Ce numéro explore les "poésies performatives" comme modes de représentation et d'action politiques à travers l'étude de plusieurs créations artistiques. Les "poésies performatives" designent des pratiques qui mobilisent plusieurs média, impliquent une action du poète ou de l'auditoire, et retentissent ainsi dans l'espace public et médiatique. Ce numéro comporte deux productions inédites des artistes Cristian Forte et Florence Jou qui mêlent texte, son, photo et vidéo ; un entretien avec la performeuse activiste Dinha ; et sept articles de chercheuses et chercheurs de différentes disciplines, qui traitent de poésie orale, de slam, de chanson et de poésie militantes, de performance scénique, de vidéopoésie et de poésie expérimentale des (néo-)avant-gardes. Ces corpus protéiformes, issus de trois continents, du XXe siècle à aujourd'hui, sont abordés selon des approches comparatiste, intermédiale et anthropologique. Ces corpus protéiformes, issus de trois continents, du début du XXe siècle à aujourd'hui, sont abordés selon des approches comparatiste, intermédiale et anthropologique. Ils manifestent l'éclatement des frontières et des disciplines artistiques et le décentrement du livre (et non son exclusion), qui n'est plus un aboutissement mais un des éléments de dispositifs associant performance en direct, reproduction différée et texte publié. Par la diversification des contextes et des supports de production et de diffusion, les poésies performatives questionnent les codes, les genres et les canons littéraires et artistiques. Elles donnent corps aux voix minoritaires issues de peuples anciennement colonisés, de catégories sociales marginalisées et de groupes opposés aux pouvoirs en place. Elles réaffirment la vocation éminemment politique de l'action poétique dans nos sociétés contemporaines à la fois hyperconnectées et extrêmement divisées.
Je pérégrine depuis des années avec mon tambour et ma sanza dans les pays où l'on écoute des histoires. Je me retrouve souvent au bout du monde... Aujourd'hui, ces histoires font partie de ma vie et se mélangent volontiers avec des histoires vraies et des histoires de famille. C'est de ces bouts du monde-là dont j'aimerais vous parler : l'histoire de mon grand-père, le conte indien de l'homme qui broyait du noir, un poème de Birago Diop, un fragment d'épopée africaine de Blaise Cendrars, une adaptation du K de Dino Buzzati, le conte de l'homme qui court après sa chance, une histoire de langue des signes et quelques chroniques de voyage...
Six histoires venues d'ailleurs évoquent la rencontre, le destin, l'origine de l'amour et la création. La première, intitulée Désir, reprend le mythe d'Adam et Eve et porte un regard sur les relations entre hommes et femmes.
Présentation en français Voici un petit livre utile qui nous rappelle l'importance de s'occuper de son corps, non pas simplement pour rester physiquement performant, mais - et ceci est plus important - pour créer une harmonie psycho-somatique difficile à atteindre dans notre civilisation à stress, qui ne vise qu'une réussite matérielle. Alexander Ruperti, Osthéopathe et Astrologue Humaniste Renseignements, stages, formations Présentation en anglais This useful little book reminds us how important it is to pay attention to our bodies, not only to remain in good physical shape, but - and more importantly - to find a psychosomatic harmony that is difficult to achieve in our stressful civilisation, concerned as it is with mere material success. Alexander Ruperti, Osteopath and Humanistic Astrologer Information, workshops, training
Loki, fils de géants, à la fois l'ami et l'ennemi des dieux, son esprit est associé au feu, au tremblement de terre, à la magie, à la capacité de se transformer en toutes sortes d'animaux et même de changer de sexe. Beau, intelligent, drôle, Loki a le don de l'éloquence et de l'esprit, mais il est malveillant et son humeur est capricieuse. Brandon de la discorde, père du mensonge, son destin est fait de ruse et d'ingéniosité.
