Au mois de mai 1686, dans la baie de Samana à Saint- Domingue, le Saint-Nicolas, vaisseau rond de Flessingue, quittait la Caraïbe. A son bord s'entassaient plus de quatre-vingt forbans, pirates endurcis majoritairement français, qui partaient pour une aventure dont ils ignoraient encore tout de l'extraordinaire. Pourchassés par toutes les marines du monde, ils se rendirent par le détroit de Magellan dans la mer du Sud, l'océan Pacifique, afin de mettre en coupe réglée les possessions espagnoles du Nouveau Monde. Leur croisière dura plus de huit années. Huit années de dérives, de famine, de meurtres, de terreur, de pillages, durant lesquelles nos pirates sillonnèrent l'écart entre les deux tropiques, du Mexique au Pérou, et ponctuées d'escales aux Galapagos ou dans les îles Fernande, gîte imaginé de Robinson Crusoë. En septembre 1694, les survivants s'échouaient en entrant dans le port de La Rochelle. Le récit de ce périple invraisemblable nous a été conservé par un manuscrit de la bibliothèque nationale, que les forbans ramenèrent de leur expédition et jamais réédité depuis 1894. Il fait partis des rarissimes écrits sortis de la plume même de pirates. Et tout l'enjeu de cet ouvrage se situe précisément autour de cette question, que l'on ne pose que trop rarement : la littérature, le cinéma, l'histoire même ont mis en scène les pirates. La charge fantasmatique qu'ils développent semble empêcher dès l'abord de pouvoir les approcher dans leur dimension historique, c'est-à-dire au plus près du réel tel qu'ils le ressentirent, et comme ils l'exprimèrent. Il n'est ainsi pas question dans cet ouvrage de perroquets et de jambes de bois, mais d'une tentative d'aller au plus proche, en croisant le récit des Français et les sources espagnoles, de la piraterie au long cours, telle qu'elle fut éprouvées par ces hommes.
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Nombre de pages
312
Date de parution
12/09/2016
Poids
348g
Largeur
125mm
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EAN
9791092011364
Titre
L'enfer de la flibuste
Auteur
Olivié Frantz ; Laprise Raynald
Editeur
ANACHARSIS
Largeur
125
Poids
348
Date de parution
20160912
Nombre de pages
312,00 €
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Résumé : William Snelgrave, capitaine négrier de Bristol, a été capturé par des pirates en 1719 dans l'estuaire de la Sierra Leone, sur les côtes africaines. Menacé en permanence de se faire assassiner ou bien - curieusement - invité parmi les capitaines à boire à leur santé, il a passé un mois difficile en leur compagnie. Dans un récit publié quinze ans plus tard, il dresse des portraits saisissants de ces marginaux, désespérés ou crânement décidés à faire face à l'enfer qui leur est promis. Sous les dehors d'un récit d'aventures haut en couleur, son témoignage offre une ouverture unique sur l'univers fantasmatique de la piraterie.
Après Journalisme notamment, Le mot est faible s'empare d'une autre pratique : Edition. Un mot plastique, qui évoque une technique, mais aussi un monde, celui du livre, avec ses pratiques, ses usages et ses acteurs. Un mot/monde et ses maux, en particulier la surproduction et le conformisme, dans lequel il reste possible d'aménager une certaine liberté et d'opérer des choix. Surproduction, concentration éditoriale, crise de la lecture... Autant de sujets que l'on voit désormais régulièrement traités, de manière plus ou moins juste, dans certains médias au moment des rentrées littéraires ou des grands festivals du livre. Le livre fascine en France, encore et toujours (les ouvrages de personnalités politiques, qu'ils suscitent des ventes ou pas, montrent d'ailleurs que l'objet livre continue de représenter un enjeu, de vernis de noblesse a minima), mais " son monde ", l'édition, reste sans doute encore mystérieuse dans ce qu'elle recouvre pour nombre de nos concitoyennes. Dans cet ouvrage confié à Frantz Olivié, éditeur lui-même, il s'agit dès lors de confronter cette puissance de fascination du livre au réel, au trivial d'une activité sans doute pas comme les autres du fait de la nature de l'objet qu'elle s'emploie à façonner. L'édition est entendue ici comme un ensemble de pratiques qui consistent à faire advenir un livre et à le vendre, en identifiant aussi les tendances à l'oeuvre aujourd'hui, en particulier la surproduction et le conformisme, symboles/symptômes d'une mécanique productiviste qui s'emballe. Entrant de manière critique dans le plus concret des pratiques et des différents maillons de la chaîne du livre (édition, diffusion, librairie), Frantz Olivié livre aussi de belles pages sur ce qui le meut encore : persister, dans cette atmosphère saturée et malgré les écrans, à vouloir et aimer faire des livres.
Résumé : Au début de l'été 1686, plus de quatre-vingts pirates français quittaient la mer des Caraïbes pour une aventure dont ils ignoraient encore tout de l'extraordinaire. Ils se rendirent par le détroit de Magellan dans la mer du Sud, l'océan Pacifique, porter la désolation sur les rives espagnoles d'Amérique, où ils devaient s'attarder huit longues années. Huit ans d'errances entre le Chili et le Mexique, ponctuées d'escales aux Galápagos et autres îles perdues ; huit ans de souffrances, de périls, de pillages, de meurtres. Il a miraculeusement survécu de cette expédition d'extraordinaires manuscrits encore inédits qui nous ont conservé la chronique de leurs péripéties. Cet ouvrage, fondé sur les textes d'époque, loin des poncifs habituels sur la piraterie, tente de raconter leur histoire.
Résumé : Je fus laissé par cet incident au beau milieu d'une race cannibale, loin de tout ce qui m'avait été proche et cher. La ruée des Européens sur le bois de santal aux îles Fidji débuta en 1804 ; en 1815, il avait disparu de l'archipel. William Lockerby, un aventurier écossais abandonné à terre par son capitaine, raconte dans ses mémoires les jours dramatiques de cet implacable négoce. Sous les dehors exotiques d'un palpitant roman d'aventures, son récit, comme halluciné et parfois horrifiant, témoigne des premières rencontres entre deux mondes à l'étrangeté radicale l'un pour l'autre. Et comment tous deux se voient aussitôt emportés par l'engrenage proprement infernal de la concurrence, de la puissance et du profit : la trilogie de la globalisation.
Résumé : William Snelgrave, capitaine négrier de Bristol, a été capturé par des pirates en 1719 dans l'estuaire de la Sierra Leone, sur les côtes africaines. Menacé en permanence de se faire assassiner ou bien - curieusement - invité parmi les capitaines à boire à leur santé, il a passé un mois difficile en leur compagnie. Dans un récit publié quinze ans plus tard, il dresse des portraits saisissants de ces marginaux, désespérés ou crânement décidés à faire face à l'enfer qui leur est promis. Sous les dehors d'un récit d'aventures haut en couleur, son témoignage offre une ouverture unique sur l'univers fantasmatique de la piraterie.
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Daha, Maalouma, Otman et leurs camarades terminent l'année au lycée Tanmiya de Laâyoune, au Sahara occidental. humiliation infligée à l'un d'entre eux par un professeur marocain au prétexte de ses origines sahraouies les tire de leur torpeur et les renvoie brutalement à leur condition de colonisés. Au rythme des matchs de foot de la Coupe d'Afrique des nations, terrain d'affrontements géopolitiques, la petite bande d'amis prépare sa riposte. Déjouant l'ombre portée d'un passé qui voudrait les condamner à la résignation, la prison ou l'exil, ils cherchent leur route dans un temps suspendu, dans l'attente d'une lointaine indépendance.
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