thierry
Editeur
DOURO
Largeur
203
Poids
119
Date de parution
20230601
Nombre de pages
64,00 €
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Suivre les pas de Thierry Peremarti dans sa quête de vérité, poème après poème, produit en nous comme un effet vertigineux d'effacement. C'est perdre pied dans la lecture. Chaque strophe est un commencement à neuf, où la pensée se heurte à la grande équation qui résiste, refusant le biais de tout expérience passée. Abandon du décorum, marche dans l'abstrait, jusqu'au mélange des perceptions, terriblement crues en même temps que vivantes, pour ne pas dire sauvages. C'est l'effort de l'esprit chauffé à blanc qui voudrait embrasser l'eau réelle de la vie, et qui chaque fois se trempe, se trompe et recommence.
Central Park, en avance sur l'horaire, à poireauter sur un banc de la 59e Rue. Chapelet de calèches dans la moiteur d'août. Effluves insupportables de pisse et de crottin. Klaxons diffus des taxis. Sirènes stridentes venues on ne sait d'où. Et puis ce pressentiment idiot qui rend nerveux... que Gato Barbieri ne sera pas chez lui, qu'il s'est débiné au dernier moment. Non qu'il bosse comme un forcené cet été. L'Italie au programme. Trois, quatre concerts en vedette, précédés de cette aura immaculée et légendaire: écharpe de satin blanc, feutre vissé sur lunettes noires. Un ténor au son de chauffe, acre, pincé et altier, constant. Égosillé. Unique. Qui énerva les donzelles, les copains de régiment, le fleuriste d'en bas, mais dont raffolait cette rousse de la Nouvelle-Angleterre puritaine dont on ne se souvient que trop bien. Comprend qui peut. Gato Barbieri donc, au timbre timbré - radiant - brasero de braises italo-argentines. Il faut l'écouter... On cherche des équivalents. De ceux qui font chier le bourgeois: Sanborn, Garbarek, Desmond... Des sons persos comme des tatouages, indélébiles, entiers, avant qu'ils n'aient joué trois mesures.Grand standing, l'immeuble. Valet de parking en uniforme. «Qui dois-je annoncer?», demande le sbire en bras de chemise derrière ses télévisions. Du 9e étage, on a donné l'accord. Il est donc bien chez lui. On sauterait de joie dans l'ascenseur. Puis la porte s'ouvre. El Gato himself, kimono ouvert, sublime accent argentin. On sera mieux dans sa chambre, dit-il se déplaçant lentement. Pas la grande forme. Lui allongé sur le lit. Moi, assis côté passager. Tous deux à même le drap, comme si de rien n'était. Avec ce grand miroir sur tout le mur, on risque peu de se perdre de vue. Christian, son fils de neuf ans, vient nous tourner autour. Il le congédie au salon avec quelque autorité.
JKJE c'est quoi ? C'est le journal d'un journal. Making of me, a dit Brummell, l'arbitre des élégances. Me c'est moi. Making of c'est elle, l'écriture, héroïne du mâle, c'est-à-dire si belle ! Elle va m'entraîner et elle m'entraîne ! Je suis sans cesse en partance... entendez-vous les sssss siffler comme le vent qui m'emporte ? ... Si loin. En grec "loin" se dit télé. Téléspectateur de moi-même. Un moi d'alambic, un je perdu d'alcool. Embarquement pour Cirrhose ! Si belle, si loin, cirrhose et enfin silence. Un silence impossible, car se taire c'est écrire. Ecrire plus que jamais !
Sean, marin-pêcheur, et Maureen, infirmière, s'aiment au premier regard lors de leur rencontre le soir de la Saint Patrick 1913 à Dublin. Leur conte de fée va pourtant très vite se heurter aux soubresauts de l'Histoire. Le lock-out retarde leurs fiançailles. La Grande Guerre est déclarée dans la semaine qui suit leur mariage. Les prémices de la guerre d'indépendance de l'Irlande prennent de l'ampleur. Leur amour survivra-t-il aux fracas des grands bouleversements de ce début du XXe siècle où ils sont entraînés bien malgré eux dans un conflit différent ?
Vous trouverez dans ce livre un écho à vos propres ressentis et expériences, quelques notes de légèreté, un soupçon de références poétiques, beaucoup d'authenticité et d'innocence. Ce recueil est constitué comme un parcours initiatique, à la fois personnel, philosophique et universel. A travers différents types de récits poétiques (vers libres, formes fixes, récits de rêves, écrits automatiques) l'auteur livre une part essentielle de son intimité qui l'a amené à remettre sa vie en cause. La plus grande partie de ces poèmes, comme les autoportraits photographiques qui les parsèment, parlent d'amour et de désespoir. Moyens de survie autant que d'extériorisation, ils ont permis une métamorphose de leur auteur. Une épreuve totale, longue et nécessaire à l'espoir et à la renaissance. Laissez les mots vous porter au coeur de vos émotions.
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