Les incertitudes de la nation en Angola. Aux racines sociales de l'Unita
Peclard Didier
KARTHALA
29,00 €
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EAN :9782811114466
Comment analyser le nationalisme en situation coloniale sans céder au déterminisme du grand récit de la Nation ? Comment rendre compte de ses fondements culturels sans en offrir une vision linéaire et mécanique ? L'histoire du nationalisme en Angola est une histoire de divisions. La guerre d'indépendance (1961-1974) n'a en effet pas seulement opposé la puissance coloniale aux nationalistes angolais ; elle a également conduit à une lutte fratricide entre deux, puis trois mouvements rivaux. Cette lutte s'est ensuite prolongée, dès l'indépendance du pays en 1975, en une guerre civile sanglante qui allait durer jusqu'en 2002. Afin de comprendre les racines de ces divisions, ce livre se penche sur l'histoire sociale et politique du planalto central de l'Angola, la région qui a vu naître l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita). Il offre une analyse inédite du rôle social et politique des missions et Eglises chrétiennes qui, dans le contexte du colonialisme portugais, ont représenté l'unique voie d'ascension sociale pour la très faible proportion d'Angolais parvenus à sortir des marges politiques, sociales et économiques dans lesquelles le système colonial les avait confinés. Les imaginaires négociés au sein des missions chrétiennes ont ainsi joué un rôle central dans l'histoire de l'Unita et dans les dynamiques historiques des divisions du nationalisme angolais comme de la guerre civile. En interrogeant les modalités de leur ' passage au politique", ce livre met également en évidence le caractère contingent et indéterminé des liens entre un imaginaire social et son utilisation à des fins de mobilisation politique. Par-delà le cas angolaiss cet ouvrage est une contribution majeure à l'étude des nationalismes et/à la réflexion sur les rapports entre religion, guerre et formation de l'Etat.
Nombre de pages
370
Date de parution
06/07/2015
Poids
500g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782811114466
Auteur
Peclard Didier
Editeur
KARTHALA
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140
Date de parution
20150706
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370,00 €
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Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
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