Moses Maimonides' Guide of the Perplexed has certainly been the most influential Jewish philosophical and theological text-from the time of its composition until today. Written around 1190 in Judeo-Arabic, the Guide was soon translated into Hebrew twice, by Samuel Ibn Tibbon and by Yehuda Al-?arizi. This issue of YOD deals with less known translations of the Guide, that have been composed by Christian and Jewish authors in Latin, Spanish, Italian, Hebrew, between the 13th and the 17th centuries. These versions testify to the long-lasting vitality of the Guide in different cultures and times. Moses Maimonides' Guide of the Perplexed has certainly been the most influential Jewish philosophical and theological text-from the time of its composition until today. Written around 1190 in Judeo-Arabic, the Guide was soon translated into Hebrew twice, by Samuel Ibn Tibbon and by Yehuda Al-?arizi. This issue of YOD deals with less known translations of the Guide, that have been composed by Christian and Jewish authors in Latin, Spanish, Italian, Hebrew, between the 13th and the 17th centuries. These versions testify to the long-lasting vitality of the Guide in different cultures and times.
La Bible est (presque) toujours lue en traduction. C'est même parce qu'elle est traduite qu'elle peut se transmettre et nourrir l'imaginaire des lecteurs et lectrices. Mais dans les faits, personne n'a lu la même version du texte. Claire Placial rappelle ainsi que la Bible n'existe pas : il n'y a que des Bibles. D'une édition à l'autre, d'une traduction à l'autre, non seulement le texte change, mais aussi sa disposition (en prose, en vers libres, en vers réguliers), révélant une pluralité de lectures qui en fait toute la richesse. Aboutissement de 15 ans de recherche et d'enseignement en littérature comparée, cet ouvrage s'appuie sur l'étude du cas de la Bible pour renouveler notre regard sur tous les textes littéraires en traduction. De la lecture solitaire à l'étude en classe, l'autrice revendique que nous gagnons à lire des textes traduits, car ils portent en eux à la fois le texte d'origine, et la lecture qu'en a faite le traducteur ou la traductrice. L'étude des traductions est ainsi une école de la lecture qui nous ouvre à la littérature mondiale.
Peut-on rompre complètement avec son pays, sa culture, sa famille ? Si les évènements géopolitiques entrainent parfois des ruptures profondes dans la vie des individus, ce numéro nous montre que le lien n'est jamais complètement rompu. Dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022, de jeunes chercheurs et chercheuses ont choisi d'interroger la notion de "rupture" , particulièrement éclairante pour comprendre les sociétés d'Europe centrale et orientale, où une même génération a parfois connu différents régimes politiques, frontières, nationalités, langues et identités. N'y a-t-il pas toujours une forme de continuité entre ce qui "était" et ce qui "sera" ? Les travaux réunis ici explorent les transformations des Etats, des sociétés, des identités, des pratiques culturelles et des imaginaires à l'épreuve de la rupture. Ils mettent en lumière des formes de résistance et d'héritage, souvent invisibles, qui persistent et continuent de façonner les sociétés. Ce numéro, issu des Doctoriales de l'Europe médiane de l'espace (post-)soviétique, nous invite à repenser la relation complexe entre changement et permanence, choc et mémoire, effondrement et héritage, à l'heure où le monde semble, à nouveau, se redéfinir.
À travers la traduction, le yiddish révèle son rôle singulier : langue-carrefour pourvue d'une étonnante vitalité et d'ambitions sans cesse renouvelées. Le yiddish a été, durant toute son histoire, dans une position d'intenses échanges avec d'autres langues, au sein même du monde juif (diglossie fondatrice avec l'hébreu), mais aussi avec les langues d'Europe orientale (ukrainien, polonais, russe, allemand?), puis des pays d'émigration. Pour cette raison, la traduction est un lieu d'observation privilégié des problématiques sociales et politiques, des ambitions culturelles et esthétiques, qui ont modelé cette langue longtemps minorée au long des deux derniers siècles. Le yiddish n'a cessé d'être questionné, travaillé, redéfini par la traduction. Son image s'en est trouvé modifiée aux yeux de ses locuteurs comme à ceux du monde. Dans ce numéro spécial, nous proposons, à travers analyses générales et études de cas, une exploration des évolutions du yiddish dans et par la traduction, depuis le folklore jusqu'aux communautés hassidiques contemporaines.