Cahiers d'Anthropologie du droit 2013-2014 : Cultures juridiques en quête de dialogue
Nicolau Gilda ; Hourquebie Fabrice
KARTHALA
26,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782811112042
Cahiers d'Anthropologie du droit 2013-2014 La difficulté de l'Etat à générer tant une légitimité forte qu'une effectivité du droit produit par ses institutions repose sur deux constats issus de la recherche conduite par les spécialistes des sciences humaines et sociales ainsi que par les juristes. Le premier est que les cultures juridiques, c'est-à-dire les manières de vivre et de penser le droit, sont encore aujourd'hui tout aussi diversifiées que les cultures elles-mêmes ; le second est qu'il existe un risque d'ineffectivité du droit commun, lié à la nature changeante des attentes et des conflits sociaux et des crises politiques récurrentes. Ces bouleversements sont de nature non seulement à fragiliser l'Etat mais dans le même temps à déposséder les populations, dès lors que les institutions politico-juridiques prétendent imposer une culture juridique hégémonique ou une figure de la juridicité qui fait l'impasse sur les représentations, les réalités et les attentes de ceux qui sont les acteurs légitimes du vivre-ensemble. La légitimité de l'Etat de droit dépendrait alors de sa capacité à générer des scènes de dialogue, aptes à articuler les attentes contemporaines de droit tout en affrontant paradoxes et contradictions. Cette publication sous la direction de Gilda Nicolau (Université Paris 1) et de Fabrice Hourquebie (Université de Bordeaux) est le premier résultat d'un travail de recherche en droit comparé mené par des jeunes chercheurs de l'Université de Bordeaux (CERCCLE) et du Laboratoire d'anthropologie juridique de Paris 1 (LAJP-UMR de droit comparé) dans le cadre d'un projet de recherche international soutenu par l'Agence universitaire de la francophonie (AUF) : Nouvelles figures de l'Etat de droit et légitimation du droit par le dialogue des cultures juridiques.
Nombre de pages
304
Date de parution
07/07/2014
Poids
510g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782811112042
Auteur
Nicolau Gilda ; Hourquebie Fabrice
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20140707
Nombre de pages
304,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Quentin est un petit garçon ballotté entre sa mère, sa famille d'accueil et les hôpitaux. Hosta demande au juge d'être placée pour échapper à un mariage forcé. Vincent, délinquant et fugueur, cherche enfin à comprendre son histoire. D'autres n'auront pas cette chance, et connaîtront l'engrenage de la violence et la prison. Ces histoires, et tant d'autres, traversées par les rivalités de couples séparés, par des secrets de famille honteux et étouffés, mais aussi par les croyances magiques dans les pouvoirs des esprits, forment la trame de ce livre qui raconte le quotidien d'un juge des enfants, les audiences, les drames qui s'y révèlent, mais aussi les blocages qui s'y dénouent. A rebours des évolutions contemporaines vers des réponses expéditives qui prônent l'enfermement, les auteurs insistent sur la nécessité d'une justice qui travaille sur la durée et se montre capable d'écoute comme d'autorité. Qu'il intervienne en assistance éducative - quand un mineur est en danger - ou au pénal - quand l'auteur des délits est mineur -, le juge des enfants mesure à chaque fois la force symbolique de la loi pour reconstruire des liens détruits ou absents, et la nécessité de la parole, afin de permettre que des enfants et des jeunes retrouvent confiance en eux et dans la société des adultes. Biographie: Thierry Baranger est vice-président chargé des enfants au tribunal de grande instance de Nanterre, ancien président de l'Association française des magistrats de la jeunesse et de la famille et responsable de la revue Mélampous. Gilda Nicolau est professeure agrégée à l'université Panthéon-Sorbonne Paris 1 et directrice du master d'Anthropologie du droit.
Non seulement le droit occidental n'a pas fait obstacle à l'émergence des pouvoirs totalitaires en Europe, mais il porte même une responsabilité historique dans l'émergence du national-socialisme, révélée ici par le prisme d'une anthropologie juridique originale. Pour transcender la lutte entre droits naturels et positivismes, parfois aussi dogmatiques l'un que l'autre, et dépasser les clivages entre pouvoir juridique et religieux, le droit occidental, qui instrumentalise le langage depuis des siècles, appelle à une nouvelle forme de pluralisme. Non pas une multiplication des sources du droit, mais un enrichissement de ses niveaux de lecture. Ainsi, le droit devrait-il intégrer et se nourrir non seulement des faits, mais aussi des représentations, des imaginaires, voire des « imaginaux ». C'est par une approche antipositiviste et comparée, française et germanique, du droit et de la religion, que l'auteur cherche à dégager le droit de l'emprise d'une gangue technicienne.
Nicolau-Guillaumet Pierre ; Vion Marie ; Le Fauche
Fleuron de la biodiversité parisienne, le Jardin des Plantes de Paris est un havre de verdure où les oiseaux trouvent gîte et couvert en abondance. S'il a subi les nombreuses modifications de notre environnement et plusieurs espèces ont quitté le lieu, de nouvelles et spectaculaires sont venues. Conscient de l'importance écologique de ce site, le Muséum national d'histoire naturelle a mis en place des mesures de conservation et de gestion adaptées (création d'un Jardin écologique, installation de nichoirs, abandon de l'utilisation des produits phytosanitaires, etc.). Ornithologue passionné et passionnant, Pierre Nicolau-Guillaumet nous invite à la découverte et la reconnaissance de son avifaune à travers un guide sensible, riche d'un maximum d'informations sur chaque espèce ainsi que d'une remarquable iconographie.
« L'étrange est son domaine. Tout y est noir, bistre ou sépia, mais alors que tout peut paraitre sombre, à y mieux regarder, tout est lumière." C'est ainsi qu'Hélène Poisot, galeriste, décrivait les photos de Jean-Michel Nicolau lors de son exposition dans sa galerie. Dans cet ouvrage, le sujet photographié n'est plus considéré en tant que tel. L'image cesse d'être le simple reflet documentaire du réel pour se donner comme une transcription délibérément subjective de l'univers personnel du photographe. Le Noir et Blanc, auquel il est resté fidèle, trouve ici toute sa profondeur, créant, par des partis pris de contrastes et de tonalités, les contours d'une expression singulière."Des gravats de mémoire, des paroles en vrac et des points cardinaux en quête d'horizon".
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.