Petit traité d'écologie opérationnelle. De l'idéalisation à l'action
Pavé Alain ; Pavé Marc
L'HARMATTAN
24,50 €
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EAN :9782140281747
L'écologie est d'abord une science de la vie. Or, la vie des sciences l'a globalisée pour en faire la science de l'environnement. Elle est devenue une science englobante qui attire d'autres disciplines et conduit vers une nouvelle utopie : inclure les sociétés humaines dans des natures plus ou moins idéalisées. Or cet objectif relève en partie du fixisme, selon lequel la nature se maintiendrait au mieux à l'équilibre. Pourtant tout y bouge en permanence. En outre, elle serait bonne par essence ce qui, en fait, n'a guère de sens. Ayons la volonté de passer d'une vision contemplative à une représentation dynamique : elle permet une meilleure compréhension des choses et donc des actions qui amélioreraient l'état actuel de nos environnements au bénéfice des générations futures. De nombreuses solutions existent déjà et d'autres sont tracées. Elles peuvent d'ailleurs être combinées afin d'améliorer les conditions de vie des humains, donnant ainsi corps à l'utopie initiale. Notre avenir n'est pas aussi sombre que celui décrit par les tenants des passions tristes !
Nombre de pages
242
Date de parution
05/10/2022
Poids
294g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140281747
Titre
Petit traité d'écologie opérationnelle. De l'idéalisation à l'action
Auteur
Pavé Alain ; Pavé Marc
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
294
Date de parution
20221005
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242,00 €
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a biodiversité est aujourd'hui l'un des maîtres-mots de tout discours environnemental. Après une trentaine d'années de diffusion du terme, un examen attentif fait pourtant apparaître que son succès médiatique s'est accompagné d'un affaiblissement de sa validité scientifique. Ont surgi nombre d'arguments qui s'éloignent des faits avérés ou des analyses sérieuses, conduisant ainsi à un catastrophisme ambiant mal fondé. Alain Pavé, dont la compétence scientifique dans le domaine est incontestée, propose une analyse critique novatrice et bienvenue, riche d'exemples concrets souvent surprenants, de l'escargot de Quimper à l'ours pas toujours blanc. Loin de prendre le simple contre-pied des idées reçues et d'ouvrir la voie à un quelconque écoscepticisme, l'auteur montre que la prise en compte des réelles menaces qui pèsent sur le vivant demande une compréhension beaucoup plus fine de sa diversité et des mécanismes, évolutifs en particulier, qui la gouvernent et où l'aléatoire joue un rôle déterminant. Il s'agit ici rien moins que de proposer une refondation du concept de biodiversité, à la mesure de son importance et de l'intérêt qu'on doit y porter. La pensée écologique ne pourra que profiter de ce changement de perspective.
Cet ouvrage témoigne d'une science vivante peu racontée, de la pratique individuelle du chercheur, impliquant parfois son entourage, au travail collectif d'équipes, de laboratoires et d'institutions. A travers son expérience personnelle, l'auteur nous parle des "choses de la vie", des sciences qui s'y consacrent et aussi de sa vie de scientifique. Loin des exposés austères, l'auteur en présente une facette espiègle, dans un langage simple et imagé, où la recherche scientifique est vécue comme une grande aventure, qui l'a conduit de son laboratoire à la forêt amazonienne, de la moléculaire à l'écologie évolutive et aux sciences de l'environnement. A l'image du Petit Poucet et grâce à ses "petits cailloux", il sait éviter l'égarement et restituer le chemin accompli dans l'immensité et le foisonnement des savoirs scientifiques. Il contribue ainsi à quelques débats importants de la biologie et de l'écologie. Il nous livre enfin sa vision d'une recherche utile et humaniste, qui ouvre des espaces de rêves quasi infinis ; il prône également un rapprochement avec la philosophie dont la science s'est quelque peu éloignée. Une expérience et une passion à faire partager à toutes et tous, notamment aux plus jeunes.
Les recherches biomédicales impliquent, aujourd'hui encore, l'utilisation de l'animal. Aussi un débat de société assez vif concerne cette question. L'objectif des auteurs de ce livre est de préciser la nécessité de l'animal et de présenter les conditions de réalisation des recherches en France, en conformité avec le contexte européen. Notre souhait est de mettre à disposition du public ce document qui peut être considéré comme un ouvrage de "vulgarisation", tout en constituant une approche tout à fait scientifique de la question. De plus en plus la signification même de l'animal est remise en question et la recherche biomédicale pour l'amélioration de l'homme ne s'appuie plus aujourd'hui sur un modèle animal unique. Une meilleure connaissance de la complexité des différentes espèces animales conduit alors à une approche nouvelle des méthodes de recherches. L'évolution des relations entre animalité et humanité donne ainsi un sens nouveau à la situation particulière de l'animal impliqué en recherches. Les conséquences de ces nouvelles relations sont alors multiples. Mais pourquoi le rappel au mythe du rituel que Circé, déesse, magicienne et fille d'Hélios, fait subir aux compagnons d'Ulysse à qui elle fait boire un breuvage qui les transforme en porcs, l'homme étant alors ramené à l'état de bête ? Les proximités entre l'animal est l'homme ont une histoire. Reste aujourd'hui à renouveler la réflexion, à la lumière des modèles, qui lie animalité et humanité.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...