L'artiste plasticien Giuseppe Penone a confié à Jean-Christophe Bailly la traduction du texte poétique Sève et pensée : une longue élégie d'inspiration panthéiste inscrite sur une toile de lin qui révèle les réflexions de l'artiste sur l'art, s la nature, la mémoire, le cycle de la vie et de la mort. Ouvre inédite et magistrale, Pensieri e linfa (Sève et pensée) est à l'origine une installation spectaculaire de l'artiste Giuseppe Penone formée des deux segments du frottage du tronc d'un acacia. Sur une fine toile de lin de 30 m de long se déploie un texte poétique, véritable " flux de conscience " qui rappelle la circulation de la sève des racines à la cime de l'arbre. Confiée à Jean-Christophe Bailly, la traduction de ce texte mêlant images poétiques, évocations biographiques et réflexions philosophiques, permet d'entrer de plain-pied dans l'univers de l'artiste italien. Parcourant l'ensemble de sa carrière, Penone entremêle les références aux règnes humain et végétal, évoquant aussi bien le " jardin des existences " que ce " jardin d'idées qu'est l'art ", dans lequel il est beau de se perdre, " de laisser tomber tout rapport à une nature humanisée et contrôlée "... Ces pensées tracées à la main le long de la silhouette verte du tronc d'acacia, révélée par un frottage de feuilles de sureau, condensent les réflexions de l'artiste sur la question primordiale de " la sculpture conçue comme une véritable façon d'être au monde " : " montés sur la souche et regardant le ciel nous imitons la présence de l'arbre, et la lumière nous envahit, nous devenons sculpture, secoués uniquement par le frémissement du sang courant dans nos bras et nos pieds... " Point de départ et aboutissement de la déambulation dans l'univers de Giuseppe Penone à laquelle invite l'exposition que lui consacre la Bibliothèque nationale de France, cet essai poétique constitue ainsi la synthèse de cinquante années de création nourries de recherches incessantes, à la quête d'" une pensée horizontale dans laquelle nous nous sentons comme faisant partie de la nature et retrouvons le respect envers ce qui nous environne en accordant vie et capacité de penser à la matière ".
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Nombre de pages
63
Date de parution
07/10/2021
Poids
72g
Largeur
102mm
Plus d'informations
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EAN
9782717728590
Titre
Sève et pensée
Auteur
Penone Guiseppe ; Bailly Jean-Christophe
Editeur
BNF
Largeur
102
Poids
72
Date de parution
20211007
Nombre de pages
63,00 €
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Résumé : Né en 1947 à Garessio, en Italie, Giuseppe Penone est associé au mouvement de l'Arte Povera. Il est l'auteur de nombreuses expositions personnelles dans le monde : Paris, Centre Pompidou, 2004, Biennale de Venise, 2007, Château de Versailles, 2013, Florence, Les Offices, 2021, Paris, BNF, 2021. " Le besoin d'élaborer, de comprendre l'image que je produis m'incite à noter des pensées qui n'ont de valeur qu'en regard du travail. " G.P. Giuseppe Penone constamment mêle deux pratiques : la sculpture et l'observation ; elles vont de pair et organisent son travail. C'est ce qu'il rapporte ici, dans des textes où l'écrivain reprend les déambulations du sculpteur. Giuseppe Penone regarde Giuseppe Penone qui regarde. Il introduit le doute dans la réalité complexe où coexistent l'objet, la sculpture et le récit ; le doute éclatant peuplé de quelques merveilleuses apparitions. Extrait de la préface de Laurent Busine.
Je crois que je n'ai jamais voulu faire à tout prix quelque chose qui soit de la sculpture ; j'ai toujours travaillé à partir de l'objet, de la logique de la matière. [... ] Quand j'ai utilisé l'arbre, [... ] je me suis servi du bois et de la végétation comme matière capable de se transformer, de se modeler. Je reconnais par ailleurs la richesse symbolique de l'arbre, mais le principe fondamental de mon travail est une adhésion à la réalité". Giuseppe Penone
Considéré depuis 1968 comme l'un des chefs de file de l'Arte Povera, Giuseppe Penone poursuit depuis une pratique artistique où l'artifice et la nature se mêlent étroitement. Il s'est fait connaître non seulement par des bronzes aux formes anthropomorphiques, mais aussi par des pièces où il intervient directement sur des végétaux. C'est notamment le cas avec la série des "Arbres" où, en creusant le bois d'une poutre, il retrouve le souvenir de la plante originale avec ses branches et ses noeuds. Ces dernières années, la présence humaine s'est faite plus présente dans ses sculptures, notamment par le biais de moulages de fragments de visage tels que la bouche, le nez ou les oreilles.
Respirer l'ombre est la part dévolue au langage du surprenant dialogue, pour le reste prioritairement fait de gestes, avec ce que nous appelons la nature, entamé par l'artiste voici plus de trente-cinq ans. Un dialogue dont on remarquera qu'il est toujours mezzo voce: la conscience qu'a Penone d'une fraternité avec les pierres ou les plantes (il sait, comme Klee, que l'homme" est nature, morceau de nature dans l'aire de la nature "), sa familiarité décontractée avec l'Antiquité (l'Italie n'est-elle pas ce pays où l'histoire de l'art tient lieu d'histoire tout court?) le fait converser d'égal à égal avec l'arbre et le ruisseau, tutoyer leurs divinités tutélaires (empruntées surtout au panthéon gréco-romain, mais s'y invite ici ou là un dieu exotique). Respirer l'ombre peut se lire comme un recueil de récits mythiques, de paraboles fondatrices, sans qu'on puisse y déceler la moindre trace de pathos ou de grandiloquence; le mythe prend des allures du haïku cher à Roland Barthes, et les textes de Penone parlent des choses cachées et des commencements du monde avec la précision économe et discrète d'un journal de bord."
