Prisons coloniales. Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, XIXe-XXe siècles
Salaün Marie ; Salomon Christine
INALCO PRESSES
20,00 €
PRÉCOMMANDE
Sortie prévue le 5 mai 2026
EAN :9782858314843
Comment la prison a été imposée aux populations autochtones puis développée en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française des débuts de la colonisation jusqu'à la dernière décennie du XXe siècle. Alors que depuis 40 ans la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française font régulièrement irruption dans l'actualité pour leurs conditions de détention déplorables, l'emprisonnement des colonisés a fait l'objet de peu de travaux, une lacune à laquelle remédie l'ouvrage de Marie Salaün et de Christine Salomon. A partir d'une collecte minutieuse de sources d'archives dispersées et d'enquêtes de terrain fouillées, les autrices mettent en lumière la transition d'un système carcéral issu de la conquête coloniale vers une institution adaptée aux nouveaux cadres politiques, sociaux et moraux instaurés par la République à partir des années 1950. L'ouvrage examine aussi la contestation de l'ordre colonial au sein des prisons dès les années 1970, à travers les protestations contre les essais nucléaires et les revendications indépendantistes, jusqu'au transfert de la compétence pénitentiaire à l'Etat à la fin du XXe siècle. Marie Salaün est anthropologue, professeure à l'université Paris Cité, chercheure à l'URMIS. Ses travaux interrogent le mot d'ordre de " décolonisation " et la notion de " legs colonial " dans le Pacifique insulaire. Christine Salomon est anthropologue. Ses recherches sur les transformations des rapports sociaux de sexe et leur articulation avec les changements politiques en Nouvelle-Calédonie l'ont amenée à s'intéresser à différentes facettes des relations des Kanak avec les institutions, notamment judiciaire.
Nombre de pages
266
Date de parution
05/05/2026
Poids
530g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782858314843
Auteur
Salaün Marie ; Salomon Christine
Editeur
INALCO PRESSES
Largeur
160
Date de parution
20260505
Nombre de pages
266,00 €
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L'École est au c?ur de la revendication dont est porteur le mouvement indépendantiste mélanésien depuis 30 ans en Nouvelle-Calédonie. Les termes dans lesquels la "question scolaire" s'est trouvée posée pendant les "événements" (1984-1988) ont partiellement oblitéré une dimension pourtant essentielle de cette question: son histoire. Objet évanescent, l'institution qui s'est mise en place pendant la colonisation n'était jusqu'ici apparue que par bribes, au gré des témoignages des missionnaires catholiques et protestants. L'historiographie classique se révélant incapable d'éclairer le présent, et notamment les rapportsambigus que les Kanak semblent entretenir avec l'École aujourd'hui, il y avait urgence à renouveler les sources de ce pan méconnu du passé de la Nouvelle-Calédonie. Au croisement des champs de la sociologie, de l'histoire et de l'anthropologie, ce travail a pour objet de restituer la genèse d'une institution coloniale. Son objectif est moins d'agiter le spectre d'un passé douloureux que de comprendre pourquoi la cohabitation de fait des habitants de l'archipel ne s'est pas traduite par ce "destin commun", que le préambule de l'Accord de Nouméa (1998) appelle désormais de ses v?ux. Exhumant un matériel inédit, constitué à la fois d'archives et de témoignages recueillis auprès d'anciens. élèves, l'ambition de ce livre est de restituer ce qu'on peut savoir aujourd'hui des écoles dites "indigènes" de 1885 à 1945, faisant se croiser les subjectivités pour entrer dans la complexité des interactions coloniales.
A travers la présentation de neuf témoignages de parents de collégiens, ce livre propose de faire un pas de côté dans l'analyse de la difficulté scolaire à Tahiti. Privilégiant une approche "par le bas" qui donne la parole à ceux qui l'ont rarement, il souhaite dépasser l'appréhension institutionnelle des phénomènes de décrochage, pour se donner les moyens d'interpréter autrement, au prisme de leurs expériences de l'école, les résistances à l'impératif de scolarisation.
Un numéro qui illustre la manière dont culture, médias et recherche scientifique maintiennent vivantes les langues minoritaires. Ce numéro met en lumière la diversité finno-ougrienne et, tout particulièrement, les langues minoritaires. La revitalisation du meänkieli (Suède), la longue histoire de la presse en same d'Inari (Finlande) et l'évolution du journalisme ethnique oudmourte illustrent comment les locuteurs d'une langue la font vivre et la renouvelle. Le patrimoine culturel est exploré sous trois angles : la littérature (estonienne et oudmourte), les lieux de conservation (archives du cinéaste Erik Blomberg et Musée ethnographique hongrois) et le savoir-faire traditionnel (fabrication de pirogues). Enfin, ce volume présente des analyses linguistiques et sociolinguistiques approfondies, portant en majorité sur la langue hongroise. Comme à l'accoutumée, il se clôt sur une série fournie de comptes rendus, de chroniques de colloques et d'hommages aux figures récemment disparues du domaine.
Afin de comprendre ce qu'implique l'acte de traduire, il convient de déconstruire le processus dans tous ses états, car il s'avère essentiellement pluriel. Où traduit-on ? Les champs de l'édition, de la critique et de l'université se disputent une autorité qu'ils refusent aux traducteurs, priés de faire preuve de modestie et de rester transparents. Qui traduit quand on traduit ? Les acteurs de la traduction sont étrangement nombreux, qui interviennent non seulement sur le paratexte, mais dans le texte lui-même. Des conceptions obsolètes de la langue et de l'Ainsi Nommée Littérature imposent des choix qui concourent trop souvent à l'annexion de l'original. Que traduit-on quand on traduit ? Il est temps de dégager le traduire des déterminations linguistiques pour considérer l'objet à traduire dans tous ses états : texte, livre, marchandise. Une fois défini le "traduire" comme une opération fondamentalement littéraire, il convient de définir des méthodologies pour procéder à un transfert de socialité dans une opération unique. A chaque trace, indice et valeur doit correspondre dans le texte traduit une trace, un indice, une valeur. Y compris ce que révèlent les rythmes, la matérialité, l'histoire des Ainsi Nommées Littératures, trop souvent gommés.