A l'horizon 2030-2075, l'Algérie fera face à des défis multiples et interdépendants, qu'il s'agisse de la transition énergétique, de la pression démographique, de la fragilité écologique, de la dépendance aux hydrocarbures, ou encore de l'instabilité régionale. Ces contraintes exigent une réflexion prospective qui dépasse l'urgence quotidienne et qui permette d'anticiper les crises, d'identifier les obstacles et de transformer les ressources en opportunités. En observant les trajectoires économiques, sociales et géopolitiques, il devient évident que l'avenir du pays dépend de sa capacité à agir collectivement et à mobiliser ses forces dans toutes les dimensions de la vie nationale. Ainsi, loin de la divination et des illusions, cette prospective constitue un appel au discernement, à la responsabilité et à l'action volontaire. L'avenir de l'Algérie entre 2030 et 2075 dépendra de la capacité de ses citoyens à anticiper les défis, à transformer les contraintes en atouts et à bâtir un projet partagé, cohérent et soutenable. L'objectif du livre est clair? : il ne s'agit pas de prédire l'avenir, mais de donner les clés pour mieux le penser, le préparer et, peut-être, le construire.
Nombre de pages
320
Date de parution
09/07/2026
Poids
400g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782352703754
Auteur
Hamourit Omar
Editeur
NON LIEU
Largeur
130
Date de parution
20260709
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
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Après le cessez-le-feu proclamé le 19 mars 1962, pour organiser le pouvoir en Algérie, le gouvernement français a mis en place : le Haut-Commissariat, l'Exécutif provisoire et la force locale. Cette force locale, mixte, avait pour mission de maintenir l'ordre, de protéger les personnes et leurs biens, d'assurer la surveillance générale, et de soutenir le travail d'organisation du vote de l'autodétermination (1er juillet 1962). De quelles troupes était-elle constituée ? Comment fut-elle mise sur pied ? Quel était son encadrement et son implantation sur le territoire algérien ? De quelle autorité dépendait-elle ? Comment son déploiement s'était-il effectué dans une Algérie confrontée à l'OAS ? Après l'autodétermination, elle fut au centre de bien des interrogations. L'Exécutif provisoire, conduit par Abderrah-mane Farés, voulait sauvegarder cette force, pour en faire la base de la future armée algérienne. L'Etat-Major général de l'Armée de libération nationale (ALN) était contre cette idée. Finalement le général de Gaulle, devant la dissolution des unités, minées par les désertions des Musulmans, demanda le rapatriement des officiers français détachés dans cette force.
La France a-t-elle créé la nation algérienne ? Cette question souvent posée a été reprise par Emmanuel Macron, président de la République française, en octobre 2021 : " La construction de l'Algérie comme nation est un phénomène à observer. Y avait-il une nation algérienne avant la colonisation française ? Voilà la question. " En outre, il avait qualifié le régime algérien de "politico-militaire", l'accusant de cultiver une mémoire historique et d'entretenir une "rente mémorielle" à travers une "histoire officielle" qui "ne s'appuie pas sur des vérités". En France, certains courants de pensée avaient embrassé cette perspective, niant à l'Algérie toute existence en tant que nation avant la colonisation française, et glorifiant, par la même occasion, le rôle de la France coloniale dans l'émergence de la nation algérienne. En Algérie, cette allégation avait suscité une vive réaction du pouvoir, une réaction désordonnée et souvent dénuée de construction conceptuelle, niant fréquemment certaines réalités évidentes. Le pouvoir algérien avait-il raison de se fâcher ? Pour évaluer si Macron avait totalement ou partiellement tort, cette problématique sera analysée à travers une mise en perspective historique et philosophique du concept de nation. Ernest Renan, Benedict Anderson et Anthony Smith, seront de précieux guide dans cette réflexion. Une telle démarche nous conduira à aborder plusieurs autres concepts plus concrets : l'Etat-nation, le peuple, le territoire, la nationalité et l'identité. Une étude approfondie de tous ces concepts mettra en relief ce que la colonisation française a réalisé ou non en Algérie. Sans se positionner exclusivement comme une réponse aux différents points évoqués par Macron, notamment les termes "politico-militaire", "rente mémorielle", "histoire officielle" qui "ne s'appuie pas sur des vérités", le présent essai constitue une réflexion sur la construction historique de l'Algérie, en apportant des éléments de réponse sur la formation au sens politique du peuple algérien et de son Etat-nation.
En ces années de l'entre-deux-guerres, marquées par des évolutions techniques considérables, le cinéma occupe, à côté du théâtre, une place non négligeable dans la vie d'Antonin Artaud. Cette place fut trop souvent ignorée ou minorée par la critique, peut-être en raison du caractère de divertissement populaire généralement attribué au cinéma, , peut-être aussi à cause des mobiles alimentaires fréquemment invoqués par Artaud lui-même pour justifier sa participation aux tournages. Cependant il eut la chance de tourner avec les plus grands réalisateurs de son temps : Abel Gance, Marcel L'Herbier, Maurice Tourneur, pour le domaine français ; Georg Wilhelm Pabst, Fritz Lang, Karl Theodor Dreyer, pour les domaines allemand et scandinave. Par conséquent, il apparaît dans des films tenus aujourd'hui encore pour des chefs-d'oeuvre du cinéma muet ou parlant. Bien qu'il incarne à l'écran le plus souvent des personnages secondaires, il obtint quelques rôles d'importance, lesquels se distinguent par une interprétation atypique, quasi indissociable de sa personne : Marat dans le Napoléon d'Abel Gance, le moine Massieu dans La Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer, le prédicateur Savonarole dans Lucrèce Borgia, d'Abel Gance, ou encore le Rémouleur ange-gardien dans Liliom de Fritz Lang. En sus de sa carrière d'acteur " à-tout-faire ", Artaud s'adonne à l'écriture de scénarios, pratique très en vogue à l'époque, et partagée par nombre de poètes associés de près ou de loin au mouvement surréaliste. Dans le cadre de cet ouvrage, est développée une étude détaillée de ces textes, en prêtant une attention particulière à celui qui servit de support à la réalisation par Germaine Dulac de La Coquille et le Clergyman, considéré comme le premier film surréaliste. Le rapport du poète au cinéma se révèle toutefois ambigu, comme le prouve - à la lecture notamment de ses lettres - l'expression récurrente d'un certain dégoût, sa critique portant aussi bien sur la fadeur ou l'inanité des rôles qui lui sont confiés que sur l'industrialisation croissante du secteur, La condamnation tardive du cinéma par Artaud - condamnation liée à sa machinerie oppressive, tributaire du capitalisme, et à son idéologie visant la colonisation des esprits - n'est pas totale : pour cet éternel révolté, il était impossible d'en finir avec ce médium qui a fortement influencé sa théorie théâtrale
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".