Résumé : A travers des oeuvres exceptionnelles de Toulouse-Lautrec, Chéret, Mucha ou encore Steinlen et des objets issus de cette époque, L'art est dans la rue révèle les multiples facettes de l'affiche, de la publicité à la propagande politique, accédant bientôt au rang d'oeuvre d'art. Cet ouvrage explore l'essor spectaculaire de l'affiche illustrée à Paris durant la seconde moitié du XIXe siècle. Paris devient alors une gigantesque galerie à ciel ouvert, captant l'attention des passants et investissant tous les espaces urbains : murs, kiosques, colonnes Morris, jusqu'aux corps humains transformés en hommes-sandwichs. La rue devient à la fois un lieu d'expression politique, de revendication sociale et de consommation de masse. L'affiche, véritable art populaire, s'impose comme le reflet d'une époque effervescente, entre progrès techniques et bouleversements sociaux, où la ville elle-même devient le support d'une forme nouvelle de communication visuelle.
A quoi ressemblait Paris au Moyen Age? Pour satisfaire notre curiosité, nous pourrions relire l'abondante littérature historique consacrée à l'une des plus belles villes du monde, ou survoler "Paris à vol d'oiseau" grâce aux pages mémorables de Victor Hugo dans son Notre-Dame de Paris. La Bibliothèque nationale de France a choisi de donner à voir un florilège exceptionnel de vues de Paris telles qu'elles ont été peintes dans les plus prestigieux manuscrits enluminés qu'elle conserve et qui ont été réalisées par de grands artistes tels Jean Colombe, Jean Bourdichon ou Jean Fouquet, pour les cours princières du XIIe au XVIe siècle. Laissons-nous guider par la plume de l'historien Jean Favier et les minutieuses descriptions de Nicole Fleurier: voici les grands moments de l'histoire de la capitale depuis Dagobert jusqu'à l'arrivée de Jeanne d'Arc devant Paris en 1429; voici des monuments grandioses dont la plupart sont encore debout aujourd'hui comme les hautes tours de Notre-Dame, l'Hôtel-Dieu, ou la flèche de la Sainte-Chapelle; voici enfin, parmi les représentations pittoresques du monde des marchands de l'eau, des orfèvres et des changeurs qui vivent sur les ponts de Paris, le détail croqué sur le vif d'un plongeur nu sautant d'une barque pour se baigner dans l'eau claire de la Seine...
22 planches détachables du maître de l'estampe japonaise.Hiroshige (1797-1858) joua un rôle prépondérant dans le développement de l'estampe de paysage. Issues de ses séries les plus prestigieuses, ces planches sont empreintes de délicatesse et de mystère. Une vision éminemment poétique du Japon.Les " livres-posters " ont pour vocation de reproduire, dans une reliure et un format qui permettent de les détacher et de les afficher, une sélection d'images choisies au sein des ouvrages et fonds les plus spectaculaires et remarquables de la Bibliothèque nationale de France. Chaque image est légendée au dos, détachable du " bloc d'origine " ; les 22 planches sont accompagnées d'un texte d'introduction qui les situe dans les collections et dans l'?uvre de leur(s) auteur(s).Enn 1832, Andô Hiroshige (1797-1858) compose sa fameuse série des Cinquante-trois relais du Tôkaidô, qui remporte un succès considérable et fait sa renommée.Dans les dernières années de son existence, il créera plusieurs séries admirables, de grandes suites topographiques, d'une ampleur inégalée, dont les 70 planches des Vues des sites célèbres des soixante et quelques provinces du Japon (de 1853 à 1856) et les cent dix-neuf planches d'un ambitieux recueil, les Cent vues célèbres d'Edo (de 1856 à 18589), qui rendent hommage à sa ville natale et couronnent sa carrière...Hiroshige, à la suite d'Hokusai, réalisera à la fin de sa vie deux séries sur la montagne sacrée : les Trente-six vues du mont Fuji, les Cent vues du mont Fuji. Parvenant à représenter un site réel de façon identifiable, tout en le baignant d'une aura poétique et mystérieuse, Hiroshige tire parti de toutes les ressources techniques de la gravure sur bois polychrome.
Cet ouvrage richement illustré présente plus de cinquante manuscrits enluminés conservés dans les collections de la Bibliothèque nationale de France et de la British Library. Exécutés entre 700 et 1200, ces manuscrits témoignent des liens artistiques et intellectuels étroits qui se sont noués pendant cinq siècles entre l'Angleterre et la France. Au fil des pages, bibles, Evangiles, psautiers, vies de saints ou encore herbiers et recueils épistolaires donnent à voir la richesse et la diversité de la production artistique médiévale, dans un chatoiement d'or et de couleurs.