A travers ce récit, Lydia Olchitzky-Gaillet est allée à la rencontre de son père. En 1943, celui-ci sauve la vie de ses cousines Paulette et Simone Chaneix. Il les sort du camp de Douadic, juste avant leur transfert programmé pour Auschwitz. Pour les protéger, il les confie à la directrice d'un orphelinat près de Grenoble. Elles seront des "enfants cachés". Les demoiselles Chaneix retrouveront à la fin de la guerre leur véritable identité puis leur mère ainsi que leur foyer parisien un an plus tard. Avant cet épisode, Leibka, le grand-père paternel de Lydia, est condamné à trois mois de prison et trois mille francs d'amende pour "hausse de prix". Spolié de tous ses biens, il tente de sauver sa vie mais il est arrêté avant de monter dans le train qui doit l'emmener en zone libre. Zizi, le père de Lydia, veut le faire évader mais Leïbka s'y oppose. Celui-ci sera assassiné à Auschwitz, comme le père des soeurs Chaneix pris dans la rafle du "billet vert". Zizi reste le héros de la famille mais a culpabilisé toute sa vie de n'avoir pas pu sauver Leïbka. Il ne s'en est jamais remis.
Nombre de pages
291
Date de parution
26/02/2010
Poids
495g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296115378
Titre
Spoliation et enfants cachés. Le destin d'un résistant
Cette chronique familiale romancée, rédigée par Clara pour honorer une promesse faite à sa grand-mère Paula, s'appuie sur le journal intime de la vieille dame dans lequel elle raconte la vie des Meier en Pologne, leur installation à Paris, les persécutions dont ils furent victimes de la part des nazis et de leurs complices français et son engagement dans la résistance en Haute-Provence. Ce journal se termine par la terrible décision de son père, qui la chasse sans appel lorsqu'il apprend sa grossesse. Les malheurs de Marie, la fille de Paula, furent racontés par Perla Katz, sa curatrice, dans un récit intitulé En sursis et les épreuves vécues par Clara, la fille de Marie, ont été décrites dans Remise de peines. Paula, Marie, Clara forment ainsi « le club des abandonnées », comme les avait surnommées Paula.